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Louis Chedid

A 65 ans, Louis Chedid publie coup sur coup un nouvel album, Deux fois l’infini, et une intégrale, saluant par la même son 40ème disque. Prolifique, le chanteur sait prendre son temps pour concocter de jolies aventures, sincères et émouvantes. La dernière, il l’a quasiment gravée tout seul, comme lors de ses premiers enregistrements. Tout juste s’est-il assuré de la complicité de Samy Osta (multi-instrumentiste, remarqué auprès de Rover) qui apparaît çà et là soit au mellotron, soit à la steel guitare ou à la guitare indienne.
D’origine libanaise, né le 1er janvier 1948 (sa maman est la romancière Andrée Chedid) à Ismaïlia, il débarque à Paris sept mois plus tard. Élève peu assidu car surtout passionné de littérature, cinéma et musique, il obtient malgré tout son bac en 1968. Toujours autant passionné de cinéma, il finira par devenir stagiaire monteur, puis assistant en 1970. Cette même année, avec sa femme Marianne, journaliste-styliste dans des magazines de décoration, il a une fille Emilie. Son fils Matthieu naîtra un an plus tard. Ils auront un autre fils Joseph en 1986 et une autre fille Anna en 1987. En 1973, alors qu'il est chef monteur à Gaumont, le jeune homme est remarqué par François Bernheim, directeur artistique de la maison Barclay, et lui fait enregistrer un disque, son premier album, Balbutiements, qui passe inaperçu car son style ne correspond pas à la vague disco qui déferle alors sur la France. Fan de Django Reinhardt qu’il avait découvert à 12 ans, il se lance dans la musique.
L'année suivante, il signe chez CBS un contrat pour trois ans avec un album par an (l'un d'eux contiendra Hold-up, qu'il reprendra en 1985 avec un clip remarqué réunissant Gérard Jugnot, Alain Souchon et Claude Brasseur.
Mais le succès arrive véritablement en 1977 et en 1978 avec des titres comme La belle et T'as beau pas être beau (les chœurs sont assurés par ses enfants Émilie et Matthieu), sortis en singles, qui obtiennent la reconnaissance du public.
En 1981, Ainsi soit-il est aux premières places du hit-parade et fait véritablement ses premières scènes.
En 1984, il signe la musique du film Pinot simple flic de Gérard Jugnot. L’année suivante, le titre Anne, ma sœur Anne, qui dénonce le retour des crimes nazis en France à travers le martyr d'une enfant prénommée Anne, marque les esprits et devient un de ses plus grands succès, un des classiques de son répertoire. Il publie un roman autobiographique, 40 berges blues en 1992.
En tant que musicien, il est le compositeur du conte musical Le soldat rose, créé en 2006, dont les chansons sont interprétées entre autres par son fils -M-, Sanseverino, Vanessa Paradis, Jeanne Cherhal, Francis Cabrel (qui prendra sa suite lors de la deuxième édition de ce Soldat rose en 2013), Alain Souchon et Benabar.
Avec son quarantième album, enregistré « à l’ancienne », quasiment seul, un peu à la manière d’un Paul McCartney ou d’un Stevie Wonder, jouant de tous les instruments, Louis Chédid apparaît là, « presque plus Louis Chédid que d'habitude, comme si être seul lui laissait toute latitude pour retourner à ses lieux favoris – un peu comme le vieux célibataire fréquente assidûment les mêmes restaurants, où il choisit toujours le même menu. Qu'on ne s'étonne pas, alors, qu'il revienne à la plus souriante mélancolie amoureuse, à ses étonnements sur l'état moral du monde dans lequel il vit, à l'introspection complice... » écrit Bertrand Dical.
Après tout, c'est ce qu'il fait le mieux, c'est ce qu'il préfère et c'est aussi ce que nous préférons de lui.

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