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Blues - Paru le 31 juillet 2015 | Silvertone

Hi-Res Distinctions Grammy Awards
Certains amours ne faiblissent pas avec le temps, celui qui existe entre Buddy Guy et sa guitare aurait même tendance à se renforcer avec les âges. Le guitariste blues profite de son 28e album studio pour déclarer sa flamme à son instrument fétiche et délivre une collection de chansons dans lesquelles il s’exécute dans ce qu’il sait faire de mieux : faire crier et vibrer sa stratocaster avec l’énergie et la passion qu’on lui connait. Guy a de nouveau fait appel au producteur Tom Hambridge pour donner cette saveur particulière au son de l’album et mettre encore plus en relief le dynamisme de son jeu de guitare. Des prestigieux noms viennent également prêter main forte au virtuose américain : Joss Stone chante sur (Baby) You’ve Got What It Takes, Van Morrison rend hommage à B.B. King sur le titre Flesh and Bone et Billy Gibbons vient mettre un peu de son Texas dans la chanson Wear You Out. Buddy Guy prouve une fois de plus qu’il a le blues dans le sang. © LG/Qobuz
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Blues - Paru le 1 janvier 1991 | Silvertone

Distinctions Discothèque Idéale Qobuz
En 1991, Buddy Guy est dans une situation compliquée : pas de contrat discographique, il n’enregistre presque plus de disques et ne donne que de rares concerts. La sortie de Damn right, i’v got the blues est un véritable tournant dans sa carrière et lui permet de revenir sur le devant de la scène. Sur cet album récompensé par un Grammy, le guitariste de blues s’attaque à des grands classiques avec une grande réussite et parvient à leur insuffler un souffle nouveau. Sur des compositions signées par John Lee Hooker ou encore Willie Dixon, Buddy prouve à quel point il est à l’aise sur ce répertoire grâce à son jeu de guitare si efficace. Entouré par de prestigieux invités (Eric Clapton, Jeff Beck et Mark Knopfler), il ne fait pas pâle figure aux côtés de ces géants, loin de là. Un classique du blues. © LG/Qobuz
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Blues - Paru le 15 juin 2018 | Silvertone

Hi-Res Livret Distinctions Grammy Awards
Damn Right ! Comment ne pas être d’accord, Buddy Guy a bien le blues dans le sang ! Le guitariste légendaire de Chicago crie haut et fort sur cet album : The Blues Is Alive And Well ! À 81 ans, il apparaît plus en forme que jamais mais surtout donne une bonne leçon à la jeunesse. Voilà un bluesman plus punk, plus rock que la génération actuelle et qui sait faire aimer le blues à une population blanche. Qu’on le traite d’old fashion ? Ce n’est pas ça qui risque de l’atteindre car Buddy Guy sait manier son instrument comme il se doit. Le guitariste fait raisonner ici le blues qu’il aime avec des invités en mesure de lui répondre. Keith Richards et Mick Jagger des Rolling Stones, Jeff Beck ou encore James Bay alimentent le talent de ce génie dans l’harmonie la plus totale. Et que serait un blues sans parler d’alcool et des vieux copains ? Sur Cognac, Buddy Guy semble avoir vingt ans à nouveau lorsqu’il évoque Muddy Waters. Il est certes trop tard pour continuer de siroter un bon cognac avec lui, mais à présent il y a Keith et les autres pour l’accompagner. Se saouler avec style, se remplir d’alcool et de blues, partir dans un jeu qui pourrait ne jamais s’arrêter, voilà l’esprit du blues. Au-delà de la musique, c’est une véritable discussion qui naît entre les riffs de guitare, les accords au piano et la voix pénétrante du chanteur. Mieux qu’une transe, c’est un chemin diabolique qui s’ouvre ici. Puis il y a ce groove si prenant sur le titre principal The Blues Is Alive And Well. Une grande déclaration d’amour envers le genre, qui malgré la solitude, la misère et la souffrance, perdure comme un ami fidèle, qui maintient en vie et joue le rôle d’un journal intime. Peut-être faut-il prendre la chose comme une sorte de transmission, entretenir le blues pour les générations à venir. Blue No More est assez représentatif de l’idée. Un duo justement où Buddy Guy chante son face à face avec les portes du Paradis. Une épreuve qui ne le rend pas morose car il sait que d’autres en bas prendront sa relève. En écho, James Bay répète donc les paroles du maître : « I won’t be blue no more ». © Clara Bismuth/Qobuz
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Blues - Paru le 1 janvier 1990 | Vanguard Records

