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Grizzly Bear, l'âge de raison

Par Max Dembo |

Le 5e album du groupe de Brooklyn, plus mature que jamais...

Comme bon nombre de leurs congénères, les quatre de Grizzly Bear n’ont jamais dérogé à la règle des assemblages osés d’influences disparates comme le prouva Two Weeks, tubesques single de 2009 extrait de Veckatimest et qui leur ouvrit les portes de la gloire internationale.

Avec le quartet de Brooklyn, le folk se retrouve embarqué dans des montagnes russes tantôt psychédéliques, tantôt électroniques. Parfois même jazz ! Et souvent sur le terrain d’une pop léchée pour ne pas dire baroque. Il y a du Beach Boys, du John Cale, du Sufjan Stevens et surtout des centaines d’autres influences dans l’univers de Grizzly Bear. Une vraie poésie un brin mélancolique qui se dégage à nouveau de Painted Ruins qui paraît ce 18 août 2017.

Produit par Chris Taylor, le bassiste du groupe, ce cinquième album studio s’inscrit dans les traces de ses prédécesseurs tout en proposant des chansons sans doute plus peaufinées qu’à l’accoutumée. Et surtout, plus musclées. L’ADN reste indie mais l’emballage, comme la finition, offrent des cambrures très pro. Quinze ans après sa naissance, Grizzly Bear n’avait jamais montré une telle maîtrise totale de son art. Un art conçu collectivement, Edward Droste, Daniel Rossen, Chris Taylor et Chris Bear se partageant réellement le travail.





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