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Mind Enterprises

L’Italien Andrea Tirone s’est tourné vers un ami d’enfance pour l’aider à trouver la nouvelle direction de son projet solo électronique baptisé Mind Enterprises. Plus précisément, il s’est tourné vers le disque dur qu’un vieil ami lui avait donné. « Je cherchais de l’inspiration. Je l’ai branché et je suis tombé sur une mine de sons fantastiques ». Le disque dur en question lui venait de Salvatore Principato, chanteur du groupe mythique new-yorkais post-punk Liquid Liquid. Leurs chemins s’étaient croisés en 2011 quand Principato avait produit un EP pour l’ancien groupe d’Andrea, Did, une formation de post-punk pointu basé à Turin. Mais lorsqu’il s’est mis à fouiller dans les morceaux du disque de Principato, la musique qui l’a attiré n’avait rien à voir avec de la no-wave new-yorkaise des années 80. Au lieu de cela, c’est Fever qui l’a séduit, le jam garage-funk vintage de Jingo, un musicien kenyan des années 70.

« C’était la clé pour commencer l’exploration. J’ai commencé à écouter beaucoup d’afro-funk du Nigeria et du Ghana, et ma façon de composer en a été́ complétement transformée ». Soudainement, Tirone s’est aussi mis à voir Mind Enterprises comme un projet plus dynamique et tourné vers l’extérieur : « Avant, mes chansons étaient plus intérieures, je me parlais timidement à moi-même. Aujourd’hui, j’ai le sentiment de pouvoir parler un peu plus au monde extérieur ». A 29 ans, il finit de travailler sur Idealist, le premier album (Qobuzissime !) de Mind Enterprises qui convoque aussi bien le côté électronique de Todd Terje que le disco d’inspiration ouest-africaine de William Onyeabor. Même avant sa rencontre avec Principato, Tirone cherchait à dépasser le côté insulaire de la scène alternative italienne dont il faisait partie à Turin. « J’ai quitté́ l’Italie car je m’y sentais un peu coincé, je ne trouvais pas le bon moyen de m’exprimer », dit-il. Son désir d’élargir son horizon musical et de trouver un nouveau public pour les expériences électroniques qu’il créait sur son laptop l’ont mené́ de l’Italie du Nord à Londres – et à son studio dans un cabanon de jardin à Clapton.

« Il fait un peu humide et froid et il y a des grosses araignées ! », dit en riant le cerveau de Mind Enterprises. « Mais c’est super d’avoir un studio qui ne soit pas dans ma chambre, parce que tu tombes vite dans le piège de ne jamais quitter ta chambre. Même le fait d’aller au fond du jardin me donne une nouvelle manière de travailler ». Mais le lieu de travail ne raconte qu’une partie de l’histoire. Comme le suggère son nom, Mind Enterprises a toujours eu pour but de puiser dans l’imaginaire d’Andrea Tirone et depuis son arrivée à Londres en 2012, il dit avoir écrit des centaines de brouillons de chansons. Le premier résultat de cette exploration musicale à atteindre un public plus large aura été́ l’EP électro-soul My Girl en 2013. Mais, confronté au défi de le faire suivre par un premier album l’année d’après, Andrea admet s’être « un peu perdu ».

« J’ai mis à peu près six mois pour arriver à imaginer ce que serait ce disque. Et puis j’ai du mal à lâcher prise! J’ai besoin de contrôler chaque minuscule partie de ma musique, de l’enregistrement au mastering. L’inconvénient est que c’est parfois difficile de garder une vision objective de ce que tu es en train de faire. Ça prend du temps pour arriver à quelque chose de bien ». La récompense vient sous la forme d’un album qui offre un mélange enivrant de rythmes changeants, d’une production contemporaine et d’une composition de chansons ouverte ment émotionnelles. Utilisant des instruments plutôt que des sons venant de logiciels, et plaçant son fameux falsetto au centre du mixe, Mind Enterprises offre une interprétation fraiche et distinctive d’une funk électro new-wave inaugurée par Metronomy et LA Priest, de l’afrobeat futuriste du morceau d’ouverture Idealistic au funk modulaire de Lover Boy et le groove house ralenti de Confusion.

C’est aussi de la musique pour faire danser les gens, même si Andrea Tirone insiste pour dire qu’il n’a pas été́ directement influencé par son expérience de la club culture londonienne. En fait, lassé des excès de cette culture (« Je préfère la stimulation musicale à la stimulation chimique »), il a repris contact avec la musique live et est en train de former un groupe qui l’aidera à jouer sa musique dans des endroits où le public vient plus pour écouter que pour danser. « J’ai un peu changé ma démarche par rapport à la musique de club », admet-il. « Lorsque j’écrivais cet album, je me disais que c’était de la dance music, mais à ma sauce. C’est ce que j’aimerais entendre si j’allais voir un concert. Des chansons, oui, mais des chansons dansantes. C’est le but ultime de ce disque »…

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