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Les confessions de Florence + The Machine

Par Nicolas Magenham |

Telle une Kate Bush du 3e millénaire, Florence Welch signe un nouvel album très personnel qui impose un peu plus son charisme de véritable star du rock moderne.

La transversalité est le point de départ de Dance Fever, cinquième album de Florence + The Machine, puisque Florence Welch, son interprète, interroge son rapport à la féminité et à son art dans un seul et unique mouvement : « You need to go to war to find material to sing / I am no mother, I am no bride, I am king », chante la Londonienne dans un morceau d’ouverture construit sur un impressionnant crescendo musical (King).

Dans ce disque aux airs de conte de fées médiéval appliqué aux temps modernes, elle élargit ensuite la thématique féministe pour célébrer la notion de liberté de manière plus générale. Florence Welch le fait à travers un hommage à la danse – celle qui peut mener à une mort par épuisement (Free). La chanson Choreomania évoque précisément le tarantisme, cette technique chorégraphique et musicale dédiée à la catharsis de crise psychique, et qui sévissait au Moyen Âge.

Co-réalisé par elle-même et Jack Antonoff (Lana Del Rey), Dance Fever secouera l’auditeur par ses thèmes contemporains, mêlés à une musique hautement vibrante. Mais Florence Welch n’est pas qu’une combattante de première ligne. Quand il le faut, elle sait aussi se lover dans une certaine douceur, comme dans les ballades Girls Against God et The Bomb.

Tout comme elle peut se frayer un chemin vers des contrées follement ensorcelantes, comme dans Prayer Factory ou encore Heaven Is Here (un morceau qui multiplie les idées musicales déjantées). Kate Bush n’est pas très loin. Ce nouvel opus de Florence + The Machine se conclue de manière tout aussi inattendue avec un très bel hommage à… Elvis Presley, l’une des idoles de la chanteuse britannique (Morning Elvis).

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