Votre panier est vide

Rubriques :
Qibuz Lundi

QIBUZ / Lundi 4 avril 2011

Par Marc Zisman |

Chaque lundi, QIBUZ soulève les cartes et interroge l’actualité musicale. Indiscrétions et confidences, décryptages et relectures, révélations et révolution : voici la rubrique coquine de Qobuz.com. la vérité est toujours bonne à lire !






Le Glenn Gould pour Leonard Cohen

A 76 ans, Leonard Cohen est le récipiendaire du neuvième Prix Glenn Gould. Créé en 1987, ce prix, considéré par beaucoup comme le Nobel du domaine artistique, lui a été décerné pour son apport exceptionnel au domaine artistique. Le jury qui lui a décerné cette récompense comprenait notamment Atom Egoyan, Stephen Fry, Gary Graffman, Dadawa et le producteur Costa Pilavachi. Selon Egoyan, quand le jury qu’il présidait s'est réuni pour délibérer, l'unanimité s'est rapidement faite autour du nom de Leonard Cohen. Ce Prix Glenn Gould est assorti d'une bourse de 50.000 dollars. De plus, le lauréat 2011 aura le privilège de remettre la somme de 15.000 dollars à un jeune musicien prometteur de son choix. Pierre Boulez, Oscar Peterson, Yo-Yo Ma et Jose Antonio Abreu comptent parmi les précédents récipiendaires.


**********




Willie ne chantera pas…

Contrairement à ce que nous avions écrit le 30 mars dernier, Willie Nelson n'aura finalement pas à chanter au tribunal pour l'affaire de détention de marijuana dans laquelle la star de la country était poursuivie. Une juge texane a précisé que la suggestion de cette sanction était en fait une blague. Kit Bramblett, procureur du comté de Hudspeth au Texas, avait déclaré en début de semaine que Willie Nelson avait la possibilité, afin de mettre un terme aux poursuites, de plaider coupable, de payer une amende et d'interpréter Blue Eyes Crying In The Rain pour le tribunal. Brambett avait alors précisé que la juge Becky Dean-Walker avait exigé que Willie comparaisse au tribunal et ne se contente pas de plaider par courriel. Dean-Walker a déclaré à Associated Press que le procureur avait tenté de manier l'humour, mais qu'il avait perdu la main, sa proposition de sanction personnalisée en chanson s'étant aussitôt répandue comme une traînée de poudre. La même juge a confirmé que Willie Nelson avait la possibilité de plaider coupable sans avoir à venir chanter au tribunal. La légende de la country avait été arrêtée le 26 novembre à Sierra Blanca au Texas pour possession illégale de stupéfiants, en l'occurrence de la marijuana dont il est un consommateur plus que régulier depuis toujours…


