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Sur Scène

Une Belle Hélène signée Savary à Marseille

Par Max Dembo |

Du 21 au 31 décembre, Jérôme Savary met en scène La Belle Hélène d’Offenbach à l’Opéra de Marseille avec Mireille Delunsch.

Les 21, 23, 26, 28, 29 et 31 décembre, La Belle Hélène résonnera à l’Opéra de Marseille. Créé à Paris, au Théâtre des Variétés, le 17 décembre 1864, le célèbre opéra bouffe de Jacques Offenbach, sur un livret d’Henri Meilhac et Ludovic Halévy, sera mis en scène par le toujours délirant Jérôme Savary avec, à la direction musicale, Nader Abbassi.

Sur scène, le public marseillais pourra déguster les voix de Mireille Delunsch, Alexander Swan, Christine Tocci, Marc Barrad, Anne Rodier, Francis Dudziak, Charlotte Filou, Eric Huchet, Julie Morgane et quelques autres.

Savary entretient une relation toute particulière avec cet opéra d’Offenbach. « Monter et remonter la Belle Hélène (sans jeu de mots, car ce n’est pas une jument mais la noble fille d’un cygne) est pour moi un bonheur sans cesse renouvelé, déclare le metteur en scène. La première fois, en 1984, ce fut à l’Opéra-Comique, à l’époque où la salle Favart était encore rattachée à l’Opéra de Paris… J’ai par la suite repris ma mise en scène de nombreuses fois, en France comme à l’étranger. Et le spectacle n’a pas pris une ride. N’étant pas à la mode au départ (pas de hip hop, pas d’Hélène en minijupe, pas d’allusions aux années 80) elle ne s’est pas démodée. Mon parti pris était de monter l’œuvre comme elle a été écrite, une œuvre absurde, surréaliste avant l’heure, pour ne pas dire dadaïste, potache aussi, comme l’était Offenbach. Dans une atmosphère hollywoodienne, avec des images en technicolor, comme ces péplums américains des années 50/60 qui n’ont pas bougés tant ils sont intemporels. Bien sûr, chacune des productions a varié, selon la ville d’accueil. »

Pour cette escale marseillaise, Jérôme Savary se permet une touche locale. « A Marseille, que j’aime tant et où j’ai joué tant de spectacles en quarante ans, je lui donne un côté « pagnolesque ». Bien aidé en cela par une distribution éblouissante et l’accent à couper au couteau de mon roi Agamemnon, Marc Barrard. Certains, en me lisant, diront que je suis très content de moi, un peu trop peut-être. C’est que je suis resté enfant dans l’âme. C’est pour cela peut-être que j’aime autant Offenbach, qui lui-même avec ses complices Meilhac et Halévy, se comportaient souvent comme des gamins espiègles. »

La création de La Belle Hélène marque probablement le sommet de la carrière d’Offenbach et les débuts de sa collaboration avec les deux librettistes Meilhac et Halévy. A l’époque, la critique fut divisée. René Leibowitz, disciple de Schoenberg, qualifia cet opéra bouffe de « musique de déguisement de la mélancolie, de la nostalgie d’une innocence perdue qui revêt pour cela l’habit de la gaîté la plus folle et la plus exubérante. » Cette Belle Hélène tiendra l’affiche jusqu’au 1er juin 1865 sans que le succès ne faiblisse jamais.

Le site de l’Opéra de Marseille

Le site de Jérôme Savary

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