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Les albums

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Rock - Paru le 30 mars 2012 | Nonesuch

Livret Distinctions Sélection Les Inrocks - Le top 6 JAZZ NEWS
Dan Auerbach des Black Keys est venu prêter main forte au maître incontesté du rock soul vaudou made in New Orleans en produisant ce Locked Down et en engageant lui-même les (jeunes) musiciens venus jouer les nouvelles incantations du vieux sorcier du bayou âgé de 71 printemps. On connait le potentiel des Keys en matière de blues soul sainement sale, aussi, la rencontre au sommet ne pouvait qu'accoucher d'étincelles magiques. Le gumbo final du bon vieux Docteur est assez savoureux dans son mélange de grooves rhythm'n'blues vintage à souhait, de solos furieux, de rock'n'roll roots et de blues gorgé de soul.
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Rock - Paru le 20 décembre 2005 | Rhino - Elektra

Distinctions Discothèque Idéale Qobuz
Le disque révélateur en 1968 d’un nouveau « caractère » dans le petit monde de la rock music. D’emblée Mac Rebennack présente son personnage, « Dr. John The Night Tripper, avec son sachet de gris-gris, je viens du bayou, je suis le gris-gris man ». Le ton est donné dès « Gris-Gris Gumbo Ya-Ya » : on est aussitôt plongé dans la fête du mardi gras en plein quartier français de La Nouvelle Orleans. Le sautillant « Mama Roux » avec percussions et chœurs féminins sur la voix éraillée de Dr. John qui marmonne et intègre jargon et argot dans un texte à la gloire d’une sorcière vaudou, est un régal de pur funk soul. Installé depuis deux ans comme musicien de séances à Los Angeles, le bon docteur exploite une idée qui lui trottait dans la tête : créer un concept basé sur un légendaire illusionniste moitié sorcier vaudou qui sévissait à La Nouvelle Orleans au milieu du 19ème siècle. Les textes pleins de mystères à bon marché dépeignent une cité caricaturée, avec ses mystères, ses traditions culinaires, son ambiance glauque et festive, et une identité musicale unique. Nous sommes en plein mysticisme, pas très loin du jazz d’avant garde, avec ses chants incantatoires, l’usage bizarre des instruments à vent et à cordes. Le long et sensuel « I Walked On Guilded Splinters » est particulièrement remarqué, parfaite conclusion à ce disque baroque et hors du temps.Avec l’aide du producteur Harold Battiste, les musiciens louisianais enregistrent aux fameux studios Gold Star à L.A. entre deux séances de Sonny & Cher pour le label qu’ils partagent aussi, Atco, le duo enregistrant lui les chansons du premier film de William Friedkin, Good Times. Dr. John y joue surtout de la guitare, ayant récupéré l’usage de son annulaire de la main gauche. Surgissant totalement à contre courant de la pop contemporaine, il ne se vend pas, mais son exotisme en fait aussitôt un « album culte » accepté par le public hippie, et encourage Atlantic à produire cinq autres albums de l’artiste, similaires dans l’esprit, mais musicalement plus proches du blues et du funk. © Jean-Noël Ogouz / Music-Story
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Soul - Paru le 15 septembre 2017 | Rhino Atlantic

Distinctions 4F de Télérama
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R&B - Paru le 9 septembre 2014 | Rhino Atlantic

Hi-Res
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R&B - Paru le 20 décembre 2005 | Rhino Atlantic

