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Les albums

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Classique - À paraître le 31 janvier 2020 | Aparté

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Classique - À paraître le 24 janvier 2020 | Aparté

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Piano solo - Paru le 17 janvier 2020 | Aparté

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Classique - Paru le 15 novembre 2019 | Aparté

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Longtemps considéré comme un second couteau, Georg Philipp Telemann revient en force pour se ranger auprès des meilleurs compositeurs de son temps et en particulier de Johann Sebastian Bach, avec lequel il était très amicalement lié. À l’instar de la production d’un Vivaldi, l’œuvre pléthorique de Telemann a de quoi faire peur par son abondance. Musicien multiple, violoniste, chef d’orchestre, créateur d’ensemble, Gottfried von der Goltz exhume le groupe des six sonates appelées Frankfurt Sonatas, du nom de la ville où elles furent publiées en 1715. Quittant la Cour d’Eisenach (ville natale de Bach), Telemann s’établit à Francfort en 1712 avec le titre de Maître de chapelle de l’église franciscaine, où il devient un des citoyens les plus fortunés de la ville grâce à de confortables émoluments. Ces six sonates sont écrites en « stilo francese » avec leur coupe commune en quatre mouvements : une ouverture solennelle suivie d’un deuxième mouvement rapide, puis d’un cantabile pour s’achever par un final vif et virtuose. À travers ce schéma strict, les sonates sont d’une grande diversité d’écriture et s’écartent résolument de la sonate en trio alors en vigueur par une grande émancipation de l’instrument principal. Elles seront seulement égalées par les sonates pour flûte et pour violon de Bach. © François Hudry/Qobuz
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Classique - Paru le 15 novembre 2019 | Aparté

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Les premiers essais symphoniques de l’enfant Mozart dépassent la simple curiosité lorsqu’on les regarde de près, comme le fait remarquer le musicologue Henning Bey, auteur des textes accompagnant ce nouvel enregistrement. Il démontre comment le jeune garçon, sans la présence de son père alité, se débrouille pour jeter sur le papier sa toute première symphonie après quelques essais pour le clavier et pour le violon. Le manuscrit porte encore les traces des interrogations du jeune compositeur et des difficultés rencontrées avec l’encre et une plume mal taillée. C’est ainsi que l’on apprend que « la forme se développe à partir du contenu » dès ce premier essai orchestral. C’est par l’écriture de menuets que Mozart est initié à la composition par son père. Et c’est précisément par la danse qu’il terminera son oeuvre, composant les Cinq Contredanses, K. 609 quelques jours avant sa mort pour les bals impériaux à la Redoute. Elles sont présentées ici, comme pour boucler la boucle, entre chacune des cinq symphonies de jeunesse qui forment la substance de cet album. L’excellence de l’interprétation de Gottfried von der Goltz, et des musiciens du Freiburger Barockorchester qu’il dirige de son violon, jette un regard d’adulte sur cette musique d’enfance, avant que le voyageur Mozart ne s’imprègne de tout ce qu’il voit et entend pour élaborer son singulier langage. Le plus troublant est la sûreté d’écriture d’un enfant de 8 à 9 ans, qui semble déjà parfaitement savoir où il va et qui il deviendra. © François Hudry/Qobuz
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Classique - Paru le 15 novembre 2019 | Aparté

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Nés tous les deux à quelques mois d’intervalle, la même année dans l’Allemagne fragmentée d’alors, Bach et Handel ne se sont pourtant jamais rencontrés. Si le premier connaissait bien la musique du second grâce à sa réputation et aux éditions qui en découlaient, il est probable qu’Handel n’ait pas eu une connaissance étendue de la musique de Bach, cantonné toute sa vie dans de petites villes allemandes et peu édité de son vivant. Malgré leur volonté, les deux hommes ne se virent jamais, ce qui prive à tout jamais l’histoire de la musique d’une rencontre qui n’aurait sans doute pas manqué de saveur. L’imagination du duo formé par les musiciens espagnols, Lina Tur Bonet au violon et Dani Espasa au clavecin, a concrétisé musicalement cette improbable rencontre avec cet album consacré à des sonates des deux compositeurs. Le visuel de la pochette, montrant les deux musiciens en pleine partie d’échecs, décrit bien leur projet comme leur proximité. Tous les deux d’une extrême polyvalence, ils englobent un vaste répertoire qui abolit les frontières. Lina joue du violon baroque, le répertoire romantique et la musique contemporaine. Dani est directeur musical de l’ensemble Vespre d’Arnadí qu’il a fondé en 2005, compositeur, pianiste claveciniste et accordéoniste. Ils jouent tous deux avec les meilleures formations baroques actuelles. La vivacité de leur interprétation tout en virtuosité et en finesse répare un peu les ratés de la grande histoire. © François Hudry/Qobuz
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Classique - Paru le 15 novembre 2019 | Aparté

