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Wallace Roney, souffle coupé

Adoubé par Miles Davis au début des années 90, le grand trompettiste américain a été emporté par le Covid-19...

Par Marc Zisman | Vidéo du jour | 2 avril 2020
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« Je ne me lasserai jamais d’être comparé à Miles. Ce qui m’énerve par contre ce sont les critiques qui en font un point négatif. Car pour moi il n’y a aucun débat. Miles Davis est le plus grand, point ! Ce que j’essaie de faire, c’est de pousser plus loin ce que j’ai appris de lui pour ensuite le jouer. » Ce que Wallace Roney faisait avec un goût et une classe infaillible jusqu’à ce 31 mars 2020 où le trompettiste américain s’est éteint à seulement 59 ans…

Au milieu des années 80, sa trompette juvénile et virtuose avait d’abord fasciné les fans de post-bop. Au point que Miles Davis l’adoube et l’embarque même à ses côtés sur scène au festival international de Montreux en 1991 ! Trois ans après la mort du maître, les fidèles issus de son canal historique – le pianiste Herbie Hancock, le saxophoniste Wayne Shorter, le contrebassiste Ron Carter et le batteur Tony Williams – proposent même au jeune Roney d’être le souffleur de l’album hommage A Tribute to Miles (1994).



Ex-mari de la pianiste Geri Allen décédée en 2017, ce natif de Philadelphie réussira pourtant à exister malgré le pesant héritage de Miles. Et avec une bonne vingtaine d’albums en tant que leader et de nombreuses piges de sideman pour Art Blakey, Kenny Baron, Chick Corea, Joey DeFrancesco, Dizzy Gillespie, Helen Merrill ou bien encore Tony Williams, Wallace Roney fut un fidèle serviteur de cet alliage impeccable entre hard bop et post-bop. La très grande classe.



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