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Yves Tumor multigenre

Par Smaël Bouaici |

Avec "Heaven to a Tortured Mind", l'extra-terrestre aux airs de Prince électro-indé impose un peu plus son originalité et... son génie ?

Sa cote n’en finit plus de monter. Sous l’aile de Mykki Blanco au début de la décennie précédente, Sean Bowie alias Yves Tumor a pris son envol avec l’album Serpent Music en 2016, sur lequel il s’imposait comme la tête à suivre de la scène électronique expérimentale.

Suffisant pour se faire repérer par le label anglais Warp, qui signa deux ans plus tard Safe in the Hands of Love, deuxième album où Tumor, désormais basé à Turin en Italie, entamait sa mue vers un personnage de songwriter rock, via notamment le clip musclé de son hit Noid, en featuring avec quelques flics énervés par sa couleur de peau.

Un personnage qui s’affirme sur Heaven to a Tortured Mind, son nouvel album lancé par la basse bondissante tapissée de guitares en disto de Gospel for a New Century, donnant le ton d’un disque rempli de détours stylistiques et de tubes en série pour festivals pitchforkiens.



Il sera assurément très compliqué d’échapper à l’hymne Kerosene!, en collab avec la New-Yorkaise Diana Gordon, qui a travaillé avec Beyoncé et Jennifer Lopez. Et que dire du combo Romanticist/Dream Palette, double titre gambinesque séparé par un tunnel de shoegaze et sorti en single (!), qui prouve que l’Américain n’a peur de rien.



Et vu qu’il possède aussi un peu du mojo de Prince au fond de lui (l’érotique Super Stars ou A Greater Love), tout semble aligné pour lui assurer une place de choix dans les affiches de festival et faire d’Yves Tumor la nouvelle coqueluche mondiale de la musique alternative.

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