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Californightmare

Par Marc Zisman |

Après Ratking sur la côte Est, Clipping secoue le rap sur la côte Ouest...

Pour se brouiller définitivement avec toute sa copropriété, on pouvait toujours compter sur chaque nouvel enregistrement de Death Grips (experts en rap hardcore expérimental passé à la moulinette electro) ou de Ratking (sortes de Beastie Boys electro-violents passablement agités). Avec Clipping, on tient un autre intrigant et fascinant poison sonore qui froisse le corps et les oreilles. Trio fondé à Los Angeles par Jonathan Snipes, William Hutson et Daveed Diggs, ces artisans d’un hip hop tout aussi vénéneux, assez minimaliste, épuré et surtout très envoûtant, avaient signé en 2013 un premier album remarqué, Midcity, strié d’instants bizarres et éruptifs, douloureux comme la roulette du dentiste et crispant comme les ongles sur l’ardoise. Désormais signé sur le label de Seattle, le toujours très prisé Sub Pop, Clipping livrera, le 9 juin, un deuxième opus bien plus léché et maîtrisé, CLPPNG, sur lequel il orchestre avec précision une symphonie électronique et rap étonnante et nettement plus ambitieuse que sur son prédécesseur. Un disque auxquels ont participé Gangsta Boo (ex-Three 6 Mafia), Guce (de Bullys Wit Fullys), King Tee (légende West Coast, membre fondateur du Likwit Crew et mentor de Xzibit et de Tha Alkaholiks) et Cocc Pistol Cree, jeune rappeuse de Compton qui brille sur le single Work Work. Surtout, CLPPNG empêche le rap actuel de tourner en rond et ouvre des perspectives à un genre qui en a régulièrement besoin…







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