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Concerts, festivals et tournées

Radu Lupu, escale parisienne

Par Clotilde Maréchal |

Épaulé par l’Orchestre de Paris dirigé par Paavo Järvi, le grand Radu Lupu donnera le Concerto pour piano n°1 de Brahms à Pleyel, les 4 et 5 avril.

Mercredi 4 et jeudi 5 avril, Radu Lupu se produira sur la scène de la salle Pleyel, aux côtés de l’Orchestre de Paris, dirigé par son directeur musical Paavo Järvi, dans le Concerto pour piano n°1 de Brahms. Un concerto comme sa première symphonie, celle qu’il n’arrivait pas à écrire (la véritable Symphonie n°1 le tracassa vingt ans !), œuvre magnifique autant que tourmentée… Egalement au programme de ces deux concerts parisiens d’avril, la Symphonie n°85 en si bémol majeur, "La Reine de France" de Haydn et la Symphonie n°4 en mi mineur, op.98 de Brahms. Ce programme est le second volet d’un diptyque que Järvi a initié les 25 et 26 janvier.

Né le 30 novembre 1945, à Galati en Roumanie, Radu Lupu débute le piano à 6 ans, donnant son premier concert six années plus tard. Bien qu'il ait étudié chez Florica Musicescu, premier professeur de Lipatti, et aux côtés d’Heinrich Neuhaus, professeur de Richter et Gilels, il se considère aujourd'hui principalement autodidacte…

Au cours de sa carrière, Lupu a remporté plusieurs récompenses, dont le prix du Conservatoire de Moscou en 1961 (à seulement 16 ans !), le premier prix du Concours Van Cliburn en 1966, celui du Concours Enescu International en 1967 et celui du Concours Leeds International en 1969 à 24 ans.

On ne peut imaginer homme plus discret, secret et timide. Chaque apparition publique, chaque disque sont des enjeux rares, jalousés et convoités. Radu Lupu ne parle pas de musique, il se contente de déclamer Schubert, Brahms ou Beethoven comme personne. De Schumann, on se souvient, grâce au disque, d’un Concerto lumineux ou de Kreisleriana imaginatives et colorées. Princier par sa sonorité, le Roumain a aussi la force psychologique pour décliner les sursauts, dérapages et folies du monde schumannien. De l’Humoresque, il avait réussi à faire entendre ce que personne ne pouvait imaginer…

Au-delà de la poésie, Radu Lupu reste une énigme dans un milieu où phénomènes virtuoses et extravagants occupent le devant de la scène. En rentrait, mais certain de la valeur de son chemin, il chante, depuis longtemps déjà, la voix de l’intégrité.

L’Orchestre de Paris a la chance d’accueillir Radu Lupu régulièrement depuis 1977, au fil de la saison ou pour des projets plus extraordinaires comme l’intégrale des concertos de Beethoven qu’a dirigée Wolfgang Sawallisch entre 1994 et 1997. Partenaire privilégié de Paavo Järvi, les deux musiciens étaient déjà associés en juin 2010 pour le Concerto n°5 de Beethoven.

Le site de la Salle Pleyel

Le site de l’Orchestre de Paris

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