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Julianna Barwick, il était une fée...

Par Marc Zisman |

Une voix hors du temps, sacrée et onirique...

Entrer dans un disque de Julianna Barwick, c’est un peu comme entrer en religion… Chez cette Américaine née en Louisiane et installée à Brooklyn, tout est onirisme. Des couches, des superpositions infinies, des boucles et des motifs répétitifs plongés dans des halos d’écho et de réverbération viennent tournoyer autour de cette voix fascinante qui, sans ressembler à proprement parler à celle de Liz Fraser des Cocteau Twins, possède une grâce similaire. Quelques notes de piano ici, des nappes de synthés là, et l’ensemble ressemble à une séance d’hypnose qu’on rêverait sans fin. De la musique suspendue ; au ralenti ou immobile en quelque sorte. Rien de surprenant à ce que la jeune femme ait travaillé notamment avec les Islandais de Sigur Rós… Avec Will qui vient de paraitre chez Dead Oceans, Julianna Barwick ne change guère de formule et cette sensation mi-new age, mi-ambient, est au cœur de son fascinant nouveau périple. Sauf que cette fois, pour ce troisième album qu’elle produit elle-même, elle a enregistré dans différents lieux : une maison abandonnée dans l’État de New York, à l’usine Moog d’Asheville en Caroline du Nord et même à Lisbonne au Portugal. A ses côtés quelques invités comme le Québécois Thomas Arsenault alias Mas Ysa, le violoncelliste néerlandais Maarten Vos et le percussionniste Jamie Ingalls (Chairlift, Tanlines, Beverly). A l’arrivée, une œuvre parfaite pour lutter contre la violence de l’époque et stopper les accélérations incessantes du quotidien. Avec Will, Julianna Barwick est une fois de plus la maîtresse des aiguilles du temps, suspendu bien entendu…



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