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Ça bourgeonne au Printemps !

Par Eva Sauphie |

Cette année encore, pour sa 34e édition, le Printemps de Bourges présente une armada d’artistes dans ses 12 salles différentes, et ce du 13 au 18 avril.

Du 13 au 18 avril, six jours de programmation, de découvertes, de soirées spéciales comme la Rock’n’beat Party (2e édition), ou encore Les Françoises, et de sons tout droit venus d’Afrique du sud, pays à l’honneur cette année: programme chargé, gonflé, mais plutôt prometteur pour cette 34e édition du Printemps de Bourges.

Depuis quelques années et pour se « distinguer des autres manifestations qui ont fleuri un peu partout », le Printemps de Bourges a décidé de miser sur ses particularités, en proposant « un festival en salles, limité en format », mais permettant plus facilement de monter des créations artistiques, explique le directeur-fondateur Daniel Colling à l'AFP.

Et les idées ne s’arrêtent pas à la logistique. Elles émergent aussi au travers de concepts musicaux tout à fait surprenants, comme Les Françoises, groupe fictif, éphémère, formé pour l’occasion à l’image d’un collectif entièrement composé de filles. Olivia Ruiz, Camille, La Grande Sophie, Jeanne Cherhal, Emily Loizeau, et la chanteuse de Moriarty, Rosemary Standley, se créent toutes un alter ego au nom de Françoise, reprennent tour à tour les chansons des autres, et interprètent des pièces classiques à six voix. Plutôt bien joué.

« Depuis 4 ou 5 ans, il y a une poussée créative d'une nouvelle génération de filles dans la chanson, dans des styles très différents », explique Daniel Colling.

Les voix féminines sont aussi représentées par la nouvelle scène française comme Emilie Simon et son electro pop, Carmen Maria Vega, la pop fraîche et acoustique de la Québécoise Cœur de Pirate ou encore le rock déraillé d’Izia, auréolée de ses deux Victoires de la musique 2010. Mais pas seulement…

Hindi Zahra - la songwriter soul-folk et neo-trad qui a fait remuer toutes les lèvres avec Beautiful Tango -, l'excellente chanteuse lituanienne Alina Orlova et son alternative folk, ou encore l’artiste réunionnaise Nathalie Natiembé, et ses morceaux chargés d’influences africaines, réunionnaises et françaises, pour un brassage culturel, et tant d’autres…

Bourges n’oublie pas les groupes. Dans la catégorie féminine, on retrouvera les quatre minettes à franges des Plastiscines, qui entament un bon début de carrière en jouant Outre-Atlantique ou dans la série favorite des « adulescents », Gossip Girl. Enfin, parmi cette brochette de jeunes filles en fleur, il y aura tout de même de la place pour les hommes. A commencer par les Anglais d'Archive et leur trip-hop teinté de rock, le punk rock d'Iggy et ses Stooges, le hip hop jazz des Nantais d'Hocus Pocus, sans compter le hip hop electro de Jean-Christophe Le Saoût, plus connu sous le nom de Wax Tailor, dont les titres de son petit dernier, In The Moon For Life, sont sur toutes les ondes.

Au Printemps de Bourges, les artistes confirmés se mêlent aux nouveaux venus, (Health, Beast, Lonelady, Revolver, Pony Pony Run Run, Youssoupha), et on met l’accent sur le métissage. Pour ce faire, cette 34e édition se propose de mettre à l’honneur l’Afrique du sud, avec un croisement des genres réussi, du rock cérébral de BLK JKS au rap white trash de Die Antwoord. «On cherchait un pays qui était intéressant dans son métissage et dans la création de musiques actuelles. On retrouve là-bas ce qui s'est passé à plus grande échelle aux Etats-Unis, c'est-à-dire ce mariage de musiques noires et blanches (…). Ça donne une richesse où on retrouve, sono mondiale aidant, les cultures hip hop, électro, rock...», explique Colling.

L’événement tiendra le pari de l’équilibre entre rap, rock, chanson et electro, affirmant ainsi la volonté de briser les clivages de genres, comme en témoigne la programmation de Rock’n’beat Party, où guitares électriques et platines de DJ’s se côtoient.

Le site officiel du Festival de Bourges

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