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Intégrales d'opéra - Paru le 26 août 2013 | naïve

Hi-Res Livret Distinctions 5 de Diapason - Hi-Res Audio
Conçu par le poète Métastase en 1728 et remanié cinq ans plus tard, l'opéra Catone in Utica fut ce qu'on peut appeler un classique de son temps, destiné au compositeur Leonardo Vinci avant d'être repris par Vivaldi en 1737 puis Jean-Chrétien Bach, J. A. Hasse et Niccolo Piccinni. Porté à la scène et immortalisé en studio par Claudio Scimone (1984) et Jean-Claude Malgoire (2001) avec un Philippe Jaroussky prometteur, l'opéra en trois actes n'avait pas encore connu sa version de référence.Pour cela, il fallait toute la rigueur et la méticulosité de l'Américain Alan Curtis pour rendre ses lettres de noblesse à une oeuvre jusqu'à récemment tombée dans l'oubli. Le programe de cette version placée sous le signe de l'authenticité (du déroulement des scènes et intermèdes comme dans l'esprit) bénéficie d'une distribution de premier choix avec les présences du ténor finlandais Topi Lehtipuu dans le rôle-titre, de la mezzo-soprano Ann Hallenberg dans celui d'Emilia, de la soprano Roberta Mameli déguisée en César, la contralto Sonia Prina en Marzia (fille de Caton amoureuse de César) plus Romano Basso (Fulvio) et Emöke Barath (Abrace).Les trois actes et trente-neuf scènes, précédés de trois mini-symphonies et traités dans l'esprit de l'époque, pourront paraître austères au novice. Il n'en demeure pas moins qu'une fois plongé dans cette histoire de rivalité entre l'empereur César et le républicain Caton, l'auditeur attentif trouvera de quoi se réjouir avec la partition échevelée de Vivaldi et les différents airs amenés par les récitatifs. À ce titre, il convient de distinguer l'abattage du ténor Topi Lehpituu, en grande forme, face à une Roberta Mameli toujours souveraine et, pour le coup, impériale dans « E folia se nascondete » du premier acte (scène II). Quant à Ann Hallenberg dont les mérites ne sont plus à vanter, elle s'avère encore convaincante jusqu'au sublime « Nella foresta » et son finale de haute voltige. D'une baguette mesurée mais soutenue, Alan Curtis contribue à édifier ces pages méconnues de Vivaldi au niveau de ses autres opéras. © Loïc Picaud / Music-Story