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L'univers de la bossa nova et de la musique classique fusionnent pour un album unique, né de la rencontre exceptionnelle du brésilien Toquinho, légende vivante de la bossa nova, et de la violoncelliste Ophélie Gaillard, soliste bien connue de nos contrées. Mêlant standards et morceaux inédits, sur des arrangements originaux de Gabriel Sivak, cet enregistrement exhale un parfum de soir d'été. La chaleur suave des cordes d’Ophélie Gaillard soutient les élans de l’âme susurrés par Toquinho. Harmonies délicates, rythmes irrésistibles... au-delà de la séduction immédiate due à ce mélange des genres, c’est l'essence même de la bossa nova qui s'exprime : celle d'un art de la nostalgie heureuse, d'une douce mélancolie qui danse, au rythme du cœur. Toquinho égrène les mots de Vinicius de Moraes en même temps que les accords sur sa guitare. Le poète a trouvé dans cette musique son écho idéal : on ne résiste pas aux charmes de cet envoûtant "Chant de la sirène". © Aparté
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Opéra - Paru le 8 novembre 2019 | Aparté

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Enregistré à l’église de Selbu (Norvège) les 16 et 17 novembre 2018, à la suite des représentations au Trøndelag Teater, dans le cadre du Barokkfest Early Music Festival à Trondheim, en coproduction avec le Centre de musique baroque de Versailles, Raoul Barbe-Bleue est une double parodie créée in extremis à la veille de la Révolution française, le 2 mars 1789 par les Comédiens italiens ordinaires du roi. André Grétry et son librettiste Michel-Jean Sedaine s’inspirent à la fois du conte de Perrault et d’une légende tombée dans l’oubli, mais très à la mode au XVIIIe siècle, celle de la dame de Fayel, elle-même fusion de deux récits. On retrouve les prénoms des différents protagonistes, mais habilement utilisés par Sedaine, indiquant que nous sommes bien là dans une comédie et non dans une tragédie. Wagner a raconté dans ses mémoires combien cet opéra-comique vu à Dresde à l’âge de 5 ans l’avait fasciné. Redonné pour la première fois depuis 1789 dans une version scénique franco-norvégienne, sous la direction de Martin Wåhlberg, ce Raoul Barbe-Bleue est souvent une franche rigolade dans un style assez hybride qui avait dérouté le public du XVIIIe siècle. C’est une gageure, et une chance, de pouvoir découvrir, sans le recours de l’image, un ouvrage conçu d’abord pour la scène - en créant ainsi son propre théâtre intérieur. © François Hudry/Qobuz
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Symphonies - Paru le 8 novembre 2019 | Aparté

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Beethoven et Reicha, tous deux nés en 1770, se sont côtoyés durant de longues années, notamment dans la fosse d’orchestre de Bonn où ils se rencontrèrent, l’un à l’alto, l’autre à la flûte. À l’occasion de leurs 250 ans, Le Concert de la Loge leur rend conjointement hommage dans un disque qui réunit le Septuor, Op. 20 de Beethoven et la Grande Symphonie de salon n° 1 de Reicha. Œuvres hybrides, car situées à la croisée de la musique de chambre et de la symphonie, elles reflètent le goût de l’expérimentation cher à leurs compositeurs. La sophistication des lignes instrumentales beethoveniennes, sous l’apparente galanterie du divertissement, répond, en diptyque, à la symphonie de salon de Reicha, que Berlioz saluera lors de sa nomination à la section Musique de l’Académie des Beaux-Arts, comme « un véritable révolutionnaire ». Julien Chauvin et les solistes du Concert de la Loge proposent un magnifique disque en forme de double portrait. © Aparté
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Classique - Paru le 1 novembre 2019 | Aparté

