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Omer Klein, lui, nous, eux et le monde

Par Max Dembo |

En trio et en solo, le pianiste israélien signe un nouvel album mêlant auto-portrait et interrogation sur l'ère du temps...

Comme tant d’autres, Omer Klein a été mis à l'arrêt par la pandémie. Tournées stoppées net et introspections forcées, le pianiste de jazz israélien installé à Francfort en a profité pour accoucher de Personal Belongings, un nouvel album encore plus intime qu’à l’accoutumée.

Dix compositions reflétant son point de vue en tant qu’être humain, pianiste, compositeur, leader de formation, père de famille et artiste multiculturel. Dix allers-retours aussi entre solitude et besoin de se retrouver, six des dix thèmes étant interprétés en solo, les quatre autres en trio avec Haggai Cohen Milo à la contrebasse et Amir Bresler à la batterie.

Séquences contemplatives et énergie du trio se succèdent avec une grande fluidité. Une vibration singulière qu’on ressent dans l’enchaînement des titres Kavana et Baghdad Blues, qui fusionnent le romantisme du Moyen-Orient à l’improvisation jazz. Mêlant le Brésil et Brahms, The Magnets est une chanson d’amour fiévreuse à l’étonnant final pastoral. Ce titre – comme le lyrique Sun Girl – s’inspire de la relation qu’entretient Omer Klein avec sa compagne. The Flower and the Seed est quant à lui dédié à ses enfants. Et puis il y a la liberté, les liens entre les peuples, les pays, les coutumes et les langues. Tous jouent un rôle clé dans cet ensemble attachant.

Enfin, Personal Belongings se referme sur une note pleine d’espoir grâce à une courte relecture on ne peut plus intimiste du standard What a Wonderful World.

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