Hi-Res
Le disque révélateur en 1968 d’un nouveau « caractère » dans le petit monde de la rock music. D’emblée Mac Rebennack présente son personnage, « Dr. John The Night Tripper, avec son sachet de gris-gris, je viens du bayou, je suis le gris-gris man ». Le ton est donné dès « Gris-Gris Gumbo Ya-Ya » : on est aussitôt plongé dans la fête du mardi gras en plein quartier français de La Nouvelle Orleans. Le sautillant « Mama Roux » avec percussions et chœurs féminins sur la voix éraillée de Dr. John qui marmonne et intègre jargon et argot dans un texte à la gloire d’une sorcière vaudou, est un régal de pur funk soul. Installé depuis deux ans comme musicien de séances à Los Angeles, le bon docteur exploite une idée qui lui trottait dans la tête : créer un concept basé sur un légendaire illusionniste moitié sorcier vaudou qui sévissait à La Nouvelle Orleans au milieu du 19ème siècle. Les textes pleins de mystères à bon marché dépeignent une cité caricaturée, avec ses mystères, ses traditions culinaires, son ambiance glauque et festive, et une identité musicale unique. Nous sommes en plein mysticisme, pas très loin du jazz d’avant garde, avec ses chants incantatoires, l’usage bizarre des instruments à vent et à cordes. Le long et sensuel « I Walked On Guilded Splinters » est particulièrement remarqué, parfaite conclusion à ce disque baroque et hors du temps.Avec l’aide du producteur Harold Battiste, les musiciens louisianais enregistrent aux fameux studios Gold Star à L.A. entre deux séances de Sonny & Cher pour le label qu’ils partagent aussi, Atco, le duo enregistrant lui les chansons du premier film de William Friedkin, Good Times. Dr. John y joue surtout de la guitare, ayant récupéré l’usage de son annulaire de la main gauche. Surgissant totalement à contre courant de la pop contemporaine, il ne se vend pas, mais son exotisme en fait aussitôt un « album culte » accepté par le public hippie, et encourage Atlantic à produire cinq autres albums de l’artiste, similaires dans l’esprit, mais musicalement plus proches du blues et du funk. © Jean-Noël Ogouz / Music-Story
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Blues - Paru le 12 juin 1992 | Warner Jazz

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R&B - Paru le 28 février 2003 | Parlophone UK

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R&B - Paru le 15 mars 2005 | Rhino Atlantic

Hi-Res
Le plus célèbre album de Dr. John est une collection de standards locaux du rhythm ‘n’ blues de New Orleans, présentés dans une fusion de styles musicaux différents, un hommage (qui sera suivi de bien d’autres) à sa ville natale, joué en compagnie de ses vieux compagnons de route et de clubs, parmi lesquels les vétérans Harold Battiste et Lee Allen aux cuivres, Alvin Robinson, Ronnie Barron, et sept choristes. Il est co-produit par Battiste et par Jerry Wexler le co-patron producteur d’Atlantic, qui prend enfin le personnage insolite au sérieux. Qui semble remercier en reprenant le classique de Ray Charles « Mess Around » composé pour lui par le fondateur d’Atlantic, Ahmet Ertegun. Le reste du matériel est imparable, et le piano omniprésent, sauf dans « Let The Good Times Roll » où Dr. John utilise sa guitare et « Big Chief » où il chante seulement. Gumbo est un festival flamboyant de joie de vivre et de bonne humeur, où tout est bon à manger, comme dans le plat régional qu’il symbolise dans son titre. « Iko Iko » (sur les fameuses parades de rues), « Junko Partner » (les compagnons de drogue), « Stack-A-Lee » (sur les jeux d’argent), « Those Lonely Nights » de son copain le guitariste de blues Earl King, un long medley de chansons de son mentor Huey « Piano » Smith, et bien sûr l’inévitable et emblématique « Tipitina » de Henry Bird (alias Professor Longhair), sûrement la plus célèbre ritournelle issue de cette partie de l’Amérique du Nord au passé mystérieux, aux paysages ensorceleurs, véritable carrefour de superstitions et de cultures, musicale en premier lieu, berceau du jazz, du funk, et de la musique noire en général. © ©Copyright Music Story Jean-Noël Ogouz 2017
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Rock - Paru le 15 mars 2005 | Rhino - Elektra

