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David Fray et Valeriy Sokolov qui montent, qui montent, qui montent…

Par Marc Zisman |

Deux grands de demain croiseront le fer dimanche 22 février sur la scène du Théâtre du Châtelet avec un programme Bach, Beethoven et Schumann.

Dans le cadre de ses Concerts du dimanche matin, le Théâtre du Châtelet accueillera le 22 février à 11h00, un tandem plus qu’alléchant : David Fray et Valeriy Sokolov !

Au printemps de leur vie, se tenant à l'orée d'une grande carrière, le pianiste français et le violoniste ukrainien joueront Bach (Sonate n°4 en ut mineur), Beethoven (Sonate n°7 en ut mineur) et Schumann (Sonate n°1 en la mineur).

Les Concerts du Dimanche Matin les avaient pris l'un et l'autre sous leur aile depuis leurs premiers pas. En duo, le Festival de Saint-Denis les a déjà sacrés en 2006. Ils ont aussi tous deux été capté par la caméra du cinéaste Bruno Monsaingeon le temps de deux documentaires passionnants : Swing, Sing & Think – David Fray joue Bach (2008) et Valery Sokolov, un violon dans l’âme (2004).

Après un Bach/Boulez surprenant, David Fray a opté pour un face à face avec le Cantor de Leipzig pour son passionnant deuxième album pour Virgin Classics sorti il y a quelques mois. Seul pas tout à fait puisqu’aux côtés de la Deutsche Kammerphilharmonie de Brême pour des Concertos pour piano. Un impressionnant point de vue, imperturbable, sur la partition de Bach qui ne peut laisser froid.

Né en le 24 mai 1981 à Tarbes, Fray débute ses études musicales dès l’âge de quatre ans et obtient, en 1995, les Médailles d’or de piano, musique de chambre et formation musicale du Conservatoire de Tarbes. La même année, il remporte le Concours des jeunes talents d’Aix-en-Provence, ce qui lui permet de jouer l’année suivante le Concerto de Grieg avec le Sinfonia de Manchester dirigé par Michel Brandt. En 1998, il est lauréat du Concours international d’Arcachon ; en 1999, il est admis à l’unanimité au CNSM de Paris dans la classe de Jacques Rouvier où il obtient son diplôme de formation supérieure avec mention très bien et reçoit à cette occasion la Bourse Feydau de Brou St Paul, attribuée tous les ans à un étudiant particulièrement remarqué par le jury.

En septembre 2002, David Fray est admis à l’unanimité en Cycle de Perfectionnement, toujours avec Rouvier, et en formation supérieure de musique de chambre (trio avec piano) dans la classe de Christian Ivaldi. Parallèlement, il se produit sur des scènes prestigieuses : en 2002 à la Cité de la Musique, en 2003 à plusieurs reprises, en récital, au Théâtre Mogador, au Festival de La Roque d’Anthéron ou encore au Alti Hall de Kyoto au Japon. Alain Meunier l’invite régulièrement à son festival d’Entrecasteaux dans le Var où, avec ses partenaires, il se consacre au répertoire de musique de chambre et il joue également en direct sur les ondes de France Musique.

Fray bénéficie des conseils de Dmitri Bashkirov et Paul Badura-Skoda et, en janvier 2004, il est sélectionné pour participer à la master-class de Menahem Pressler au Théâtre du Châtelet. En novembre 2003, il se voit attribuer le "Diploma of Oustanding Merit" lors du 5e Concours international d’Hamamatsu au Japon.

Valeriy Sokolov, son partenaire du 22 février de cinq ans son cadet, né le 22 septembre 1986 à Kharkov en Ukraine, a commencé l’étude de son instrument à l’âge de cinq ans. A 9 ans, le jeune violoniste virtuose est admis dans la classe de Serguei Evdokimov à l’école Supérieure de Musique de Kharkov. Il donne en 1997 son premier concert avec orchestre, jouant à cette occasion le Cinquième concerto de Vieuxtemps, suivi du bis consistant en rien de moins que la Sixième sonate de Ysaye. Sokolov prend également part à plusieurs concours internationaux, et remporte le troisième prix dans deux d’entre eux, en Tchécoslovaquie et en Ukraine.

A 13 ans, en 1999 il se présente au Concours International Pablo de Sarasate à Pampelune en Espagne et se voit attribuer le Prix Spécial du Jury, une bourse d’études qui lui permettra de poursuivre sa scolarité à l’école Yehudi Menuhin en Angleterre.

En novembre 2003, Valeriy Sokolov reçoit le prix Laina Issakadze au Concours International de Saint-Pétersbourg. Remarqué la même année par le cinéaste Bruno Monsaingeon (lui-même élève de Menuhin et auteur de nombreux films-documentaires sur le légendaire violoniste mais aussi Glenn Gould, entres autres) celui-ci décide de lui consacrer un documentaire, Un violon dans l’âme. Sokolov remporte en septembre 2005 au Concours Enesco de Bucarest le Premier Grand Prix, le Prix du Public ainsi que le Prix Enesco pour la meilleure interprétation d’une œuvre du compositeur.

Ecoutez notre rencontre podcast avec David Fray

Le site officiel du Théâtre du Châtelet

David Fray enregistre Bach :

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