Distinctions Discothèque Idéale Qobuz
Enrobé dans ce ridicule dégueulis de couleurs psychédéliques, à l’époque supposé indispensable dans l’esprit des labels managers pour capter le public, jeune, blanc, et à fort pouvoir d’achat, cet album est la première réalisation de Buddy Guy pour son nouveau label, et depuis son départ de la mythique écurie de Chess Records. Vaste plaisanterie : ici, la musique du Louisianais sonne exactement comme une année auparavant, ce qui prouve (au moins pour encore quelque temps – les choses se dégraderont par la suite) que le blues de Guy est plus robuste que l’étiquette centrale du disque. Le guitariste est ici à la tête d’une petite escouade de copains, ou, a minima, de connaissances (le saxophoniste Bobby Fields et deux autres souffleurs, le batteur Fred Below, et, en première ligne, le pianiste Otis Spann, que beaucoup considère comme le pianiste majeur de l’après-guerre à Chicago, et qui est à l’époque responsable de la musicalité si particulière du groupe de Muddy Waters). Le tout est produit par Samuel Charters, spécialiste du country-blues, et en provenance de sa Nouvelle-Orléans d’adoption. Mais la grande affaire des sessions reste naturellement le son si particulier du soliste, et sa capacité à aborder toutes ses interventions dans un minimalisme nerveux, immédiatement identifiable. Quelques chansons présentes ici entreront dans l’histoire du blues, à commencer par un très ambigu « Mary Had A Littlle Lamb », qui sera un cheval de bataille du Double Trouble de Stevie Ray Vaughan. Egalement à signaler une reprise du « One Room Country Shack » (chanson signée par le pianiste Mercy Dee Walton, disparu une poignée d’années auparavant). Sur « Money (That’s All I Want) », standard immortel du rock dont le thème est à prendre ici absolument au premier degré, Guy renvoie à leurs chères études les générations de musiciens blancs qui y ont rodé leurs capacités à gérer un riff assassin. Quant à « I Can’t Quit The Blues », répertoire original, elle offre une nouvelle gemme dans la carrière du guitariste, impeccable dans ce shuffle en permanence réinventé. © ©Copyright Music Story Christian Larrède 2018
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Blues - Paru le 15 juin 2018 | Silvertone

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Damn Right ! Comment ne pas être d’accord, Buddy Guy a bien le blues dans le sang ! Le guitariste légendaire de Chicago crie haut et fort sur cet album : The Blues Is Alive And Well ! À 81 ans, il apparaît plus en forme que jamais mais surtout donne une bonne leçon à la jeunesse. Voilà un bluesman plus punk, plus rock que la génération actuelle et qui sait faire aimer le blues à une population blanche. Qu’on le traite d’old fashion ? Ce n’est pas ça qui risque de l’atteindre car Buddy Guy sait manier son instrument comme il se doit. Le guitariste fait raisonner ici le blues qu’il aime avec des invités en mesure de lui répondre. Keith Richards et Mick Jagger des Rolling Stones, Jeff Beck ou encore James Bay alimentent le talent de ce génie dans l’harmonie la plus totale. Et que serait un blues sans parler d’alcool et des vieux copains ? Sur Cognac, Buddy Guy semble avoir vingt ans à nouveau lorsqu’il évoque Muddy Waters. Il est certes trop tard pour continuer de siroter un bon cognac avec lui, mais à présent il y a Keith et les autres pour l’accompagner. Se saouler avec style, se remplir d’alcool et de blues, partir dans un jeu qui pourrait ne jamais s’arrêter, voilà l’esprit du blues. Au-delà de la musique, c’est une véritable discussion qui naît entre les riffs de guitare, les accords au piano et la voix pénétrante du chanteur. Mieux qu’une transe, c’est un chemin diabolique qui s’ouvre ici. Puis il y a ce groove si prenant sur le titre principal The Blues Is Alive And Well. Une grande déclaration d’amour envers le genre, qui malgré la solitude, la misère et la souffrance, perdure comme un ami fidèle, qui maintient en vie et joue le rôle d’un journal intime. Peut-être faut-il prendre la chose comme une sorte de transmission, entretenir le blues pour les générations à venir. Blue No More est assez représentatif de l’idée. Un duo justement où Buddy Guy chante son face à face avec les portes du Paradis. Une épreuve qui ne le rend pas morose car il sait que d’autres en bas prendront sa relève. En écho, James Bay répète donc les paroles du maître : « I won’t be blue no more ». © Clara Bismuth/Qobuz
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Blues - Paru le 6 mars 2003 | Silvertone

