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Classique - À paraître le 9 octobre 2020 | Château de Versailles Spectacles

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Classique - Paru le 25 septembre 2020 | Château de Versailles Spectacles

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Classique - Paru le 11 septembre 2020 | Château de Versailles Spectacles

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Entouré d’une malédiction persistante, le dernier opéra de Jean-Philippe Rameau, Les Boréades, a attendu plus de deux siècles pour être enfin représenté, une cascade d’ennuis ayant retardé sa création prévue en 1763 et finalement réalisée en… 1982, au Festival d’Aix-en-Provence, sous la direction de Sir John Eliot Gardiner. D’autres ennuis ont surgi depuis, à la suite d’un gros imbroglio juridique autour du manuscrit qui semble enfin résolu aujourd’hui. Ce chef-d’œuvre de l’opéra français est enfin rentré au répertoire de l’Opéra de Paris depuis 2003 seulement. L’ouvrage a fait son chemin depuis, sous la direction de plusieurs chefs en France et en Europe jusqu’à Prague, où Václav Luks s’en est brillamment emparé en le présentant en version de concert à Utrecht, Vienne, Moscou et à l’Opéra Royal de Versailles, où cet enregistrement a été réalisé en janvier 2020. On admire le soin avec lequel Václav Luks dirige la riche partie orchestrale. Tout est précis, vif, coloré, charnel. Sa distribution aux personnages très incarnés est internationale et n’utilise que cinq chanteurs francophones sur les douze requis par cette vaste partition. Langue internationale de son époque, la musique baroque semble l’être restée de nos jours. Quarante ans après leur création tardive, Les Boréades ne sont plus une curiosité, mais un magistral point final de la période baroque française qui sera définitivement engloutie vingt ans plus tard sous les coups de la Révolution et la chute de l’Ancien Régime. © François Hudry/Qobuz
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Classique - Paru le 28 août 2020 | Château de Versailles Spectacles

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Quatrième numéro de la série « L'âge d'or de l'orgue français » en forme d'autoportrait du Grand Orgue de la Chapelle Royale de Versailles, livrant toutes ses facettes, magnifiées par le choix d'un répertoire emblématique de l'époque baroque : les oeuvres incontournables de l'orgue classique français (Couperin, Marchand, de Grigny, Corrette) conçues pour exalter l'esthétique si particulière d'instruments comme celui de la Chapelle de Louis XIV ; mais aussi, pour révéler ses autres richesses sonores, des transcriptions de chefs d'oeuvres, depuis Le Sommeil d'Atys de Lully, jusqu'aux contredanses des Boréades de Rameau. Pour ajouter une dimension nouvelle à l'univers sonore de l'orgue et pour sublimer ses qualités orchestrales, les procédés modernes de montage et de « re-recording » ont été mis délicatement au service de la superposition de voix musicales, comme si des mains invisibles venaient suppléer l'organiste dans certaines oeuvres, qui sont pour Gaétan Jarry de véritables « madeleines » : il sort le Grand Jeu pour faire sonner l'instrument de Versailles « pour la Gloire de Dieu et du Roi » ! © Château de Versailles Spectacles
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Classique - Paru le 24 avril 2020 | Château de Versailles Spectacles

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Martini devait connaître la gloire à la Cour de France et une véritable proximité avec les souverains : nommé Surintendant de la Musique du Roi en 1788, il triompha à Paris avec son opéra Sapho et intégra le Conservatoire en 1796 ! C'est alors que lui échut l'honneur de donner à Saint-Denis sa Messe des morts avec grand orchestre, le 21 janvier 1815, à l'occasion de la translation des dépouilles de Louis XVI et Marie-Antoinette dans la Basilique Royale. Ce Requiem spectaculaire pour trois voix solistes, orchestre fourni et choeur semble dater de 1811 et trouve les accents de la musique de l'Empire pour célébrer... la Monarchie ! Hervé Niquet donne à cette oeuvre si symbolique de l'histoire de France et de Versailles une résurrection, remettant Martini sous la lumière des derniers fastes monarchiques. © CVS
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Classique - Paru le 27 mars 2020 | Château de Versailles Spectacles