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Créé devant la Cour au château de Saint-Germain-en-Laye le 1 er janvier 1677, Isis a valu deux ans de bannissement à son librettiste Philippe Quinault pour avoir osé mettre en scène la jalousie de Madame de Montespan (Junon), que le roi Louis XIV (Jupiter) aurait délaissée au profit de la jeune et attrayante Mademoiselle de Ludres (Junon). Si Les Métamorphoses d’Ovide ont officiellement inspiré Lully et Quinault, personne n’était vraiment dupe et les ragots allèrent bon train à la suite de cette création qui suscita aussi le renvoi de l’infortunée Mademoiselle de Ludres, obligée de quitter la Cour l’année suivante. La présentation fut sans lendemain et l’opéra oublié aussitôt pendant trois siècles. Il survécut dans une certaine mesure à travers l’air du froid (« Cold Song ») que Purcell écrivit pour son semi-opéra King Arthur sous l’influence du malicieux Chœur des trembleurs, au IVe acte d’Isis.Spécialiste de Lully, Christophe Rousset s’est attelé avec bonheur à cet opéra qui regorge de merveilles instrumentales (machine à imiter le vent) et vocales qui lui ont valu tout de même l’attribution « d’opéra des musiciens », tant cette partition est riche de musique et de nouveautés. Ce grand divertissement a été présenté par Christophe Rousset et son équipe de chanteurs et d’instrumentistes au cours de l’été 2019, notamment au Festival de Beaune, et enregistré dans la foulée à la Salle Gaveau à Paris. Il poursuivra sa vie de concerts au cours de la saison 2019-2020. Mené avec une tension permanente et beaucoup d’imagination par Christophe Rousset à la tête de l’Orchestre des Talens Lyriques, du Chœur de chambre de Namur et d’une équipe de solistes soudés dans une parfaite cohérence, cet enregistrement est un des points forts de la rentrée musicale automnale. © François Hudry/Qobuz
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Extraits d'opéra - Paru le 25 octobre 2019 | Aparté

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Les larmes, les plaintes et les tourments d’amour sont, depuis ses débuts, la constante de l’opéra et de ses malheureuses héroïnes. C’est autour de ces thèmes récurrents et si touchants que la soprano Katherine Watson a conçu son premier récital, à travers l’opéra français du Grand Siècle. Largement soutenu par le Centre de musique baroque de Versailles, ce projet dépasse le simple programme discographique par sa conception ambitieuse rejoignant à la fois l’organologie (emploi des instruments, des effectifs et des modes de jeu propres à l’époque baroque) et une musicologie inventive créant une sorte de pasticcio dont ce siècle était friand. Ce magnifique programme mêle subtilement airs d’opéras et pièces instrumentales en présentant les œuvres les plus significatives du règne du Roi Soleil, de Lully (père et fils) à Marin Marais avec la découverte de plusieurs ouvrages oubliés, notamment des morceaux de… Jean-Baptiste Stuck. Contemporain transalpin de Bach né à Livourne, ce virtuose du violoncelle fit partie de « l’ordinaire de la musique du roi » dès 1715, année de la mort de Louis XIV. On apprécie la souplesse et la sensualité de la voix de Katherine Watson, soprano anglaise parfaitement à l’aise dans la langue et le style français, accompagnée avec volupté par l’ensemble Les Ambassadeurs mené avec panache par Alexis Kossenko, épousant les moindres intentions d’une musique basée sur l’affect et les états d'âmes troublées et inquiètes. © François Hudry/QobuzLes fastes de Versailles reprennent vie dans ce programme opératique construit autour de la jeune soprano Katherine Watson et portés par le flûtiste et chef Alexis Kossenko, sous l’égide du Centre de Musique Baroque de Versailles. Combinant airs d’opéra et pièces instrumentales, ce florilège baroque met en avant les œuvres phares du règne du Roi Soleil, d’André Campra à Marin Marais, et redécouvre à l’occasion plusieurs ouvrages oubliés, à l’image d'Orphée de Louis de Lully. Il permet également d’entrevoir la prégnance dramatique des rôles des premières amoureuses, alors reines de la tragédie lyrique, desquelles Katherine Watson se révèle l’interprète idéale. Magnifiés par le velouté de son timbre et la clarté de jeu des Ambassadeurs, ces airs français explorent les tréfonds de l’âme humaine, souvent malmenée par des dieux cupides, tourmentée par les affres amoureuses, mais toujours empreinte de noblesse. © Aparté
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Quatuors - Paru le 11 octobre 2019 | Aparté

