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Cannonball Adderley

Une force tranquille, une voix gorgée de blues et de soul, un encrage dans la tradition, la musique de Cannonball Adderley s’est toujours parée d’une classe unique. Avec lui, le hard-bop revêtait des habits plus lyriques et ronds que dévastateurs et violents. D’abord digne héritier de Charlie Parker, le saxophone du massif  Cannonball devient un cri chaleureux et dense, l’un des plus personnels du jazz des années 50 et 60…


Né à Tampa en Floride le 15 septembre 1928, Julian Edwin « Cannonball » Adderley se lance d’abord dans la flûte, la clarinette et la trompette avant de s’attaquer au saxophone alto et surtout à la direction. A la fin des années 40, il conduit en effet un big-band scolaire. À l’armée, Adderley rencontre Junior Mance et Curtis Fuller et dirige le 36th Army Band, puis un combo à Washington, et enfin l’orchestre militaire de Fort Knox en 1952. Installé en Floride où il enseigne la musique et dirige plusieurs formations locales, il n’émerge qu’en 1955…


Lors d’un voyage à New York, sa prestation dans la formation d’Oscar Pettiford au Café Bohémia attire l’attention des gens du label Savoy qui le signent et lui conseillent de venir s’installer dans la Grosse Pomme. Son nom résonne de plus en plus sur la scène locale et ses participations à de nombreuses jam sessions se multiplient. Il enregistre même avec Kenny Clarke et son frère Nat Adderley, puis, rapidement, sous son propre nom.


Pour beaucoup, Cannonball Adderley devient le nouveau Charlie Parker. À l’instar de celui-ci, il fonde avec son frère le trompettiste Nat Adderley, un quintet, puis un sextet en 1959.


En 1958, Cannonball Adderley devient l’alto attitré de Miles Davis, pour enregistrer quelques uns des disques les plus importants de l’histoire du jazz : Milestones, Porgy and Bess et Kind Of Blue. Il invite à son tour Miles sur son album Somethin’ Else sorti en 1958, une des rares apparitions phonographiques du mythique trompettiste en tant que sideman. Aux côtés des deux souffleurs, Hank Jones est au piano, Sam Jones à la basse et Art Blakey à la batterie. Sans doute l’un des meilleurs albums de Cannonball Adderley, Somethin’ Else offre un hard bop classieux et luxuriant, jamais agressif. Pendant deux ans, Cannonball enregistrera avec les plus grands : John Coltrane, Gil Evans, Machito, Louis Smith, Paul Chambers, Kenny Dorham, Philly Joe Jones, etc. Au début des années 60, il enregistre presque exclusivement sous son propre nom et sous celui de son frère, en compagnie des pianistes Bobby Timmons, Hank Jones, Bill Evans, Wynton Kelly, Victor Feldman, des bassistes Paul Chambers et Sam Jones, des batteurs Albert Heath et Louis Hayes. Les tubesques This Here, Sermonette’n Jive Samba ou bien encore Mercy Mercy Mercy, produits notamment par David Axelrod, assurent le succès de cette formation cinq étoiles de hard bop.


À partir de 1968, avec les pianistes Joe Zawinul et George Duke, le saxophoniste s’oriente vers une musique plus bluesy aux saveurs funk et soul, prémices de toutes les évolutions commerciales du jazz. Le 8 août 1975, en tournée, il décède des complications cérébrales de son diabète à Gary dans l’Indiana. © MZ/Qobuz

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