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Échappés par miracle aux destructions révolutionnaires, les deux clavecins conservés au château de Versailles représentent les deux factures instrumentales les plus prisées en France sous l’Ancien Régime : un grand clavecin construit en 1628 par Ruckers à Anvers, « ravalé » (c'est-à-dire augmenté dans son étendue selon les usages français) et un Blanchet de 1746, archétype de la grande facture parisienne du XVIIIe siècle sous le règne de Louis XV. Ils sont joués ici pour la première fois en duo. Connu pendant longtemps pour une seule oeuvre, les fameux Elemens, Jean-Féry Rebel (1666-1747) se révèle peu à peu comme un des compositeurs les plus flamboyants et les plus inventifs de son temps. Sa suite des Caractères de la Danse obtient un succès foudroyant à la cour. Magnifiquement complices, les deux clavecinistes Loris Barrucand et Clément Geoffroy proposent ici des arrangements pour deux clavecins de quelques célèbres « Suites de symphonies » de Rebel et Joseph Bodin de Boismortier (1689-1755), d’après certaines de leurs pièces de danses et extraits de leurs propres tragédies lyriques. On y trouve la suite tirée d’Ulysse de Rebel, assortie des Caractères de la Danse et des Elemens déjà nommés. Boismortier est représenté par son Premier Ballet de Village, Les Plaisirs Champêtres et une suite extraite de la pastorale Daphnis et Chloé représentée pour la première fois à l’Académie Royale de Musique (futur Opéra de Paris) en 1747. Cet album, fruit de trois ans de travail et de dix ans de complicité, jette un regard insolite sur des œuvres profondément marquées par la danse et la pantomime. © François Hudry/Qobuz
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Classique - Paru le 15 novembre 2019 | Château de Versailles Spectacles

Hi-Res Livret Distinctions 5 étoiles de Classica
« [...] Pour rendre avec la plus grande justesse ce mélange de force et d'élégance, il fallait un instrument racé et un virtuose éclairé. C'est très exactement ce que nous proposent les magnifiques et subtiles grandes orgues de la Chapelle Royale sous les doigts de leur brillant titulaire. Ses qualités musicales, tant comme interprète que comme compositeur, ne sont plus à vanter : la sensibilité, le sens du détail, le souci du chant, une compréhension intime de l'écriture et un sens prononcé de la dramaturgie. [...] (Classica, février 2020 / Aurore Leger)
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Classique - Paru le 15 novembre 2019 | Château de Versailles Spectacles

Hi-Res Livret Distinctions 5 de Diapason
« Riche idée que de faire dialoguer les noëls des organistes français du XVIIIe siècle avec les airs qui les ont inspirés. Un savant agencement permet d'éviter la monotonie, le chant apparaissant a cappella ou accompagné [...] Gaëtan Jarry maîtrise remarquablement ce répertoire tour à tour virtuose et touchant. Il est aussi un accompagnateur hors pair qui ajoute encore à la variété en renouvelant sans cesse sa basse continue ; son entrain se communique aux Pages, ravis d'entonner ces petites merveilles de truculence et d'émotion que sont les noëls populaires. [...]» (Diapason, janvier 2020 / Vincent Genvrin)
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Classique - Paru le 25 octobre 2019 | Château de Versailles Spectacles

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Classique - Paru le 11 octobre 2019 | Château de Versailles Spectacles

