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Les Shins, 20 ans après...

Par Marc Zisman |

Deux décennies après sa sortie, "Oh, Inverted World", le premier album de la bande de James Mercer, est enfin réédité en version Hi-Res remasterisée. Un chef d'œuvre d'indie pop toujours aussi vital.

En 2001, Sub Pop reste une maison viscéralement associée au grunge et au rock’n’roll qui troue les oreilles. Mais si le label de Seattle a notamment hébergé Nirvana, Mudhoney, Green River Soundgarden, Tad, Mark Lanegan et L7, il sait aussi faire dans la dentelle de la pop à guitares claires comme Oh, Inverted World, le premier album des Shins, le prouve à la perfection. Dentelle et perfection : deux termes qui collent impeccablement à ce traité de pop un brin old school qui regarde dans le rétro, plus précisément vers les sixties.

Une simple écoute permet de réaliser que le cerveau du leader James Mercer est hanté par la musique des Beach Boys de Brian Wilson, du Love d’Arthur Lee et des Zombies de Colin Blunstone… Même si l’underground loue le génie d’Oh, Inverted World à sa sortie en juin 2001, la vie de Mercer ne bascule que trois ans plus tard, grâce au film Garden State au beau milieu duquel le personnage de Natalie Portman confie à Zach Braff, héros et réalisateur de cette attachante pépite de ciné indé, que sa vie a changé grâce à la musique des… Shins !

Si les années 90 sont trustées par le cynisme et l’ironie décalée d’un groupe comme Pavement, la décennie suivante opte avec les Shins pour la bienveillance et l’introspection. Avec eux, le rock indé est plus vulnérable, plus sincère et plein d’émotions. Chœurs léchés, chants légers, mélodies lustrées, guitares solaires, Mercer est un sacré songwriter qui n’a rien à envier à ses aînés.

Vingt ans après sa sortie, Oh, Inverted World est remasterisé par le grand Bob Ludwig et enfin disponible en Hi-Res. Une bonne raison pour réviser ce classique qui chamboula la vie de son auteur : « Ce disque m'a donné la vie que je n'aurais jamais vraiment rêvé d'avoir. Il m'a ouvert au monde entier et m'a offert une approbation. Il représente aussi un peu le summum de notre groupe. Vous sortez ce premier album et il est si bien accueilli, mais vous essayez toujours de retrouver cette magie. Nous avons bien fait, certes, mais la ferveur autour d'Oh, Inverted World n’a plus jamais tout à fait été atteinte. C'est un moment spécial quand vous êtes un nouveau groupe et que vous avez ce qui était apparemment une sorte de nouveau son… »

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