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Session Victim reste à la maison

En ces temps de confinement, le duo allemand signe l'un des meilleurs albums de salon, entre trip-hop, downtempo et rare groove...

Par Smaël Bouaici | Vidéo du jour | 19 mars 2020
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Voilà bientôt dix ans que Hauke Freer et Matthias Reiling promènent leur projet hybride Session Victim, où l’un tripote les machines tandis que l’autre manie basse et guitare suivant son inspiration.

Un combo hors format qui a marqué l’histoire du groove dès son premier album, The Haunted House of House, en 2012, avec l’imparable et tellement chill Good Intentions. Dingue de vinyles, le duo travaille comme dans le hip-hop, à partir de samples, avant de transposer le tout sur des beats uptempo pour leurs live furieux.



Mais pour Needledrop, leur quatrième album, les Session Victim s’éloignent des clubs pour proposer une approche plus référencée, tirée de vieux disques de soul, funk, hip-hop ou jazz. Alors évidemment, on pense à Massive Attack, Morcheeba (notamment sur Made Me Fly avec Beth Hirsch, chanteuse américaine entendue sur le Moon Safari de Air) et toute la vague trip hop des 90’s, qui s’abreuvait à la même source soul & jazz vintage, mais aussi à DJ Shadow ou au label Talking Loud.



Un peu comme si Freer et Reiling avaient eu envie de rendre hommage à cette bouillonnante époque musicale, vrai eldorado du groove. L’un des meilleurs disques de salon du moment.

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