Hi-Res Livret Distinctions Qobuzissime
Bach célèbre sa première année à Leipzig (1723) avec éclat. Le matin du 25 décembre, sa cantate Christen, ätzet diesen Tag, BWV 63 résonne en l’église Saint-Thomas, qui s’ouvre et se clôt par un grand chœur, préludant parfaitement au Magnificat, BWV 243A joué aux Vêpres de l’après-midi. C’est aux aspects moins connus des grandes œuvres de Bach que le jeune chef Valentin Tournet (il a vingt-trois ans !) s’attache. Pour le premier album de son ensemble, il a choisi d’enregistrer la première version du Magnificat. Écrit en mi bémol majeur, une tonalité redoutable pour les cors, cette partition préfère les flûtes à bec, au timbre pastoral, aux traversos. Beaucoup moins jouée et enregistrée que la version révisée de 1743 (en ré majeur et numérotée BWV 243), elle est ici proposée avec les quatre laudes pour la Nativité. Valentin Tournet s’empare avec talent de ces deux œuvres et en donne une version particulièrement brillante grâce à des choix bien affirmés et judicieux. Violiste, il est sensible à l’énergie vitale que le violoncelle libère à condition que l’orgue, choisi positif pour cette raison, ne l’écrase pas. L’élan se propage d’autant mieux que les solistes ne se cantonnent pas à leurs airs et se mêlent au chœur. La continuité est totale et l’émotion véritablement collective. © Elsa Siffert/Qobuz
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Classique - Paru le 27 septembre 2019 | Château de Versailles Spectacles

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Classique - Paru le 14 juin 2019 | Château de Versailles Spectacles

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La Messe du Roi Soleil était sans nul doute l'un des rites privilégiés pour le rayonnement de la gloire du souverain, tant par son faste et sa beauté, que par son aspect cérémonial, qui immobilise le temps, figeant l'image éternelle de la puissance royale. Les plus grands compositeurs du royaume se sont illustrés pour faire de l'Office Divin un véritable concert céleste. La cloche retentit, fifres et tambours annoncent l'entrée du roi à la tribune, l'orgue éclate, les Grands Motets de Lully et Delalande s'exaltent sous les voutes ornées, les petits motets délicats et intérieurs de Couperin s'invitent avec grâce dans les alcôves de la Chapelle Royale... Un très beau projet, somptueusement réalisé, de Gaétan Jarry. © CVSpectacles
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Classique - Paru le 17 mai 2019 | Château de Versailles Spectacles

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Musique vocale sacrée - Paru le 22 mars 2019 | Château de Versailles Spectacles

Hi-Res Livret Distinctions 5 de Diapason
Si les plus fameuses guéguerres musicales du XVIIIe siècle français opposèrent Lullystes et Ramistes pendant les années 1730, puis celle qui fit rage entre Gluckistes et Piccinnistes un demi-siècle plus tard – querelles opposant goût français et goût italien – il en est une autre, peut-être moins célèbre mais non moins cocasse qui envenima la cour de Louis XV en 1745. Une lutte franco-française, d’ailleurs, entre François Colin de Blamont, Surintendant de la Musique de la Chambre du Roi, et Esprit-Joseph-Antoine Blanchard, Sous-Maître de la Chapelle Royale de Versailles. Le Te Deum, « Cantique d’Action de Grâces pour les Conquêtes de Louis XV », de Blanchard devait saluer la victoire de Fontenoy opposant les armées française et autrichienne à la Chapelle Royale le 12 mai 1745. Blanchard fit distribuer les partitions aux musiciens pour l’exécution solennelle, en dépit d’un « usage ancien » qui voulait que ce soit le Surintendant de la Musique de la Chambre – Blamont, donc – qui, à cette occasion, dirigeât le Te Deum de la Chapelle. Vert de jalousie, Blamont accourut à la dernière minute pour remplacer les partitions de Blanchard par les siennes, mais trop tard : la Reine prenait déjà place et Blanchard n’eut d’autre choix que de donner la musique de Blamont. Outré, Blanchard fit intervenir Richelieu qui, écrivant depuis le champ de bataille et se réclamant du Roi « qui a fort désapprouvé [la] conduite [de Blanchard] », ordonna que la Victoire de Tournai, remportée un mois plus tard, fût célébrée par le Te Deum de Blamont. La Reine contre-attaqua. Blamont dirigea certes son Te Deum, mais lors de la messe du Roi (en l’absence de Louis XV, en campagne militaire), tandis qu’à la messe de la Reine, on redonna celui de Blanchard ! Voici donc la redécouverte de deux compositeurs des plus magnifiques parmi les contemporains de Rameau, grâce au talent de Daniel Cuiller qui, à la tête de son ensemble Stradivaria, s’empare de ces musiques avec gourmandise, soulignant autant les beautés que les réelles différences entre les deux ennemis musicaux. © SM/Qobuz
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Classique - Paru le 22 février 2019 | Château de Versailles Spectacles

