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Christian Merlin

Christian Merlin Journaliste au Figaro, un vendredi matin de janvier, chez lui L'Avant-Scène Opéra — la revue de référence pour les livrets d'opéras, dont on ne saurait trop vous recommander et la lecture et même l'abonnement — est décidément un conservatoire particulièrement fertile en belle écriture. Avant d'être critique musical au Figaro (depuis 10 ans), Christian Merlin était l'un des piliers de L'Avant Scène — c'est suffisamment dire que l'opéra le connait bien. Germaniste, agrégé et docteur ès lettres — sa thèse portait sur "Le temps chez Wagner" —,  Christian est toujours, parallèlement à son activité journalistique, maître de conférences en études germaniques à l'Université de Lille. Christian Merlin est l'une des rares très belles plumes de la presse musicale. Il exerce la critique avec cette justesse de goût et cette précision dans le trait qui décapitent sans frémir ou louangent sans épanchements inutiles. Il n'a pas tant d'humeurs, la boussole Merlin ne perd pas le nord et ne se commet pas dans les petits vents de la mode. On pourrait le penser plus ombrageux qu'il n'est en vérité. L'œil vif, la pointe d'humour savant, la passion d'une mission au service du goût en font une personnalité qu'on aime lire dans le grand quotidien conservateur du matin... Christian Merlin est également conférencier, et collabore régulièrement à France Musique. Photo : (c) Jean-Baptiste Millot / www.qobuz.com – Reproduction Interdite

Alain Lompech

Alain Lompech Le Monde Alain Lompech a trois passions majeures dans la vie — et un seul métier, celui de journaliste. Journaliste au journal Le Monde depuis bien longtemps — après avoir fait ses classes à Diapason, celui de Georges Cherière, puis avoir dirigé Le Monde de la Musique — il y exerce, avec cinq collègues, une fonction peu connue des lecteurs mais très essentielle. Gardien de la charte éditoriale et graphique telle que fixée, il est de ces personnages discrets qui tient peut-être sous son clavier un pouvoir considérable, puisque, par lui et à ses collègues, tout passe. Passion connue n° 1. Alain est fou de piano, et quand on dit fou, vraiment fou ! Les amateurs de piano sont comme les amateurs de vin, mais moins consensuels. Alain est un fou de piano du genre engagé, partial, militant, obstiné dans ses amours, depuis toujours. Il faudrait, pour faire le tour de cette folle passion, se référer à l'ensemble de ses écrits et interventions, que ce soit dans la presse écrite, sur les blogs, dans les débats, à l'antenne de France Musique où il tient une émission "A côté du piano ", tous les samedis. Ces temps-ci, joignant Le Monde et le piano, Alain a conçu pour son journal, ou du moins très largement inspiré, "Le Monde du Piano", une très belle collection de CD-livrets consacrés au piano. On y lit l'histoire du piano selon Saint Alain. Si vous voulez connaître ses goûts, abonnez-vous. Rubinstein, Argerich, Brendel, Horowitz, Haskil, Cortot, Arrau, Cziffra et bien d'autres encore y figurent en bonne place. Et bien sûr Guiomar Novaes, une pianiste brésilienne merveilleuse, il y a quelques années totalement inconnue du grand public, à laquelle Alain a redonné sa place au panthéon des pianistes. Le dernier volume de la collection "Le Monde du Piano" lui est consacré ! Passion connue n° 2. Au journal Le Monde, Alain  tient depuis quelques années une rubrique sur un sujet bien pacifique, qui lui a valu admiration et tendresse de tous les amoureux des belles plantes. Oui, la rubrique jardinage, c'est lui qui y veille, désormais dans Le Monde Magazine. C'est ainsi que, dans le numéro du 16 janvier, Alain lance son cri de guerre : " Pourquoi attendre mars-avril pour tailler les rosiers ? (...) Il faut tailler les rosiers sans plus attendre !". Et il faut "commencer par les grimpants qui doivent être détachés de leur support pour être démêlés, nettoyés et rattachés solidement." On en connaît qui n'ont pas une passion folle pour le piano, qui n'ont jamais connu le Lompech-du-piano, mais qui désormais ne jurent que par Alain-le-jardinier, que ce soit pour leurs rosiers, leurs hortensias ou leurs poireaux. Le Brésil est la dernière et la plus personnelle passion d’Alain, après la musique. Guiomar Novaes, bien sûr, est une clé, mais il y en a bien d'autres. Et enfin, il y tient, Alain Lompech nous revient de temps en temps comme critique musical. Un critique souvent virulent, doué d'une force de conviction et parfois, disons-le, d'a priori qu'on a pu trouver cruels. Mais n'est-ce pas le signe de la vraie critique que de ne pas suivre le goût préfabriqué, et de faire combat pour ce qu'on veut défendre ? Alors, piano, jardin, Brésil ? Quel Lompech est le vôtre ?Geneviève relira en tout cas avec soin ce "papier", qui, s'il venait à tomber sous les yeux de celui dont on parle, pourrait être... critiqué ! Photo : (c) Jean-Baptiste Millot / www.qobuz.com – Reproduction Interdite

