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Quentin et Ennio sont enfin dans un bateau...

Par Max Dembo |

Tarantino et Morricone réunit pour les Huit salopards...

Côté musique, Les Huit salopards réalisé par Quentin Tarantino et qui sort en salle ce 6 janvier 2016 est un événement à bien des égards. La bande-originale est déjà la preuve qu’Ennio Morricone, à 87 ans passés, n’a pas perdu la main, lui qui affiche tout de même plus de 500 partitions à son compteur ! C’est aussi la première fois depuis On m'appelle Malabar en 1981 que Morricone écrit pour un western, un genre qui l’a rendu mondialement célèbre dans les années 60, grâce à ses chefs d’œuvre pour les mythiques westerns spaghetti de Sergio Leone (Le Bon, la Brute et le Truand, Pour une poignée de dollars, Et pour quelques dollars de plus, Il était une fois dans l'Ouest, Il était une fois la révolution)... Pour Quentin Tarantino, la B.O. des Huit salopards est une première car originale et non une énième compilation-jukebox d’anciens titres rock, pop et soul voire – sa grande spécialité – de vieilles musiques de films. C’est d’ailleurs cette manie qui avait toujours agacé jusqu’ici le maestro romain qui jurait qu’il ne travaillerait jamais avec le metteur en scène américain qui n’a jamais cessé de rappeler qu’il était son compositeur de musique de films favori ! Comme dans Oui-Oui, tout est bien qui finit bien et Ennio a accepté d’écrire pour Quentin. Léger bémol tout de même quand on sait que, faute de temps, le compositeur a utilisé ici quelques bouts de musiques qu’il avait écrits en 1982 pour The Thing mais que le cinéaste John Carpenter n’avait finalement pas utilisés. Le résultat reste tout de même magistral et cette bande originale des Huit salopards est délectable d’un bout à l’autre. Intéressant d’abord de constater que s’il est ici question de western, Morricone n’utilise jamais ses gimmicks des films de Sergio Leone. Toujours juste, il manipule les cordes comme s’il s’agissait d’une fiole de nitroglycérine, jouant à la perfection sur la tension de la dramaturgie. Évidemment, Tarantino reste Tarantino et ne peut donc pas s’empêcher de conserver une facette jukebox à sa B.O. Ainsi, on retrouve ici Apple Blossom des White Stripes, There Won’t Be Many Coming Home de Roy Orbison et même un titre de David Hess pour la musique du film de Wes Craven, La Dernière maison sur la gauche (la première version de 1972). A l’arrivée, de quoi combler les fans de Ennio Morricone et de Quentin Tarantino, bref les vrais fans de cinéma.









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