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Keren Ann

Benjamin Biolay et la Chambre avec vue offerte à Henri Salvador sont bien loin et Keren Ann a vite avancée seule. Cette fan des 60’s a toujours bien caché son jeu. Sous l'apparente fragilité d'une rêveuse et derrière les notes feutrées de ses chansons se cache en fait une vraie artisane, précise et déterminée qui connait parfaitement l’histoire du rock, de la pop et de la chanson. On ne l'imaginait certes pas errer nonchalamment dans les champs, pieds nus, en robe Laura Ashley, des pâquerettes plein les cheveux, mais la dimension internationale qu’a rapidement pris sa carrière renforça sa stature…


Un père israélien, une mère hollandaise, une naissance en Terre Sainte le 10 mars 1974, Keren Ann qui grandira au Pays Bas puis en France n'a finalement connu que la mobilité. « À la maison, on parlait anglais avec un accent pourri, néerlandais et hébreux. Le français est venu plus tard. Mais j'ai écrit mes premiers textes en français. Ma mère écoutait en boucle Françoise Hardy et Gainsbourg. C'était les rares artistes français pour qui le son et la musique étaient aussi importants que les paroles». Elle jongle ainsi entre français et anglais. «La langue choisie dépend de la mélodie. Je pense à des images ou à des rythmes, pas dans une langue en particulier. C'est depuis qu'on me pose la question que je me la suis posée».


A côté de ses icônes sixties françaises, Keren Ann a étoffé son panthéon d'autres valeurs sûres anglo-saxonnes: Velvet Underground, Beatles, Beach Boys, Joni Mitchell, Lee Hazlewood, Johnny Cash… On lui fait donc souvent le coup du trait d'union entre le Velvet de Stephanie Says et Françoise Hardy. «On m'en a sorti d'autres… Tant qu'on me compare à des artistes que j'aime, ça ne me dérange pas… Mon père était plutôt Elvis et Sinatra que j'adore également». Fascinée par le son de ses albums fétiches, elle a produit seule l'intégralité de la plupart de ses propres disques. «Le studio est une partie essentielle de mon travail. L'écriture pure c'est ce qu'il y a de plus sincère et instinctif. Mais ce qui touche à la production et au son me passionne de plus en plus. A partir de mon troisième album, j'ai commencé à enregistrer ma voix chez moi, je ne pouvais plus faire entrer d'éléments extérieurs, bref je devais poursuivre seule. Désormais j'arrive sans problème à me détacher de ma voix. Un must de son? La production des albums acoustiques de Bruce Springsteen: Nebraska, The Ghost Of Tom Joad et Devils & Dust. C'est authentique et extraordinaire. L'âme musicale de ces disques est fantastique».


Keren Ann n'était pas née, ou presque, lorsque sévissaient les groupes qui habitent son imaginaire. «Un jour on réalise qu'on n'est pas là pour dépasser ces gens. Il faut juste foncer et faire, sans se poser de question. Moins on analyse, plus on fait ! J'écris juste pour donner une forme physique à quelque chose coincé à l'intérieur de moi». En quinze ans, la Franco-néerlando-israélienne partageant sa vie entre New York et Paris a publié sept albums. Un tous les deux ans en quelque sorte : La Biographie de Luka Philipsen en 2000, La Disparition en 2002, Not Going Anywhere en 2003, Nolita en 2004, Keren Ann en 2007, 101 en 2011 et You're Gonna Get Love en 2016. © MZ/Qobuz

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Discographie

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