Patrick Colleony, On the Corner

Patrick Colleony, On the Corner Photo : Jean-Baptiste Millot Texte : Hannah Krooz Patrick Colleony nous a quittés ce 31 décembre 2009. Il était connu comme le loup blanc dans le milieu français et international de la black music. De ses débuts londoniens au saxo, dans les clubs du Swinging London, à la direction de son label "On the Corner", au croisement de toutes les musiques urbaines, Patrick Colleony a consacré sa vie entière à la musique : blues, jazz, soul, funk, world, rap et reggae. De longues années, il a arpenté les disquaires parisiens pour le compte de Media 7, en binôme avec Noël Hervé. Il a le premier signé le label anglais World Circuit en distribution française qui, après de magnifiques productions de musique africaine, connaitra quelques années plus tard l'énorme succès populaire que l'on sait avec les albums cubains du Buena Vista Social Club. Parti avec une poignée d'amis se lancer dans une nouvelle aventure, Night and Day, il s'oriente alors vers le rap et notamment le rap français, qui lui doit beaucoup. Il a contribué à la sortie d'albums classiques du genre comme à l'émergence d'artistes aujourd'hui renommés tels qu' IDEAL J (Kery James), LA CLIQUA, LORD KOSSITY, TOUT SIMPLEMENT NOIR, TRIPTIK, EXPRESSION DIREKT et ROHFF. Il a aussi largement participé à l'essor de la nouvelle vague reggae : JAH MASON, SIZZLA, ANTHONY B, LUCIANO et également sorti en France les disques d'artistes reconnus comme OMAR PERRY, HORACE ANDY, MAX ROMEO et GROUNDATION. Son dernier album sera celui de l'impressionnante SANDRA NKAKE. Goodbye Soulbrother ! Photo : (c) Jean-Baptiste Millot / www.qobuz.com – Reproduction Interdite

Didier Maës

Didier Maës Fondateur d’Hortus Dans argent, il y a art. Et il y a gens. En l’espèce, il y a surtout passion… Réseau regroupant des associations, Hortus a été créé en 1994 à l’initiative de salariés de la banque Paribas Capital Markets, autour de l’organiste Vincent Genvrin, directeur artistique du label, sous la houlette de Didier Maës. Le label se propose de faire découvrir des œuvres pour voix et orgue, encore largement méconnues, ainsi que la création contemporaine. Organisme souple, impulsé par différents centres (maîtrises et chœurs, associations d’ami de l’orgue et festivals) qui concourent à la réalisation de sa ligne éditoriale, Hortus a en particulier permis de découvrir les réalisations discographiques du chœur de Chambre les Éléments, dirigé par Joël Suhubiette, de Benjamin Alard, tant à l’orgue qu’au clavecin et du jeune clarinettiste Raphaël Sévère, révélation soliste instrumental aux Victoires de la Musique 2010. Depuis 2003, Hortus a également mis en œuvre les productions discographiques de musique sacrée à Notre-Dame de Paris. Le catalogue compte aujourd’hui près de quatre-vingts parutions. De 1994 à 2003, Didier Maës a poursuivi ses activités professionnelles de banque de marché de capitaux à Paris et à Londres pour BNP Paribas et pour des start-up développées sur internet. Depuis cette date, il anime les conseils d’administration d’Hortus, tout en exerçant ponctuellement des activités bénévoles au bénéfice d’associations membres (ou non) du groupement. À noter que la totalité des membres fondateurs d’Hortus sont encore aujourd’hui présents dans le réseau et qu’ils assument toujours les missions qu’ils ont choisies au sein du groupement. Photo : (c) Jean-Baptiste Millot / www.qobuz.com – Reproduction Interdite

"La Fête à Django!" Rocky Gresset sera au Sunset mardi 19 janvier.

« La Fête à Django ! » Rocky Gresset sera au Sunset le 19 janvier. En vous présentant Rocky et sa belle guitare, c'est pour moi l'occasion ou jamais d'avouer à ma soeur Fonfon ce qui s'est passé il y a bien longtemps avec sa guitare. Elle aimait Georges Brassens et je crois que c'est pour ça qu'elle avait reçu une guitare, je ne sais plus par qui, en tout cas pas sur la tête. Sa guitare était rangée dans une housse, elle était surtout rangée. En effet, je ne me souviens absolument pas de Fonfon jouant de la guitare. Et un jour, avec mon frère, nous, on a eu envie d'en jouer. Le jeu consistait à se courir après en se tapant sur la tête avec, en tenant l'instrument par le manche. Nous partions du salon de musique et nous traversions tout l'appartement dans un sens. Arrivés au bout, dans une salle de bain, nous échangions nos rôles et nous repartions dans l'autre sens. Le "bing" que faisait chaque coup sur la tête, somme toute, était très musical et ne faisait pas mal du tout. Et pour celui qui tapait, le plus drôle était le rebondissement de la guitare sur la tête de l'autre. Bref un jeu parfaitement crétin pour abrutis d'un moment. Et ce qui devait arriver arriva, après quelques aller retour, le "bing" si harmonieux se transforma en un "crac" bien explicite. Le jeu était fini. Discrètement, nous avons remis la guitare dans sa housse. Quand un beau jour, Fonfon eut envie de renouer avec Georges Brassens, elle comprit qu'elle n'était pas la seule à ne pas jouer convenablement de la guitare. Pardonne-nous Fonfon, c'est promis, on ne le refera plus. Ecouter et télécharger Rocky sur Qobuz : L’interview de Rocky par Marc Zisman :

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