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Albin de la Simone sans voix

Par Nicolas Magenham |

La pandémie lui ayant coupé (momentanément) le sifflet, le chanteur parisien signe "Happy End", un bel album entièrement instrumental de mélodies attachantes...

La sidération que provoque une pandémie hors-norme peut littéralement laisser sans voix. Durant le confinement de 2020, Albin de la Simone a tenté d’écrire des textes pour de futures chansons, en vain. Seule la musique coulait à flot. C’est la raison pour laquelle, quelques mois plus tard, l’auteur-compositeur-interprète parisien sort son tout premier album instrumental.

Délicat et sensible, Happy End, sixième album de celui qui a travaillé avec Alain Chamfort, Keren Ann, Alain Souchon ou Vanessa Paradis, est la preuve qu’une période anxiogène peut accoucher d’une œuvre apparemment apaisante, affichant de multiples trous de lumière. Installé pendant trois jours aux studios Ferber, avec un ingénieur du son pour seul compagnon de route, Albin de la Simone a joué, improvisé, chercher les étincelles qui était à même de justifier le titre de cet opus.

Irrémédiablement détendu, Happy End égrène des rythmes latins (Soleil), des valses réconfortantes (Merveille, La Falaise), des nappes où le merveilleux côtoie l’étrange (Estremedura). Le disque est parfois à la lisière du lénifiant (California) – mais il ne fait en cela que traduire une période elle-même génératrice d’une certaine apathie.

Sous des dehors relaxants, avec l’aide d’une poignée d’instruments de musique, ce disque parle finalement d’ennui, de mélancolie sourde, et surtout du sentiment d’impuissance face à ce qui nous dépasse.

En 2013, Albin de la Simone rendait visite à Qobuz à l'occasion de la sortie de son album Un homme. Séance de rattrapage :

ÉCOUTEZ "HAPPY END" D'ALBIN DE LA SIMONE SUR QOBUZ