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Les albums

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Musiques du monde - Paru le 20 septembre 2019 | naïve

Hi-Res Distinctions 4F de Télérama
Cet album, quasiment achevé au moment où Rachid Taha passait de l’autre côté du miroir, peut s’entendre comme le flash-back qui traverse l’esprit de celui qui affronte sa dernière heure. Je suis Africain compile les meilleurs moments de sa carrière et présente un inédit qui donne son titre à l’objet. On y retrouve intacts l’esprit, la poésie et les ingrédients stylistiques qui ont nourri l’œuvre de cet artiste unique et indispensable à son temps. Cet album en forme de retour aux sources est le fruit d’une connivence avec Toma Feterman, pilier des formations balkano-punk La Caravane Passe et Soviet Suprem, et accoucheur de ces ultimes chansons. On entend l’écho du leader engagé de Carte de Séjour dans le rythm'n'blues oriental d’ouverture (Ansit), où il pourfend les fachos en arabe dans le texte. Puis Aïta souligne le courage des migrants. On retrouve aussi le gardien de l’esprit de la chanson franco-maghrébine façon Mazouni (Ecoute-moi camarade) avec Minouche, ainsi que le pionnier de l’électro-rock arabe avec les brûlots Andy Whaloou et Like a Dervish.Comme avec Jeanne Added dans Zoom (2013), le rocker féministe pointe le futur en nous faisant découvrir le chant puissant et habité de la Suisse-Algérienne Flèche Love, qui hante le morceau Whadi. Dans le morceau-titre, le militant redessine la carte du panafricanisme en citant les héros de ce mouvement, nés aussi bien dans un des pays du continent premier qu’en Jamaïque, aux Etats-Unis ou en Europe. L’homme sincère à l’humour provocateur se met à nu dans Strip tease et, en éternel amoureux, clôt l’histoire sur un pied-de-nez avec Happy End. Maintenant que sa discographie officielle s’achève avec ce tonique et émouvant Je suis Africain, on peut affirmer que Rachid Taha n’a jamais produit de mauvais disque ni cessé d’évoluer tout au long de son remarquable parcours. © Benjamin MiNiMuM/Qobuz
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Alternatif et Indé - Paru le 14 septembre 2018 | naïve

Hi-Res Livret Distinctions 4F de Télérama
En 2015, Be Sensational avait propulsé Jeanne Added sur les devants d’une scène qu’elle foulait depuis déjà pas mal d’années. A 35 ans, la Rémoise, dont le nom avait jusqu’ici hanté la planète jazz, hypnotisait par son organe martial mais élastique au possible, par son rock électro anguleux et anthracite. Conçue avec Dan Levy de The Dø, ce premier album magnifique et glacial tendait à l’expédier sur la planète des dandys lettrés, patrie hétéroclite des Nick Cave, PJ Harvey, Sinéad O’Connor et autres Nico… Trois ans plus tard, le charisme et la voix sont intacts mais les complices ont changé. Pour Radiate, Jeanne Added a travaillé avec Maestro (le Français Frédéric Soulard et l’Ecossais Mark Kerr), un binôme électro porteur d’une chaleur inédite à son univers. Armée de synthés et boîtes à rythme vintage en tous genres, elle accouche ici d’un deuxième album plus charnel. Un disque qui conserve les valeurs du précédent pour les embarquer sur des sentiers plus intimes (Years Have Passed) et envoûtants voire carrément éthérés. Et si Be Sensational fleurait bon l’électronique des 80’s, Radiate se nourrit aussi de celle des 70’s (Harmless). Une fois de plus, Added est surtout singulière dans sa façon de se servir des sons et des ambiances utilisés par d’autres musiciens. Elle confirme aussi la classe de sa plume versatile et joliment aiguisée qui en font une musicienne ne ressemblant à aucune autre… © Marc Zisman/Qobuz
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Soul/Funk/R&B - Paru le 16 mars 2018 | naïve