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Soyons clairs : il n’existe pas à proprement parler de Missa 1660 de Cavalli ; disons que cet album offre une messe en musique telle qu’elle aurait pu être donnée le 25 janvier 1660 à Venise, quand l’ambassadeur de France décida de célébrer en grande pompe la fin de la guerre franco-espagnole et la Paix des Pyrénées, très avantageuse pour la couronne de France (d’où une certaine réticence de l’ambassadeur espagnol, qui se fit beaucoup attendre, morgue espagnole oblige), et qui devait aussi se sceller par le mariage de Louis XIV et l’infante d’Espagne Marie-Thérèse. À cette occasion, il semble établi que l’on utilisa des pièces sacrées de Cavalli, tirées de son fameux recueil Musiche sacre publié en 1656 ; c’est exactement ce que fait ici le Galilei Consort, en accord avec le déroulement normal de ce genre de cérémonie. Et comme Cavalli, dans son recueil, définit avec grande précision l’instrumentarium, l’effectif de chaque partie même, ainsi que la distribution des voix selon les divers chœurs qui caractérisent cette musique polychorale si typiquement vénitienne, on entend ici ce qui a pu être donné en ce mois de janvier 1660 sur la Lagune ; il ne reste à l’auditeur que de se figurer l’invraisemblable faste qui présida à l’événement, trois jours de ripailles (même les pauvres étaient nourris aux frais de la couronne, avec force distribution de pain et de vin), de représentations allégoriques délirantes à travers toute la ville et même sur des gondoles, feux d’artifices, fanfares à chaque coin de canal… Une sorte de chant du cygne de la Sérénissime dont le prestige politique et la puissance maritime étaient déjà en déclin. © SM/Qobuz
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Classique - Paru le 26 octobre 2018 | Château de Versailles Spectacles

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Quelle joie que ce Devin du village de Rousseau, sans doute le tout premier opéra dont les paroles et la musique soient du même auteur ! Outre son discours musical jubilatoire, cette œuvre illustre les nombreuses contradictions qui parsèment la vie et l’œuvre d’un personnage qui, peu après, proclamait dans sa Lettre sur la musique française la supériorité de la musique vocale italienne. « Il n’y a ni mesure ni mélodie dans la musique française », avançait-il hardiment, « parce que la langue n’en est pas susceptible ; que le chant français n’est qu’un aboiement continuel, insupportable à toute oreille non prévenue ; que l’harmonie en est brute, sans expression et sentant uniquement son remplissage d’écolier ; que les airs français ne sont point des airs ; que le récitatif français n’est point du récitatif. D’où je conclus que les Français n’ont point de musique et n’en peuvent avoir ; ou que si jamais ils en ont une, ce sera tant pis pour eux. »Rien que ça ! Le Devin du village vient allègrement contredire cette belle ânerie (que Rousseau infléchira plus tard en entendant Gluck chanté en français) : mélodies mémorables – de véritables tubes –, ligne chantée délicieuse, tout à fait compréhensible et pourtant intimement française, tout concourt à faire de cet « intermède » de 1752 un véritable petit bijou de l’art lyrique français du milieu du siècle. Hélas, l’ouvrage n’a que peu été enregistré, on saluera donc avec enthousiasme ce nouvel opus discographique de Sébastien d’Hérin qui mène son ensemble Les Nouveaux Caractères du clavecin. L’enregistrement a été réalisé en juillet 2017 lors de représentations publiques au Théâtre de la reine de Versailles. © SM/Qobuz
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Classique - Paru le 28 septembre 2018 | Château de Versailles Spectacles