Le plus célèbre album de Dr. John est une collection de standards locaux du rhythm ‘n’ blues de New Orleans, présentés dans une fusion de styles musicaux différents, un hommage (qui sera suivi de bien d’autres) à sa ville natale, joué en compagnie de ses vieux compagnons de route et de clubs, parmi lesquels les vétérans Harold Battiste et Lee Allen aux cuivres, Alvin Robinson, Ronnie Barron, et sept choristes. Il est co-produit par Battiste et par Jerry Wexler le co-patron producteur d’Atlantic, qui prend enfin le personnage insolite au sérieux. Qui semble remercier en reprenant le classique de Ray Charles « Mess Around » composé pour lui par le fondateur d’Atlantic, Ahmet Ertegun. Le reste du matériel est imparable, et le piano omniprésent, sauf dans « Let The Good Times Roll » où Dr. John utilise sa guitare et « Big Chief » où il chante seulement. Gumbo est un festival flamboyant de joie de vivre et de bonne humeur, où tout est bon à manger, comme dans le plat régional qu’il symbolise dans son titre. « Iko Iko » (sur les fameuses parades de rues), « Junko Partner » (les compagnons de drogue), « Stack-A-Lee » (sur les jeux d’argent), « Those Lonely Nights » de son copain le guitariste de blues Earl King, un long medley de chansons de son mentor Huey « Piano » Smith, et bien sûr l’inévitable et emblématique « Tipitina » de Henry Bird (alias Professor Longhair), sûrement la plus célèbre ritournelle issue de cette partie de l’Amérique du Nord au passé mystérieux, aux paysages ensorceleurs, véritable carrefour de superstitions et de cultures, musicale en premier lieu, berceau du jazz, du funk, et de la musique noire en général. © ©Copyright Music Story Jean-Noël Ogouz 2017
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Pop - Paru le 8 février 2005 | Rhino - Elektra

La grande rencontre attendue entre Dr. John et l’arrangeur producteur Allen Toussaint a enfin lieu. Ils s’entourent  évidemment des Meters et le résultat est à la hauteur des espérances, petit joyau de funk rock boogie qui se démarque des productions « roots » précédentes. « Right Place Wrong Time » ouvre le bal avec un riff de piano électrique et des flammèches de cuivres, sur un rythme funky imparable, et un pont illuminé par la guitare de David Spinozza ; ce titre sera l’unique hit de la carrière (solo) de Dr. John, n°9 le 30 juin 1973, et soutiendra l’album commercialement. Sa mention de « Brain Salad Surgery » est une expression argotique signifiant la fellation, aussitôt adoptée la même année par le trio Emerson Lake & Palmer pour titre de son album et un morceau publié en 45 tours.   Mac Rebennack a composé la majeure partie des morceaux dont le gospelisant « Peace Brother Peace », sauf le trépidant « Travelling Mood » ponctué par son jeu de piano reconnaissable, et la contribution d’Allen Toussaint « Life ». C’est néanmoins le charmant « Such A Night » qui remporte l’affaire, écrit dix ans auparavant, prétexte à une partie de piano entêtante, et que son auteur revitalisera lors du concert The Last Waltz avec le Band trois ans plus tard. L’un des meilleurs albums « funk » de l’histoire, pourtant dirigé et composé par un musicien blanc. © ©Copyright Music Story Jean-Noël Ogouz 2017
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R&B - Paru le 19 mai 2014 | Rhino Atlantic

Hi-Res
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R&B - Paru le 19 janvier 2000 | Parlophone UK

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R&B - Paru le 11 juin 2004 | Parlophone UK

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Rock - Paru le 17 mai 2005 | Rhino - Warner Records

Le concept « The Night Tripper » rangé au grenier, Dr. John se tourne vers la musique qui a bercé son enfance, le jazz vocal, dix ans après son précédent album de chansons. Le choix des titres est minutieux pour ce disque élégant réalisé avec le producteur-maison de Warner, Tommy LiPuma, où ils s’approprient quelques standards du genre. En premier lieu ce « Makin’ Whoopee » réjouissant et coquin, vieille scie d’Eddie Cantor (1928) où il badine en duo avec Rickie Lee Jones ; tous deux recevront un Grammy award pour leur performance. Il puise dans le répertoire de Duke Ellington son célèbre « In A Sentimental Mood » dont les cordes sont arrangées par Marty Paich, le père de David Paich du groupe Toto, emballé avec les musiciens Hugh McCracken (guitare), Marcus Miller (basse) et Jeff Porcaro le batteur de Toto. C’est magnifique, un brin passéiste, surtout le standard écrit par les mêmes auteurs que « Makin’ Whoopee », et popularisé en 1939 dans une version définitive par Frank Sinatra. Une collection dominée par son piano omniprésent, et par l’incontournable « Love For Sale » de Cole Porter qu’il traite sur un tempo enlevé assez iconoclaste mais bien efficace. A écouter après minuit de préférence, et bien accompagné, comme Dr. John. © ©Copyright Music Story Jean-Noël Ogouz 2017
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Jazz - Paru le 1 novembre 2019 | Orange Music