Hi-Res Livret Distinctions 4F de Télérama
Au fil de ses albums, on a vite compris que Meshell Ndegeocello était plus qu'une simple Prince-sse. Trop facile de ne voir dans l’époustouflante chanteuse, bassiste et auteur-compositeur que le modèle féminin de feu le petit génie de Minneapolis… Depuis un quart de siècle, son alchimie est parfaite entre jazz, soul, rock, pop, funk, new wave et hip-hop, véritable tarte à la crème habituellement indigeste chez ses confrères. Avec elle, l'expression "libre comme un oiseau” n'a jamais sonné aussi juste. Logique, c'est le sens de Ndegeocello en swahili… Sa cuvée 2018 sonne comme un retour à la source du groove, Meshell s’amusant à revisiter des chansons des maîtres du genre (Prince, TLC, George Clinton, Tina Turner, Janet Jackson, Sade) et de noms parfois oubliés (Force MDs, Lisa Lisa & Cult Jam, Surface, Al B. Sure!). Enregistré à Los Angeles en compagnie de ses fidèles Chris Bruce (guitare), Abraham Rounds (batterie) et Jebin Bruni (claviers), le bien nommé Ventriloquism est bien plus qu’un simple « album de reprises ». Dépouillées de leur son d’origine parfois daté, ses chansons sont totalement ravalées avec soin et goût par une Meshell inspirée comme jamais (le Waterfalls de TLC sonne comme du Neil Young !) et pourtant en proie à une période personnelle plutôt sombre. « L'année de l'enregistrement de ce disque a été si déstabilisante et décourageante pour moi personnellement et pour de nombreuses personnes que je connais et avec qui je parlais régulièrement, que je cherchais un moyen de faire quelque chose de léger alors que tout autour de moi était sombre. Comme un endroit musical à visiter qui me rappellerait un autre moment, plus brillant. » Ce bien-être salvateur, cette sensation de plénitude, et même une certaine forme de beauté, tout cela se dégage de Ventriloquism, l’œuvre forte d’une artiste intègre comme jamais et résolument à part. © Marc Zisman/Qobuz
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Alternatif et Indé - Paru le 1 juin 2015 | naïve

Hi-Res Livret Distinctions 4F de Télérama
La chose est rare mais pas impossible : la beauté née dans la douleur tout comme le sublime surgissant de la souffrance impressionnent toujours avec démesure. Et Jeanne Added est impressionnante. Mais souffrance et douleur ne doivent pas faire fuir le chaland. Au contraire. Juste que l’art de cette Rémoise de 35 ans et dont le nom a surtout hanté la planète jazz durant les années 2000 n’est pas un manifeste léger. Avec Be Sensational, on est hypnotisé par cet organe un brin martial mais élastique au possible, par ce rock électro anguleux et anthracite… Avant cette austère merveille, Jeanne Added avait croisé le fer avec de singuliers et recommandables personnages parmi lesquelles Lionel Belmondo, Rachid Taha, Bernard Lubat, André Minvielle, Riccardo Del Fra, Daniel Humair, Glenn Ferris, Vincent Courtois, Pierre de Bethmann ou bien encore Edouard Ferlet. Cette fois, l’affaire porte son nom. Sa marque. Sa patte. Conçue avec Dan Levy de The Dø, son album tendrait à l’expédier sur la planète des dandys lettrés, patrie hétéroclite des Nick Cave, PJ Harvey, Sinéad O’Connor et autres Nico. Il définit surtout les postes-frontières d’un territoire dont on a hâte de connaître chaque région. Un disque fort. © MZ/Qobuz
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Quatuors - Paru le 26 février 2016 | naïve

