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Otis, la comète soul

Il y a 50 ans disparaissait le plus grand chanteur de soul...

Par Marc Zisman | Vidéo du jour | 10 décembre 2017
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Le corps inerte est vissé sur son fauteuil. Fermement maintenu par une ceinture de sécurité. Il est massif (1,80 m pour 100 kg), sans vie (depuis 15h30) et presque congelé (l’eau ne dépasse pas les 5 degrés). En ce dimanche 10 décembre 1967, celui qui vient d’être repêché par des plongeurs au fond du Monona, un lac de barrage situé dans le Wisconsin entre Madison et Monona, était pourtant installé là-haut. Tout là-haut même. L’étoile Otis Redding s’est brusquement décrochée. À 26 ans seulement, le Big O était l’un des passagers du Beechcraft Model 18 qui s’est écrasé avec à son bord quatre membres des Bar-Kays — le guitariste Jimmy King, le saxophoniste Phalon Jones, l’organiste Ronnie Caldwell et le batteur Carl Cunningham. Seul leur trompettiste, Ben Cauley, survivra à la tragédie…

50 ans après sa mort, Otis Redding est un intouchable. Une voix considérée à juste titre comme l’une des plus grandes que la soul music ait connue. Un organe identifiable entre mille. Surpuissant. Et capable de passer du gémissement au cri ultime. Comme la synthèse de ses deux idoles de toujours : Sam Cooke et Little Richard. Au premier, il empruntera le gospel, la soul à l’état pur et la capacité à transformer en notes et en mots ce qui se passe dans son cœur et ses tripes. Du second, il reprendra la rage, le charisme et une attitude quasi-charnelle pour ne pas dire sexuelle. Une sorte d’antagonisme au cœur de Try A Little Tenderness, une vieille scie des années 30 popularisée par Val Rosing, Ted Lewis, Ruth Etting et même Bing Crosby, et dont Otis signera la version ultime en 1966. Sans doute, son plus grand titre dans une mise en scène/mise en son à la dramaturgie millimétrée. Le calme devenant tempête. La confession se transformant au fil des minutes en déchaînement. Et ce final où le Big O est possédé comme jamais !



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