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Jazz - Paru le 29 mars 2004 | Silvertone

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Blues - Paru le 15 juin 1999 | Silvertone

Buddy Guy revitalized his career when he signed with Silvertone Records in the early '90s. His first album for the label, Damn Right, I've Got the Blues, was a smash success, earning critical acclaim, awards, and sales hand over fist. Prior to that record, he was a legend only among blues fans; afterward, he was a star. Although it was a bit too rock-oriented and slick for purists, Damn Right was a terrific album, setting the pace not only for Guy but for modern electric blues in the '90s. As the decade wore on, Guy continued to make albums for Silvertone, some of them a little complacent, others quite excellent. Buddy's Baddest: The Best of Buddy Guy attempts to summarize those years in 14 songs, including three previously unreleased cuts. Not surprisingly, the compilers favor the Guy of Damn Right, featuring four songs from the record and three from its soundalike sequel, Feels Like Rain. Only two tracks from Slippin' In, his hardest blues record for the label, made the cut, while the fine live album Live! The Real Deal and the misguided Heavy Love are represented by a track apiece. In other words, a lot of good stuff remains on the original albums, which is doubly unfortunate since the three unreleased cuts are all throwaways. By relying so heavily on two records, Buddy's Baddest doesn't wind up being an accurate portrait of Guy's Silvertone recordings. That doesn't mean it's a bad listen, since the first ten songs are all very good and quite entertaining. However, anyone who has Damn Right but wants to dig deeper into Guy's Silvertone albums may prefer to pick up Feels Like Rain, which offers more of the same crossover Chicago blues, or Slippin' In, which is the real deal. © Stephen Thomas Erlewine /TiVo
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Blues - Paru le 15 mai 2001 | Silvertone

Les gens ne sont jamais contents. Après avoir larmoyé une décennie durant sur le quasi-abandon dont souffrait Buddy Guy (plus de concerts, plus de disques), et s’être brièvement réjoui de la prise en charge par Eric Clapton de la deuxième carrière du guitariste américain, ils ont vitupéré sur le caractère trop normatif des premiers albums gravés pour son nouveau label Silvertone (Damn Right, I’ve Got the Blues, ou Heavy Love - là, ils avaient raison). Oubliant un peu vite qu’on vend des disques si on plaît, et qu’on plaît si on n’effraie pas. En tout état de cause, Sweet Tea constitue une belle réponse aux détracteurs, et un splendide tour de passe-passe. Une belle réponse, car, après trois ans de silence, Guy revient avec le disque le plus enraciné qui soit, directe émanation des activistes du label Fat Possum. Ces chantres du blues viscéral, séminal, basique, et à forte teneur en alcool, ont en effet indubitablement influencé le projet. La majorité des chansons reprises ici est signée de la main d’artistes du label, et le climat développé dans la musique reste sous influence directe de bluesmen des bars de campagne que sont R.L. Burnside ou Junior Kimbrough. L’équipe, resserrée autour du soliste, affiche peu de noms connus, même si on relève celui du pianiste blanc Bobby Whitlock, qui aura participé à trois double-albums majeurs de l’histoire de la pop et du rock, rien moins que Layla de Derek & the Dominoes, l’All Things Must Pass de George Harrison, et l’Exile On Main Steet des Rolling Stones. Un beau tour de passe-passe ensuite, car Buddy Guy n’a jamais sonné de pareille manière, trop électrique, et trop urbain dans l’âme, pour se limiter à la boue des campagnes. Mais, encore une fois, le guitariste démontre sa versatilité, faisant sien cet idiome rural, et cette inspiration hypnotique. La preuve au sommet que Buddy Guy peut chanter, tout, et (presque) n’importe quoi, et enregistrer un nouveau chef d’œuvre : cet album est un parfait écomusée, aux reconstitutions idéales, et aux animations pertinentes. En 2001, Sweet Tea atteignit la première place des ventes d’albums de blues. © ©Copyright Music Story Christian Larrède 2015
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Blues - Paru le 26 juillet 2013 | RCA Records Label