Livret Distinctions 5 de Diapason - 4F de Télérama - Gramophone Editor's Choice
Vrai, les œuvres pour quatuor à cordes de Schönberg, Berg et Webern ne sont pas nécessairement de celles que l’on chantonne sous la douche… voire, car ce coffret comporte l’intégralité de leurs ouvrages pour quatuor, donc aussi des pièces de jeunesse, et surtout de l’avant-dodécaphonisme – de l’avant-atonalisme, même ! Ainsi la première partie, consacrée à Schönberg, est-il tranquillement brahmsien ou, parfois, dvořákien. Le deuxième, encore Schönberg, avec les Quatuors n° 1 et 2, reste encore dans le giron de la tonalité tel que le compositeur la conçoit dans sa Nuit transfigurée. Jusque là, l’on peut chantonner dans la douche… Par contre, le Troisième Quatuor de 1907 qui ouvre la troisième partie dépasse déjà ces limites pour s’aventurer de l’autre côté du miroir schönbergien, tandis que le Quatrième de 1936 reviendrait presque vers un langage plus « classique », du moins teinté d’un ample lyrisme que l’atonalité ne cherche pas à gommer. La quatrième partie s’ouvre avec le Quatuor Op. 3 de Berg, écrit en 1910 avec la pleine griffe du compositeur, entre désarroi thématique, harmonies torturées, résolutions parfois d’une douceur mozartienne… et se poursuit avec la célèbre Suite lyrique, assez peu propice à être chantonnée, malgré son aspect profondément mélodique ; mais ce sont des mélodies atonales, dodécaphoniques, avec quelques touches d’humour à la viennoise : l’un des grands chefs-d’œuvre de Berg. La cinquième et dernière partie est entièrement consacré à Webern, de son très brahmsien Langsamer Satz (« Mouvement lent »), puis de deux autres œuvres encore ancrées dans le giron tonal, avant que ne retentissent les Cinq mouvements pour quatuor de 1909 de la manière dodécaphonique, puis les Six Bagatelles de 1911 – toujours dodécaphonique, toujours plus concentrés dans le propos – et enfin le Quatuor Op. 28 de 1936, à la fois d’un modernisme échevelé, mais aussi un hommage appuyé à Bach puisque les quatre premières notes de la série égrènent le fameux B-A-C-H, les suivantes le même dessin à rebours, les quatre dernières reprenant le motif initial, transposé sans plus. Certes, pas question de chantonner cet ultime quatuor, mais comme Schönberg à sa grande maturité, Webern est parfois retourné fouiller chez les anciens pour alimenter ses architectures… Aux commandes de cet impressionnant ensemble phonographique, le Quatuor Diotima, un ensemble français fondé en 1996 – vingt ans déjà ! – dont la vocation principale est de faire (re)découvrir la musique des XXe et XXIe siècles, sans pour autant se couper la route de Beethoven, de Brahms ou de Schubert. Une très grande réussite. © SM/Qobuz« [...] Sans égaler la finesse et le sens de la couleur, à la volupté si mystérieuse, des Hagen dans Webern (DG et Myrios), ou des Alban Berg II dans Berg, les Diotima savent marier souffle et densité, moelleux et tranchant. Les quatre quatuors de Schönberg affichent d'autres exigences, surtout le premier, en ré mineur [...] qui s'impose comme un sommet de son auteur. [...] la lecture vigoureuse, nette, ardente des Diotima en fait ressortir le profil impérieux, la tension intellectuelle et psychologique. On est d'autant saisi et plus d'une fois conquis par l'austère angulosité et l'analyse à la pointe sèche révélées dans les sériels Quatuors n°3 et n°4 ou le lapidaire Quatuor Op. 28 de Webern. Un aboutissement.» (Diapason, avril 2016 / Patrick Szersnovicz)
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Mélodies - Paru le 12 mai 2014 | naïve

Hi-Res Livret Distinctions 5 de Diapason - 4F de Télérama - Hi-Res Audio
Couple à la ville, Nora Gubisch et le chef et pianiste Alain Altinoglu ont beaucoup de musiques dans leur besace et ce nouveau disque vient confirmer un talent que l'on connaissait déjà bien. Le programme de cet album composé autour des Sept Chansons espagnoles de Falla et des fameux Folk Songs de Berio est captivant et offre un véritable tour d'Europe et plus en musique. Outre le piano irrésistible d'Altinoglu et la voix resplendissante de Gubish, une mention particulière pour la qualité des solistes instrumentaux qui accompagnent le cycle de Berio. FH
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Jazz - Paru le 26 août 2013 | naïve

Hi-Res Livret Distinctions 4F de Télérama - Hi-Res Audio
Après Share et Suite, les deux albums "franco-américains" de Baptiste Trotignon, Dusk Is A Quiet Place marque les retrouvailles avec Mark Turner, le saxophoniste new-yorkais passé maître dans l'art des improvisations de haut vol et déjà inspirateur de toute une jeune génération de musiciens. Cet album co-leadé où les deux artistes ont mêlé leurs plûmes, propose une musique nocturne et rêveuse composée essentiellement de ballades. Une réussite !
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Soul - Paru le 19 janvier 2009 | naïve

Distinctions 4F de Télérama
Véro (feat Keziah Jones) - Blues for cousin Alvin - The bamboo saxophone - Jungle - Bird head son - Cutlass - His hands - Two inch limbo - Conductors of his history - River of masks - Robberman - Dream on Corbeau Mountain - Kite seasons