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Joyeux anniversaire Maria !

Par Maximilien Marçais-Husson |

Maria Callas aurait eu 90 ans aujourd’hui. La plus mythique des cantatrices laisse à l’Humanité une trace indélébile dans l’univers lyrique, interprétant avec brio les plus beaux rôles du répertoire. À cette occasion, Qobuz vous invite à (re)découvrir deux évènements marquants de sa carrière. Son concert à l’Opéra de Paris en 1958, puis ses adieux, en 1973.

Le 19 décembre 1958, à l’occasion d’un gala de bienfaisance de la Légion d’Honneur, l’Opéra Garnier accueille Maria Callas. La soprano est déjà couronnée de gloire dans le monde entier, mais c’est son premier concert à Paris. Georges Sebastian dirige l’orchestre de l’Opéra qui accompagne la cantatrice dans les rôles de Norma (Bellini), Leonora (Il Trovatore de Verdi) et Rosina (Il Barbiere di Seviglia de Rossini). Pour l’occasion, le concert baptisé La Grande Nuit de l’Opéra est retransmis en direct dans toute l’Europe. Le talent et la beauté de la Callas rassemblent 100 millions de téléspectateurs.

Le parterre de l’Opéra est comblé de ce que Paris compte de plus prestigieux. Parmi les spectateurs, René Coty. Ce concert exceptionnel sera la dernière sortie officielle du président qui, deux jours plus tard, remettra la République dans les mains du Général de Gaulle.

Quinze après cette soirée mémorable, Maria Callas fait ses adieux. Sous l’impulsion de son ami et collègue le ténor Giuseppe Di Stefano, elle fait un dernier tour du monde qui mettra fin à trente-deux années de carrière. Le premier est à Hambourg, le 25 octobre 1973 et le dernier à Sapporo le 11 novembre 1974. Cette tournée compte 41 dates lors desquelles la cantatrice interprète avec Di Stefano les grands airs du répertoire. Parmi eux, Suicidio, une aria de l’opéra La Giocconda de Ponchielli. Surprenante par sa technicité (l’aria est composée de notes aigues et d’autres beaucoup plus graves requérant une voix de soprano dramatique forte, sombre et riche), l’interprétation de Callas est aussi très émouvante par sa voix et son visage marqués par la fatigue. La Bible de l’opéra comme l’avait baptisée Leonard Bernstein s’éteindra deux ans plus tard dans son appartement parisien de l’avenue Georges Mandel.

Retrouvez les plus beaux enregistrements de Maria Callas sur Qobuz, du coffret anthologique, CallassoTherapy à La Callas pour les Nuls ! Découvrez également l’intégralité du concert de Paris de 1958 dans La Grande Nuit de l’Opéra, 1958.

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