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L’Europe galante de Campra, donné en 1697 par l’Académie Royale de Musique, est l’un des tout premiers ouvrages du genre de l’opéra-ballet dont se saisiront ensuite nombre de compositeurs au XVIIIe siècle. Le format en est assez standardisé : un prologue suivi de plusieurs actes (appelés aussi entrées) dont les intrigues, généralement basées sur des déclinaisons de l’amour, sont indépendantes les unes des autres mais reliées par un thème commun que résume un titre. Une place prépondérante est laissée aux intermèdes dansés dont le prétexte est fourni par l'action. Dans le cas présent, Campra et son librettiste explorent les diverses attitudes des nations européennes face à l’amour et la galanterie. France, Espagne, Italie puis Turquie passent ainsi à la moulinette du génial compositeur qui se plaît à introduire dans les diverses pièces d’évidentes caractéristiques musicales de chaque pays – ou du moins la perception que l’on pouvait en avoir en cette fin de XVIIe siècle. Cet enregistrement, signé de l’ensemble Les Nouveaux caractères sous la direction de Sébastien d’Hérin, a été enregistré en spectacle en juillet 2017, au Théâtre de la Reine de Versailles – une acoustique de rêve. © SM/Qobuz
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Classique - Paru le 14 septembre 2018 | Château de Versailles Spectacles

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Les « opéras de chambre » occupent une place singulière à la fin du XVIIe siècle français, en marge de la grande « tragédie en musique » cultivée par Lully – une forme sur laquelle le Florentin, cupide, inflexible et jaloux, imposait une exorbitante exclusivité : il était fait défense à toute personne « de faire chanter aucune pièce entière [autrement dit : de qui que ce soit, Lully ou même sa propre musique !] en France, soit en vers françois ou autres langues, sans la permission par écrit dudit sieur Lully, à peine de dix mille livres d'amende, et de confiscation des théâtres, machines, décorations, habits… », ou encore « aux troupes de ses comédiens françois et étrangers qui représentent dans Paris de se servir de musiciens au delà du nombre de six et de violons ou joueurs d’instruments au delà du nombre de douze ; et recevoir dans ce nombre aucun des musiciens et violons qui auront été arrêtés par ledit Lully ». Ouf. On est ici en 1685, et Marie de Lorraine, dite Mademoiselle de Guise, mécène de Charpentier depuis de dix ans, lui commanda deux pièces célébrant les victoires de Louis XIV et la paix retrouvée, et destinées à l’ensemble privé d’une quinzaine de musiciens qu’elle protégeait. Charpentier chanta lui-même le rôle haut-contre de La Peinture dans Les Arts et celui de Forestan dans La Couronne de fleurs. Dans Les Arts Florissans, on assiste au triomphe des arts – musique, poésie, peinture et architecture – sur les armes. La Paix, « si longtemps désirée », clôt l’ouvrage en flattant le roi-soleil. La Couronne de fleurs, elle, est étroitement liée à la comédie-ballet Le Malade imaginaire, créée douze ans plus tôt : Charpentier adapte librement le prologue à la gloire de Louis XIV qui ouvrait la version originale du Malade imaginaire, pour les musiciens de Mademoiselle de Guise, et l’intitule La Couronne de fleurs. Après avoir chanté les vertus de la paix, l’œuvre se termine dans l'allégresse générale, saluant les joies printanières et surtout le règne de Louis, « maître du monde et du temps » – en toute simplicité ! L’Ensemble Marguerite Louise est un habitué des spectacles de Versailles, qui ont servi de cadre à cet enregistrement. © SM/Qobuz