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Vijay Iyer, le monde lui appartient

Par Marc Zisman |

Avec le batteur Tyshawn Sorey et la bassiste Linda May Han Oh, le pianiste new-yorkais lance un nouveau trio impressionnant de maîtrise, de poésie mais aussi d'engagement...

Depuis le début des années 2000, Vijay Iyer entretient une relation privilégiée avec Tyshawn Sorey. Fortes personnalités du jazz contemporain, le pianiste et le batteur américains accueillent au cœur de cette indéfectible complicité la bassiste australienne Linda May Han Oh, déjà saluée pour ses propres enregistrements comme ses nombreuses piges de sidewoman notamment chez Dave Douglas ou Joe Lovano.

L’énergie et la variété des couleurs proposées par ce trio inédit confèrent à Uneasy, leur album qui vient de paraître sur le label ECM une intensité rare. Une sorte de créativité nucléaire. Car derrière l’exigence et la virtuosité de ces trois-là, il y a surtout de la musique. De la musique et des idées. Iyer et ses amis célèbrent des disparus (McCoy Tyner sur le Night and Day de Cole Porter et Geri Allen sur Drummer's Song) et s’engagent (pour le mouvement Black Lives Matter sur Combat Breathing, ou en évoquant la fameuse crise sanitaire de Flint en 2014 sur Children of Flint).

Dans le torrent de notes qu’ils font couler tout au long d'Uneasy, la méditation laisse la place au swing, la fulgurance s’écarte pour laisser entrer du jus de cerveau et ainsi de suite, à 360°. Vijay Iyer, Tyshawn Sorey et Linda May Han Oh racontent tant de choses qu’on peut aisément mettre leur conversation en mode repeat sans jamais se lasser…

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