Buddy Guy is alive and well ! C'est plutôt une bonne nouvelle de retrouver le dernier des géants du blues encore sur pied, guitare à pois assortie avec la chemise, qui plus est sur la longueur d'un double album. Celui-ci, dernier-né d'une discographie démarrée en 1967 (soit une dizaine d'années après ses débuts en club), porte fièrement le titre de Rhythm & Blues : non pas un genre par face mais un mélange de blues accéléré et de morceaux plus proche des racines qui l'ont vu grandir de la Louisiane à Chicago.Tout juste à l'aube de ses 77 ans, George « Buddy » Guy s'offre un beau gâteau partagé en compagnie de Kid Rock, Beth Hart, Keith Urban et de son disciple Gary Clark Jr., sans oublier les trois piliers d'Aerosmith que sont Steven Tyler, Joe Perry et Brad Whitford. Un premier extrait, « Meet Me in Chicago », dévoile les intentions du guitariste qui tire de son instrument élans de virtuosité et riffs incendiaires. Ce nouveau morceau de bravoure qui ouvre la deuxième partie augure d'une promenade de santé réjouissante entre les soli dévastateurs de « Too Damn Bad » et « Evil Twin » (beuglé par le chef du trio sus-cité), les déclarations de foi acoustiques (« I Could Die Happy ») ou teintées d'orgue et de cuivres (« All That Makes Me Happy Is the Blues ») et les douze mesures chargées d'alcool (les bien-nommés « Never Gonna Change » et « I Came Up Hard »). Un « Poison Ivy » final n'est pas de trop pour se remettre de « Blues Don't Care » ou le passage de relais à son héritier, mêlant sa voix et sa six-cordes flambée à celles du maître.Pour en arriver à cette démonstration de blues moderne et incandescent, il aura fallu passer par une première partie rapide et tout autant électrique, enchaînant pirouettes funky (« Best in Town »), boogie salé (« Messin' with the Kid » avec le remuant Kid Rock) et blues de (com)plaisance (« One Day Away »), aussitôt rattrapé par une série de feulements affolants, avec Miss Beth Hart (qui pour l'occasion délaisse Joe Bonamassa) sur « What You Gonna Do About Me » ou seul, livré à lui-même et son blues teigneux, en légendaire survivant et légataire universel d'un art séculaire. © ©Copyright Music Story Loïc Picaud 2015
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Blues - Paru le 11 janvier 2013 | Jive

Pop - Paru le 1 janvier 2003 | Universal Music Group International

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Blues - Paru le 9 janvier 2014 | Isabel Records

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Blues - Paru le 1 mars 1993 | Silvertone

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Blues - Paru le 1 novembre 2010 | Silvertone

A 74 ans, Buddy Guy demeure l’un des derniers dinosaures du blues. Le guitariste le plus rapide de l’Illinois sévit encore avec Living Proof et ses solos incandescents (74 Years Young, Thank Me Someday). Un ravissement pour tous les amoureux de la guitare…et du blues.
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Blues - Paru le 15 mars 2005 | Silvertone

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Blues - Paru le 30 mai 2018 | Silvertone

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Blues - Paru le 22 juillet 2008 | Silvertone

