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Sudan Archives, des cordes et des rêves

Avec "Athena", la chanteuse-violoniste américaine signe un premier album Qobuzissime de soul futuriste ultra-sensuelle.

Par Marc Zisman | Vidéo du jour | 2 novembre 2019
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Plus de 10 000 kilomètres séparent Khartoum de Cleveland. Une distance gommée en deux coups d’archets par Brittney Parks alias Sudan Archives sur son splendide premier album, Athena, un disque Qobuzissime !

A 24 ans, cette Américaine autodidacte ayant grandit dans l’Ohio tend de solides et improbables ponts entre les sons et les continents. Et sa soul contemporaine, langoureuse et onirique, ne ressemble à aucune autre…

Le violon, prédominant dans la musique soudanaise qu’elle aime tant, est son arme de prédilection. Un son qu’elle embarque dans des mailles électroniques et des beats vaguement hip hop. En 2016, Sudan Archives s’était d’ailleurs amusée à revisiter le King Kunta de Kendrick Lamar (rebaptisé Queen Kuta) avec juste sa voix, ce violon et une petite pédale d’effet.



Ses fusions atypiques sont en fait nées d’une révélation que la musicienne désormais basée à Los Angeles eut en écoutant les enregistrements du Camerounais Francis Bebey, extra-terrestre disparu en 2001 qui mêlait musique africaine et électro minimaliste.



Sur Athena paru sur Stones Throw, l’excellent label californien de Peanut Butter Wolf spécialisé en rap underground et en funk azimuté, Sudan Archives lorgne surtout sur l’héritage des reines de la soul underground (Erykah Badu, Solange) tout en conservant son originalité. Et son R&B afro-futuriste, mille-feuille de couches sonores, renferme assez de textures avant-gardistes pour se démarquer de la concurrence. Un doux choc mais un vrai choc.



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