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Nevermind a 30 ans !

Par Marc Zisman |

Le 24 septembre 1991 sortait le deuxième album du trio de Seattle emmené par son single "Smells Like Teen Spirit"...

Un bébé dans une piscine attiré par un dollar accroché à un hameçon. Pas la peine d’en dire plus. Trente ans, jour pour jour, après sa sortie, la pochette de Nevermind compte toujours parmi les plus emblématiques de toute l’histoire du rock ; le contenu de l’album aussi… Mais si le débat est aujourd’hui clos, en 1991, certains se demandent pourquoi la planète s’empare de cette bombe nucléaire de rock, punk dans l’âme, pour la transformer en phénomène. Pourquoi Nevermind et pas les grands opus des groupes fétiches de Kurt Cobain comme Hüsker Dü ou les Pixies, certes vénérés par la critique et soutenus par de nombreux fans aux quatre coins du monde, mais qui n’atteindront jamais l’aura du trio de Seattle…

Deux ans après l’excellent Bleach publié par le label Sub Pop, Nevermind rencontre donc ce succès foudroyant inattendu et assure à Nirvana une notoriété durable. Le disque produit par Butch Vig impose surtout le style Nirvana qui domine la première moitié des années 90 : voix torturée, guitares saturées, paroles désabusées… Le single incisif Smells Like Teen Spirit, dont le clip réalisé par Samuel Bayer est diffusé en boucle sur la chaîne MTV, devient l’hymne paradoxal et involontaire de toute une génération.

Tout au long de Nevermind, Cobain affûte sa plume et son sens de la mélodie : Smells Like Teen Spirit évidemment, mais aussi le raz-de-marée électrique de Territorial Pissings, le fielleux Come as You Are, le folk troublant de Poly ou le bipolaire Lithium, tout est perfection, destructeur pour le corps, renversant pour l’esprit… L’organe lancinant du chanteur fait corps avec sa prose désespérée et la batterie de Dave Grohl résonne comme autant de directs au plexus. La suite est connue…

Kurt Cobain est retrouvé mort à son domicile, une balle dans la tête, le 8 avril 1994, sept mois après la sortie du troisième et ultime album studio, In Utero… Avec cette fin tragique, à seulement 27 ans, du Ian Curtis de la génération grunge s’arrête une carrière et commence une légende : la popularité de Nirvana n’a pas décru depuis, les morceaux demeurant des standards du genre. La tragédie a même renforcé le mythe autour de ce groupe adopté par toute une jeunesse. Le Washington Post titrera même : « Kurt Cobain, le suicide parlant à une génération. »

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