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David Grimal à l’heure Soviétique

Par Max Dembo |

Le 7 janvier, à la Cité de la Musique, l’ensemble Les Dissonances dirigé par David Grimal interprétera Chostakovitch, Silvestrov et Schnittke. RETIREZ VOS PLACES AVEC QOBUZ EN ÉCRIVANT A : places@qobuz.com

A la Cité de la Musique, le vendredi 7 janvier, David Grimal et son ensemble Les Dissonances interpréteront le Quatuor à cordes n°8 de Dmitri Chostakovitch, le Quatuor n°1 de Valentin Silvestrov et le Concerto grosso n°1 d'Alfred Schnittke. Ce concert est l'un des derniers organisés dans le cadre de l’exposition Lénine, Staline et la musique, qui se déroule à la Cité de la Musique depuis le 12 octobre et jusqu’au 16 janvier prochain. RETIREZ VOS PLACES AVEC QOBUZ EN ÉCRIVANT A : places@qobuz.com !

Artiste engagé au parcours atypique, David Grimal est un musicien polyvalent qui aime envisager sa vie non selon un plan de carrière mais plutôt comme un chemin vers la musique. Soliste reconnu internationalement, il est régulièrement engagé à se produire avec de grands orchestres. Sa passion pour la musique de chambre l’a amené à fonder le Quatuor Orfeo, et il est également l’invité de nombreux festivals. Créateur du collectif Les Dissonances, il est le dédicataire de nombreuses œuvres écrites pour lui par des compositeurs tels que Marc-André Dalbavie, Thierry Escaich, Richard Dubugnon, Ivan Fedele, Brice Pauset, Alexandre Gasparov, Jean-François Zygel, Fuminori Tanada, Philippe Hersant, Guillaume Connesson, Menachem Zur, Victor Kissine, Anders Hillborg, Osca Bianchi…

Pour ce concert, David Grimal est confronté à la musique soviétique. Si Alfred Schnittke (1934-1998) et Valentin Silvestrov (né en 1937) n’ont commencé à composer qu’après la mort de Staline, Chostakovitch était compositeur durant toutes les années de pouvoir de ce dirigeant. Son travail sous la dictature a été plus ou moins bien accepté selon les époques. Ainsi après une période de gloire de 1937 à 1944, il a été brutalement accusé de « formalisme en musique » et s’est retrouvé en disgrâce. Avec la mort de Staline, sa musique connaît une renaissance.

Le 8e quatuor à cordes a été composé en 1960, alors que le compositeur était à Dresde, ville dévastée par la guerre. Face au spectacle de ruines de la ville, il a dédié cette œuvre « aux victimes de la guerre et du fascisme » sans préciser s’il parle du nazisme ou du stalinisme. Dans cette composition, Chostakovitch a repris des thèmes d’autres pièces dont les Symphonies n°1 et n°8, le trio avec piano n°2, le premier concerto pour violoncelle, et un aria de Lady Macbeth du district de Mtsensk ; on y retrouve également sa signature musicale (DSCH). Cette partition sonne comme une épitaphe pour Chostakovitch lui-même.

Ecoutez notre podcast avec David Grimal

[ Site de la Cité de la Musique->http://www.cite-musique.fr]

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