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Chers disparus

Naná Vasconcelos est mort

Par Max Dembo |

Le grand percussionniste brésilien a été emporté par un cancer à l’âge de 71 ans.

Naná Vasconcelos est décédé le 9 mars 2016. Armé de son fidèle berimbau, il restera comme le grand ambassadeur des percussions de son Nordeste natal, les rythmes de cette région du Brésil comme le maracatu notamment étant l’essence même de son art. Véritable légende sur ses terres, sa popularité ne l’empêcha pas de fricoter avec une certaine avant-garde du jazz…

Né Juvenal de Hollanda Vasconcelos le 2 août 1944 à Recife, Naná Vasconcelos commence la musique aux côtés de son père guitariste, touchant percussions et batterie. Au début des années 60, il s’envole pour Rio de Janeiro où il rencontre Milton Nascimento. Sa route croise également celle de Gal Costa, Nelson Angelo mais surtout de Gato Barbieri qui l’engage dans son groupe. Grâce au saxophoniste argentin, son nom devient internationalement connu. C’est une ère où le jazz fricote de plus en plus avec les musiques ethniques. En 1972, Vasconcelos débarque à Paris pour cinq ans. Là, il enregistre enfin son premier véritable album sur Saravah, le label de Pierre Barouh : Africadeus. En 1978, il est le NA du groupe Codona qu’il monte avec Don Cherry et Colin Walcott, un génial trio totalement ovni qui enregistre chez ECM.



Le berimbau de Naná Vasconcelos, cet instrument brésilien de la famille des cordes frappées, sorte d’arc musical d'origine africaine se retrouve sur de nombreux enregistrements. Le musicien croisera ainsi le fer avec des confrères aussi divers que Paul Motian, Jan Garbarek, John Abercrombie, Egberto Gismonti, Pat Metheny, John Zorn, Caetano Veloso, Trilok Gurtu, B.B. King, Arto Lindsay, Ryuichi Sakamoto et même les Talking Heads qui l’engagèrent sur leur album Little Creatures ! Le cinéma jouera aussi un rôle important dans sa carrière et il signera les partitions de plusieurs films parmi lesquels Les Naufragés de l'île de la Tortue de Jacques Rozier en 1974 et Amazone de Mika Kaurismäki en 1991.



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