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R&B - Paru le 20 décembre 2005 | Rhino Atlantic

Hi-Res
Quatrième album de Dr. John The Night Tripper, il était conçu comme un triple album, le soleil figurant la musique qu’on écoute au réveil, l’herbe qu’on mange ou qu’on fume, et la lune évocatrice de la musique qu’on écoute la nuit, propice aux rêves. De passage en Europe en 1970 pour des festivals (au Pays de Galles, à Montreux en Suisse ou à Amsterdam), il réunit à Londres toute une pléiade de musiciens locaux, comme Graham Bond, Mick Jagger, Doris Troy, Eric Clapton et sa section rythmique de l’époque, Carl Radle et Jim Gordon, et toute une ribambelle de percussionnistes africains et antillais…  « on avait assez de musiciens pour monter six groupes ! » (Dr. John).Des heures d’enregistrements sont envoyées à Los Angeles pour le mixage, mais les bandes sont sabotées par ses deux managers et le disque final n’est qu’un sauvetage opéré par l’artiste avec l’aide de l’ingénieur du son d’Atlantic, Tom Dowd. Le résultat final, humide comme le bayou, est néanmoins son meilleur album depuis GRIS-gris, et annonciateur du festin suivant. Le shuffle de « Familiar Reality » , co-écrit avec Jessie Hill (son ode au mardi gras « Ooh Poo Pah Doo » en 1960) est particulièrement savoureux, avec ses percussions « jungle », parties de cuivres, et de guitare slide d’Eric Clapton. © ©Copyright Music Story Jean-Noël Ogouz 2017
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Rock - Paru le 20 décembre 2005 | Rhino - Elektra

Quatrième album de Dr. John The Night Tripper, il était conçu comme un triple album, le soleil figurant la musique qu’on écoute au réveil, l’herbe qu’on mange ou qu’on fume, et la lune évocatrice de la musique qu’on écoute la nuit, propice aux rêves. De passage en Europe en 1970 pour des festivals (au Pays de Galles, à Montreux en Suisse ou à Amsterdam), il réunit à Londres toute une pléiade de musiciens locaux, comme Graham Bond, Mick Jagger, Doris Troy, Eric Clapton et sa section rythmique de l’époque, Carl Radle et Jim Gordon, et toute une ribambelle de percussionnistes africains et antillais…  « on avait assez de musiciens pour monter six groupes ! » (Dr. John).Des heures d’enregistrements sont envoyées à Los Angeles pour le mixage, mais les bandes sont sabotées par ses deux managers et le disque final n’est qu’un sauvetage opéré par l’artiste avec l’aide de l’ingénieur du son d’Atlantic, Tom Dowd. Le résultat final, humide comme le bayou, est néanmoins son meilleur album depuis GRIS-gris, et annonciateur du festin suivant. Le shuffle de « Familiar Reality » , co-écrit avec Jessie Hill (son ode au mardi gras « Ooh Poo Pah Doo » en 1960) est particulièrement savoureux, avec ses percussions « jungle », parties de cuivres, et de guitare slide d’Eric Clapton. © ©Copyright Music Story Jean-Noël Ogouz 2017
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R&B - Paru le 4 août 1998 | Parlophone UK

