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Tony Allen & Hugh Masekela, dieux afro-jazz

Avec "Rejoice", le batteur nigérian publie enfin l'album conçu avec son ami trompettiste sud-africain disparu en 2018...

Par Benjamin MiNiMuM | Vidéo du jour | 30 mars 2020
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Vieilles connaissances, Tony Allen et Hugh Masekela se croisent à Londres en 2010 et concluent un pacte d’œuvre commune. Les baguettes d’or du Nigérian et la trompette précieuse du Sud-Africain s’accordent rapidement à souder leurs deux cultures.

L’union du jazz africain limpide et des rythmiques afrobeat imparables coule de source et s’enrichit de voix : chant en zoulou de Masekela sur les voyous des townships (Robbers, Thugs and Muggers (O'Galajani)) et hommage en anglais à Fela ((Never) Lagos Never Gonna Be the Same). Mais le temps manque pour finaliser. Les musiciens reprennent leurs vies, le temps sa course et les bandes se reposent à l’abri. Quand ils se croisent, Allen et Masekela s’interrogent, mais ne réussissent pas à harmoniser leurs agendas avant la disparition du trompettiste le 23 janvier 2018.



L’essentiel est gravé, la frustration est trop forte et durant l’été 2019, Tony Allen va compléter les enregistrements avec des proches du trompettiste et des héritiers anglo-saxons éclairés comme le bassiste Mutale Chashi (Kokoroko), le claviériste Joe Armon-Jones (Ezra Collective) ou le saxophoniste Steve Williamson (Abbey Lincoln, Pat Thomas). Le résultat vient de paraître sur le label World Circuit : Rejoice.



En conclusion, sur We’ve Landed, Tony Allen signe un texte dédié à la jeunesse, soulignant la volonté de transmission, le passage de flambeau. Cette réunion de géants est fidèle à la promesse qu’elle suggère et porte merveilleusement bien son titre, Rejoice.

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