Hi-Res Livret Distinctions Diapason d'or - Le Choix de France Musique - Qobuzissime
Six quatuors pour faire entendre ce que Joseph Haydn a apporté à l’histoire de la musique occidentale. Le pari des tout jeunes musiciens du Quatuor Hanson est réussi car ils ont su construire et exprimer la quintessence de son art subtil grâce à leurs fascinantes qualités instrumentales. Après l'écoute de ce premier album éblouissant, on est ébahi devant le génie du compositeur qui invente, avec Boccherini, un genre nouveau, aussitôt abouti. Son titre, All shall not die, est la traduction internationale de l'épitaphe gravée en latin sur la tombe de Haydn (non omnis moriar). Le choix de la formule dit la permanence et l'universalité d'une œuvre.  Soigneusement choisis parmi les différents opus d'un vaste corpus, ces six quatuors touchent autant par leur expression que par la perfection de leur écriture. Rien de superflu, un équilibre parfait des quatre voix et une inspiration de chaque instant. L'ultime Opus 77, inachevé, est contemporain des premiers Quatuors, Op. 18 de Beethoven - chez qui l'on entend la leçon du maître. Plus de deux cents ans après sa mort, Haydn est encore en mal de reconnaissance, un statut qui lui était pourtant octroyé de son vivant. Plus qu’un précurseur, Haydn est un fondateur, un génie dont l’influence a continué d’agir sur ceux qui l’ont suivi, au premier rang desquels Beethoven et Schubert. Ce splendide album le (re)met à sa vraie et juste place en même temps qu'il fait entrer les Hanson de plain-pied dans la discographie des grands. © François Hudry/Qobuz
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Lieder - Paru le 4 octobre 2019 | Aparté

Hi-Res Livret Distinctions Diapason d'or - Choc de Classica
Transcripteur des lieder de Schubert, pianiste virtuose, auteur de puissantes œuvres symphoniques, précurseur de la musique moderne qui va éclore au début du XXe siècle, Franz Liszt est également l’auteur de nombreux lieder et mélodies. Ce grand voyageur européen parlait plusieurs langues, n’hésitant pas à mettre en musique le romantisme allemand à travers les vers de Heine, Schiller, Rellstab ou Goethe, la suavité française de Victor Hugo ou la langue si parfaite des Sonnets de Pétrarque en italien. À 35 ans, le ténor français Cyrille Dubois a déjà une longue carrière derrière lui. Petit chanteur à la Maîtrise de Caen (Normandie), il commence sa carrière de soliste à l’âge de 12 ans, incarnant Miles dans Le Tour d’écrou de Britten à l’Opéra de Lyon, avant d’intégrer l’Atelier lyrique de l’Opéra de Paris en 2010. Dès lors, on le voit sur diverses scènes internationales. Son partenaire Tristan Raës a suivi le cursus du CNSM de Paris, obtenant plusieurs prix dont celui de la classe d’accompagnement d’Anne Le Bozec. Les deux musiciens du Duo Contraste se sont rencontrés il y a plus de dix ans au cours de leurs études. Passionnés par la mélodie qu’ils servent admirablement, ils se consacrent à ce riche répertoire avec un savant mélange de simplicité et de clarté, avec un remarquable sens de la nuance et une expression évitant toute mièvrerie. © François Hudry/Qobuz
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Musique symphonique - Paru le 4 octobre 2019 | Aparté

Hi-Res Livret Distinctions 5 de Diapason
La série "Haydn" du Concert de la Loge se poursuit avec la dernière symphonie "parisienne", la No. 87, surnommée "L'impatiente" par le public qui avait été invité par Julien Chauvin à la baptiser. Julien Chauvin et son orchestre sur instruments d’époque continuent de nous faire danser, trembler et rire à l’écoute des partitions de Haydn tout en exhumant des œuvres qui parurent à la même époque. Toutes nées sous l’impulsion des commandes du Concert de la Loge Olympique – ancêtre et modèle de Julien Chauvin et ses musiciens – ces œuvres tombèrent dans l'oubli au cours du XIXe siècle. Toutes, sauf celles de "Papa Haydn". Cet enregistrement offre l’occasion de découvrir, à la lumière de celles de Haydn, les partitions rares de Grétry, Lemoyne et Ragué. Acclamées à leur création, les pépites de cette période charnière de l'histoire, des années prérévolutionnaires au siècle romantique, revivent enfin ! © Aparté[...] Le Concert de la Loge attaque la Symphonie parisienne sans détour, comme pour satisfaire à une impatience mal contenue. On aime bien cette vivacité qui parcourt la symphonie avec des rythmes soutenus et une alacrité que confortent des bois superbes. [...] Une belle interprétation que Julien Chauvin complète, comme toujours dans cette série, par des œuvres d'autres musiciens ayant pu être jouées aux Concerts de la Loge olympique dans les années 1780. [...] Entre les deux symphonies, Sophie Karthäuser nous livre un bouquet du "nouveau chant français" entre 1770 et 1790. [...] L'engagement dramatique de Karthäuser répond finement à ces oppositions de styles. [...] » (Diapason, octobre 2019 / Jean-Luc Macia)
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Piano solo - Paru le 27 septembre 2019 | Aparté