Après une nouvelle incursion nostalgique dans le répertoire du rhythm ‘n’ blues de New Orleans en 1992 avec Goin’ Back To New Orleans, suivi de deux albums studio pas très intéressants et d’un premier album « live » un peu compassé, le pianiste le plus réputé parmi ses pairs propose ici un album déroutant, enregistré aux studios Abbey Road à Londres avec des musiciens britanniques, sous la direction remarquable du vétéran John Leckie (Pink Floyd, George Harrison, Radiohead, The Stone Roses, Muse, XTC, Simple Minds, The Verve, entre autres). Le résultat est hybride et palpitant, Dr. John brouillant les pistes (rock, pop, funk, psychédélique) plongé dans un environnement de musiciens qui ne lui est pas vraiment familier mais dans lequel il semble beaucoup s’amuser. Il renoue avec le mystère vaudou sur les feutrés « Ki Ya Gris Gris » et « John Gris », est assez décalé dans son « Voices In My Head » où il tangue sur la guitare fuzz de Gaz Coombes du groupe Supergrass, et règle ses comptes avec Dieu sur le parlé « Hello God » et ses chœurs Gospel. Il s’éclate visiblement sur son « Party Hellfire » où il force son chant avec Paul Weller, et s’intègre, très à l’aise, dans le parlé « I Don’t Wanna Know » de John Martyn (toujours avec l’ami Weller) traité avec nonchalance et abandon. Le reste de l’album est à l’avenant, lorgne encore vers le jazz et le vaudou : « I Like Ki Yoka » et le ténébreux « The Olive Tree » et ses percussions diaboliques. Les deux points chauds de Anutha Zone, il faut les chercher à son terme : « Soulful Warrior », exercice funky hypnotique de haute volée au texte autobiographique, et le phénoménal « Sweet Home New Orleans » de conclusion, ode à la musique de sa ville natale, festival funky où il passe en revue en « laissant le bon temps rouler » les parades du mardi gras, les défilés des enterrements joyeux, la nourriture évidemment, soutenu par une partie de cuivres évocatrice, et accompagné par les percussionnistes du Beta Band et deux choristes féminines déchaînées. © ©Copyright Music Story Jean-Noël Ogouz 2017
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R&B - Paru le 25 avril 2006 | Parlophone UK

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Jazz - Paru le 1 septembre 2014 | Proper Records

En matière de célébration festive, Dr. John n'est pas le dernier à se prêter au jeu. Malgré ses 73 ans du moment et ses deux cannes, il parade encore sur les scènes du monde entier, toujours prêt à diffuser son gumbo musical nourri de boogie woogie, de rhythm'n'blues, de funk et de rock. Et en digne fils de la Nouvelle-Orléans, le bon vieux docteur s'est plié à une cure de rajeunissement en suivant les conseils prodigués par Louis Armstrong à ses débuts : « Do my music your way ».À la tête d'une caravane de chanteurs et de musiciens, Malcolm John « Mac » Rebennack s'exécute comme il l'avait fait une nuit à la Brooklyn Academy of Music (New York), au printemps 2012. En treize titres d'un étourdissant fondu-enchaîné, il ne cherche pas tant à reproduire le jazz de Satchmo qu'à le plonger dans un bain de musiques contemporaines, aidé en cela par des institutions vocales come The Blind Boys of Alabama et The McCrary Sisters, des rois du cuivre tels The Dirty Dozen Brass Band, Terence Blanchard, Nicholas Payton ou Arturo Sandoval, et un aréopage de voix d'horizons variés, du rappeur Mike Ladd sur « Mack the Knife » à sa consoeur cubaine Telmary Diaz sur le sensuel « Tight Like This ».La grande famille, réunie autour du piano du maître de cérémonie et de sa tromboniste et arrangeuse Sarah Morrow, relève aisément le défi, entre virtuosité tranquille et grâce vocale, un rien débauchée par les accents argotiques de l'initiateur. Avec sa complice de longue date Bonnie Raitt, il trempe « I've Got the World on a String » dans la fange blues, tandis que le crooner Anthony Hamilton fait planer « Sometimes I Feel Like a Motherless Child » sur un nuage de soul seventies. Dans le registre de la ballade, Ledisi imprime un virage gospel à « Nobody Knows the Trouble I've Seen » et Shemekia Copeland devise librement autour de « Sweet Hunk O'Trash ».Au coeur du dispositif instrumental, les cuivres rugissants dominent la partie, comme l'aurait certainement apprécié « Satch », dans ce qui est davantage un voyage qu'un hommage. Nicholas Payton sur « What a Wonderful World », Wendell Brunious sur « That's My Home », Terence Blanchard sur « Wrap Your Troubles in Dreams », Arturo Sandoval sur « Memories of You », tous participent d'un même élan pour revigorer les standards de leur maître. Et le jeune James « 12 » Andrews n'est pas le dernier à secouer en tous sens « Dippermouth Blues ». En cela, Ske-Dat-De-Dat : The Spirit of Satch est une invitation idéale pour la Nouvelle-Orléans. © ©Copyright Music Story Loïc Picaud 2017

L'interprète

Dr. John dans le magazine
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    Dr. John ferme son cabinet Le mythique pianiste de la Nouvelle Orléans s'est éteint à l'âge de 77 ans...
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