It's hard to say that Buddy Guy's career was revived by his appearance in the Rolling Stones' Shine a Light, but his mesmerizing duet on Muddy Waters' "Champagne and Reefer" in that Martin Scorsese concert film was a bracing, welcome reminder of just how good Guy is, especially for listeners who may have let their attention wander in the years since Damn Right, I've Got the Blues. What made Guy so riveting was his coiled aggression: in stark contrast to the deferential Jack White, he came to cut the Stones down and he did so mercilessly, which made it the musical highlight of a show with plenty of great moments. That wildness has kept Buddy Guy unpredictable well into his senior citizenship, and it surfaces on Skin Deep, only perhaps not quite as often as it should. Touted as his first album of original material, Skin Deep does work as an effective showcase for Buddy's most original voice: his wild, gnarly guitar. The production may be crisp and clean but Buddy refuses to play polite, messing up the pristine surfaces with big, nasty, ugly smears of guitar. Even when the record gleams too brightly -- as it does just a little bit too often -- Guy sounds like he's trying to tear things apart from the inside, which lends vigor and energy to numbers that are performed with just a shade too much preciseness. Thankfully, not all of Skin Deep is so clean, as the record opens up with a pair of dynamite collaborations with Robert Randolph -- the stripped-down, swampy Delta blues "Out in the Woods" and the muscular "That's My Home." Guy also gets in a couple of good numbers with Susan Tedeschi and Derek Trucks -- there's also a duet with Eric Clapton on "Every Time I Sing the Blues," which slides into a too-comfortable slow groove -- and these are the moments when Skin Deep really clicks, as the songs spark and the band truly cooks. Elsewhere, the music slips toward the conventional, but at least it sounds like Guy is trying to reel it back in with that monstrous guitar, which can still sound wondrous. It's kind of fun to hear the accidental tension between Guy's guitar and the slick surfaces, but when he's paired with a band or production that matches his grit, Skin Deep is so good that it's hard not to wish the whole record sounded just like that. © Stephen Thomas Erlewine /TiVo
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Blues - Paru le 1 janvier 2006 | Vanguard Records

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Blues - Paru le 10 mars 1992 | Geffen*

Même si le principal intéressé jettera plus tard un regard critique sur cette période, elle reste la plus riche, la plus inventive, de la carrière de Buddy Guy. Par ailleurs, les quarante-sept chansons (et les plus de deux heures d’éternité) qui figurent ici, ou plutôt leur simple liste, devrait suffire à elle-même. Tout ce que Buddy Guy a gravé pour le compte de Chess Records entre 1960 (un immédiat post adolescent débarque de Louisiane) à 1966 (un jeune homme signe chez un label concurrent, Vanguard) y figure donc. Mais, naturellement, The Complete… relève d’un intérêt bien plus que comptable, ou même historique. Car Guy, débarrassé des tics qui le contraignaient à pâlement imiter ses maîtres (Guitar Slim en tête de liste), s’est enfin forgé ici un style en propre, décliné selon deux paramètres majeurs : une attaque du manche incisive, voire brutale, et un sens consommé du silence, et de la retenue, comme aliment indispensable du solo. De plus, son séjour chez Chess constitue une ininterrompue et homérique bataille de tranchées, entre un musicien explosif, baroque et éruptif, convaincu qu’il ne saurait marquer l’époque que dans l’excès, et un patron de compagnie, Leonard Chess, Polonais immigré, et garant d’une absolue orthodoxie, voire d’un rigorisme affirmé, dans son approche de la musique. C’est de ces frustrations, et de ces emportements, que sont nés quelques standards du blues de Chicago (« First Time I Met the Blues », ou « Stone Crazy », classique absolu de Guy), de plaisants dérivatifs (une surprenante reprise de « Moanin’ », standard jazz de Bobby Timmons), ou des inédits, en symboles de la fabuleuse paire de compositeurs que constituaient le guitariste et l’extraordinaire Willie Dixon (« I Dig Your Wig »). De plus, le casting, rassemblant, avec le guitariste Robert Nighthawk, Otis Spann et son piano, l’ami de toujours Junior Wells, ou Sonny Boy Williamson, tous deux à l’harmonica, quelque chose comme le nec plus ultra de la scène blues de l’Illinois dans les sixties, The Complete… offre un authentique pan d’histoire de la musique noire américaine. Et, naturellement, en plus, cela swingue. © ©Copyright Music Story Christian Larrède 2015

L'interprète

Buddy Guy dans le magazine