**********




Rock in China

Les gros organisateurs de spectacles frappent à la porte de la Chine pour faire se produire dans le pays les stars internationales. Les premiers concerts en Chine cette semaine de Bob Dylan, mercredi à Pékin et vendredi à Shanghai, sont le signe des temps qui changent. Selon l’AFP, ils constituent le plus gros événement sur la scène musicale chinoise depuis le passage des Rolling Stones en 2006 à Pékin et à Shanghai. Dylan, dont des concerts prévus pour l'an dernier avaient été annulés, apparemment après un veto du Ministère de la Culture, va se produire dans le cadre d'une tournée organisée par la société américaine Live Nation. Le géant américain AEG cherche aussi à être présent en Chine. AEG gère, avec des partenaires, deux salles de concert de 18.000 places, à Pékin et à Shanghai, qu'il espère remplir avec de grands noms. Il a fait venir en Chine les Eagles en mars. Les grands groupes « sont très intéressés. Ce n'est pas un marché où ils vont pouvoir générer beaucoup de revenus en disques ou CD, mais ils peuvent faire rentrer de l'argent avec les concerts, ce qui est crucial pour ces artistes », explique Craig Hartenstine, l'un des vice-présidents d'AEG, en poste à Shanghai. En dépit de prévisions optimistes après les concerts des Stones, précise l’AFP, la Chine n'a pas encore réussi à s'imposer sur la carte des tournées mondiales. Jakarta voit encore passer plus de stars du rock que Pékin ou Shanghai. En février, Janet Jackson, Eric Clapton et Taylor Swift se sont tous produits à Hong Kong et dans les pays voisins, mais ne se sont pas rendus en Chine. La difficulté numéro un a longtemps résidé dans le rapport difficile qu'entretient le régime communiste avec le rock et sa culture du sexe et de la contestation politique. Le Ministère de la Culture avait empêché les Stones en 2006 de chanter plusieurs titres, comme Brown Sugar, considéré comme cru. Oasis avait dû annuler des concerts en Chine en 2009, expliquant que Pékin avait interdit la tournée du groupe britannique parce que son guitariste Noel Gallagher avait participé à un concert de soutien au Tibet en 1997. Björk a jeté de l'huile sur le feu en criant « Tibet ! » à un concert à Shanghai en 2008 à la fin de sa chanson Déclaration d'indépendance. Aujourd'hui, les demandes sont de plus en plus acceptées, relève Archie Hamilton, directeur exécutif de Split Works, qui a organisé ce mois-ci le festival indépendant Jue, à Shanghai et Pékin. Avril Lavigne, qui avait chanté l'un de ses tubes en mandarin à Pékin et Shanghai en 2008, revient près de Pékin fin avril pour un festival de deux jours. La plus grosse contrainte est devenue financière, explique Steve Sybesma, partenaire à Shanghai des promoteurs Ato Ato, qui ont fait venir depuis 2003 en Chine James Brown, Norah Jones et les Black Eyed Peas. « La première question pour qu'un artiste se produise quelque part est : peut-il vendre assez de billets ? », souligne Sybesma. Le rock international reste une niche sur ce marché de 1,3 milliard de personnes, dominé par les chansons pop en mandarin. Sa promotion, en dehors de métropoles cosmopolites telles Shanghai et Pékin, relève de la gageure. Et le piratage et les téléchargements ont sérieusement affecté les ventes de musique. « Comme la plus grosse part de leurs revenus vient des concerts, la plupart des artistes ne sont pas prêts à réduire le prix des billets - à part les malins qui voient la Chine comme la future mine d'or », dit Hamilton. « Je suis en Chine depuis près de huit ans et je crois en ce marché », ajoute Sybesma. « Il faut juste être patient… » En effet, il reste encore, à Pékin comme à Shanghai, des billets pour les concerts de Dylan…


**********




Disparition de Mel McDaniel

Star country des années 1980, Mel McDaniel, à qui l'on doit les chansons Baby's Got Her Blue Jeans On et Louisiana Saturday Night, est mort le 31 mars à l'âge de 68 ans. Natif de Checotah, en Oklahoma, McDaniel avait notamment chanté pour les travailleurs du secteur pétrolier en Alaska, en 1970, avant de connaître la gloire du côté de Nashville. Il a été l'un des membres réguliers du Grand Ole Opry.


**********




Gainsbourg d’avril

Au Québec, les Poissons d’Avril on aime les faire bien gros, bien dodus… En effet, Voir s’est amusé à propager la rumeur selon laquelle l’Histoire de Melody Nelson de Serge Gainsbourg allait être créé en opéra rock lors des prochaines Francofolies de Montréal. Mieux encore, la distribution annonçait Vanessa Paradis et Garou !


**********




Ziegler privé de Salzbourg !

Le Festival de musique et de théâtre de Salzbourg, qui se tiendra du 27 juillet au 30 août, vient d'annuler l'invitation du Suisse Jean Ziegler, à prononcer son discours d'ouverture. Le gouverneur de la province de Salzbourg, Gabi Burgstaller, a souhaité cette annulation en raison des liens supposés de Ziegler, sociologue et vice président du Comité des droits de l'homme des Nations unies depuis 2009, avec Mouammar Kadhafi. Cela «aurait déprécié la portée de son discours», a expliqué Burgstaller au quotidien Salzburger Nachrichten. Dans un entretien à l'agence autrichienne APA, Jean Ziegler a, en retour, accusé les principaux mécènes du festival (dont Nestlé, Crédit Suisse et UBS) d'avoir fait pression pour l'empêcher d'évoquer des sujets comme la faim et la pauvreté. Il a reconnu avoir rencontré le Kadhafi à plusieurs reprises dans le passé, tout en estimant que le dirigeant libyen était désormais «complètement fou».


**********




Vous aimez QIBUZ ? Vous pouvez nous adresser vos tuyaux pas percés, informations, commentaires ! Écrivez-nous à : qibuz@qobuz.com

 Lire aussi

À découvrir autour de l'article