Hi-Res Livret Distinctions 5 de Diapason
Quarante ans ! C’est le temps qui sépare le premier enregistrement par Bruno Rigutto des Nocturnes de Chopin (EMI) de ce nouvel enregistrement, longuement mûri. Le pianiste français a fréquenté ce corpus toute sa vie, conférant à ce nouvel enregistrement un caractère fascinant, et une patine que seul le temps du travail intérieur de l’imagination peut offrir. Pour Bruno Rigutto, jouer la musique de Chopin tient du mystère sympathique des résonances entre la sensibilité de l’interprète et les affects à fleur de partition du compositeur. L’alchimie est complète, l’interprète puisant en lui les atmosphères au moyen de choix inspirés et de dosages subtils de nuances et de phrasés. Enfin, tous deux se confondent puisque le programme suit ici l’ordre chronologique de composition des Nocturnes, faisant défiler le film sonore de la vie intérieure de Chopin. © Aparté
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Musique de chambre - Paru le 21 juin 2019 | Aparté

Hi-Res Livret Distinctions 5 de Diapason
Le violoniste Thibault Noally a imaginé pour son ensemble Les Accents une nouvelle aventure musicale placée sous la figure tutélaire et inspirante de Johann Sebastian Bach. Sont convoqués tour à tour des contemporains illustres ou plus discrets, tous auteurs de concertos : Telemann, Fasch, Förster… Éclairé par la lumière méridionale qui émane des œuvres du baroque allemand, cet album jubile et vibre du plaisir évident des musiciens à se retrouver dans ce troisième enregistrement pour Aparté. Guidés par les chefs-d’œuvre du Cantor de Leipzig, les musiciens cheminent par les allées du XVIIIe siècle s’orientant au son du violon de Thibault Noally. Dans son élément, ce dernier dialogue avec agilité avec ses complices dans les doubles concertos pour flûte à bec ou hautbois. © Aparté
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Piano solo - Paru le 14 juin 2019 | Aparté

Hi-Res Livret Distinctions 5 de Diapason
Après un enregistrement dédié à Mozart, François Chaplin se tourne vers les derniers opus pour piano seul de Brahms. Les Rhapsodies, amples partitions tendues par une puissante impulsion motrice, ouvrent la voie à la dernière manière du compositeur, le Brahms de la sobriété mélancolique. Loin des œuvres symphoniques, les Intermezzi des Opus 117 et Opus 118, véritables miniatures, dévoilent plus pudiquement l’imaginaire intime du créateur. Les Klavierstücke, « berceuses de la douleur », ainsi que Brahms les surnommait lui-même, sont composés l’été dans la campagne autrichienne, chère à ce robuste Allemand du Nord. L’émotion qui s’en dégage est d’autant plus intense qu’on y mesure son évolution artistique. Un cheminement dont François Chaplin s’applique à faire ressortir la poésie feutrée d’un lyrisme contenu. © Aparté« François Chaplin [...] désépaissit les textures, désembrunit les climats, contrôle les effusions. [...] Urgence, trépidation, rêverie : le caractère de chaque pièce est soupesé. [...] Le kaléidoscope des nuances déployées par l'interprète témoigne de son inventivité.» (Diapason, octobre 2019 / Jérôme Bastianelli)
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Intégrales d'opéra - Paru le 7 juin 2019 | Aparté

Hi-Res Livret Distinctions 5 de Diapason - Gramophone Editor's Choice - Choc de Classica
Alors que Mozart était boudé par la capitale française, Antonio Salieri eut droit à des commandes de l’Académie Royale de Musique (Opéra de Paris), collaboration fructueuse qui fut tranchée nette par la Révolution. Après le succès de son ouvrage Les Danaïdes, composé pour Paris en 1784, Salieri travaille d’arrache-pied avec Beaumarchais, tout auréolé du succès et du scandale de son Figaro, à un nouveau projet qui deviendra Tarare. Beaumarchais se met sans vergogne en vedette, organisant habilement son autopromotion et suivant les répétitions pour s’assurer que l’orchestre joue pianissimo afin que ses vers aient la primauté sur le spectacle. Il trouve d’ailleurs que la musique est envahissante alors qu’elle ne devrait être là que pour « embellir la parole ». Créé un an après Les Noces de Figaro de Mozart, modérément appréciées à Vienne avant qu’elles ne triomphent à Prague, Tarare fut un immense succès parisien qui a réussi à se maintenir au répertoire en dépit des remous politiques, avant que l’ouvrage ne sombre dans l’oubli vers 1826 – on cesse ensuite de le présenter. Le livret de Beaumarchais fut aussitôt adapté en italien par… Lorenzo Da Ponte, pour être présenté avec un égal succès à Vienne. Mi tragédie-lyrique, mi opéra-comique, Tarare est pimenté par un certain orientalisme. Après avoir ressuscité Les Danaïdes et Les Horaces, Christophe Rousset achève le cycle de ses enregistrements dédiés aux opéras écrits en français par Salieri pour le public parisien. Tarare est bien de son siècle, celui des Lumières, utilisant le pouvoir des arts pour combattre le despotisme sous toutes ses formes. Grâce à son excellente distribution et à la vivacité de la direction de Christophe Rousset, cet enregistrement permet de juger sur pièces et d’évaluer pleinement l’abîme qui sépare un honnête musicien de talent d’un génie solitaire et solaire comme Mozart. © François Hudry/Qobuz
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Classique - Paru le 19 avril 2019 | Aparté

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« Juste après le bon Dieu vient papa ! ». Ainsi s’enthousiasme Wolfgang quand il parle de son père Leopold. En 2019, c’est le père d’Amadeus qui est célébré dans le nouvel enregistrement du label Aparté : pour son 300e anniversaire, Leopold s’offre une magnifique version de sa Missa Solemnis. Alessandro De Marchi, le successeur de René Jacobs à la direction artistique du Festival de Musique ancienne d’Innsbruck, dirige la très belle Bayerische Kammerphilharmonie d’Augsburg, qui n’est autre que la ville natale de Leopold. En rendant hommage au père, cet album honore en quelque sorte le créateur et par la même occasion réhabilite celui qui fut pendant des siècles relégué dans l’ombre de son fils. À tel point que la Missa Solemnis de Leopold fut longtemps attribuée au jeune Wolfgang. Mais la messe n’est pas dite et c’est à Augsburg, sa ville natale, que l’héritage de Leopold Mozart est justement remis sur le devant de la scène. Les musiciens de la Bayerische Kammerphilharmonie et du chœur Das Vokal Projekt se sont employés à faire sonner ce qui n’est plus et ce qui n’est pas encore, dans cette partition classique. Aidés dans cette démarche par le chef Alessandro De Marchi, ils extraient de son style contrapuntique rigoureux toute la saveur napolitaine de cette messe. Pour qui cherchait désespérément sur le marché de l’occasion le seul enregistrement de la Missa Solemnis datant de 1982 et épuisé depuis longtemps, il y a désormais ce nouvel enregistrement, indispensable ! © Aparté
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Concertos pour clavier - Paru le 12 avril 2019 | Aparté

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Les deux concertos pour piano de Chopin sont l’œuvre d’un tout jeune compositeur parti à l’assaut de la capitale. Puissants et virtuoses, ils accueillent aussi bien les frasques romantiques du concertiste qu’est déjà Frédéric Chopin à vingt ans, que ses épanchements les plus sensibles. Cette dualité est ici mise en valeur par une interprétation sur instruments d’époque en formation de chambre. Des choix qui sont autant d’indices pour reconnaître à la manœuvre de cet enregistrement les musiciens du Quatuor Cambini-Paris et leurs complices : David Lively dans le rôle du soliste et Thomas de Pierrefeu à la contrebasse. Héritier direct du legs pianistique de Chopin grâce à une tradition transmise de professeur en disciple, David Lively a choisi un piano Érard d’époque (1836) pour ce programme qui se présente comme une "version de poche" de ces concertos. L’effectif qui unit le piano au quintette renoue avec la tradition du genre : avant de passer sous les feux de la rampe des grandes salles de concert, les compositeurs et pianistes comme Chopin jouaient leurs nouvelles partitions dans des salons mélomanes et mondains. Mais le large ambitus couvert par les cordes et la richesse de la sonorité du pianoforte respectent la dimension symphonique de ces pièces. Une réalisation ambitieuse. © Aparté

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