Bjarki, sa première fois

Entre ambient, IDM, trip hop, musique concrète et abstract hip-hop, l'album choc du surdoué islandais de la musique électronique...

Par Smaël Bouaici | Vidéo du jour | 16 février 2019
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« Son vrai premier album », c’est ainsi que l’Islandais Bjarki veut qu’on considère Happy Earthday paru hier chez !K7. Pourtant, le surdoué de la musique électronique en a sorti trois durant l’année 2016, tous sur трип, le label de sa mentor russe Nina Kraviz. Mais il ne s’agissait que de titres composés longtemps auparavant, le processus de maturation de Bjarki étant particulièrement long.

Sans doute parce que l’Islandais (qui a refusé de jouer pour la plateforme vidéo Boiler Room et le club berlinois Berghain, les deux plus gros accélérateurs de carrière de la scène) est un artiste romantique, de ceux qui dévoilent leur personnalité sur disque. Pas la peine de venir chercher le dernier tube techno ici : Bjarki entrouvre tout au long de ces quinze plages « une fenêtre sur son âme », des moments fragiles d’introspection symbolisés par de courts morceaux de deux ou trois minutes, qui raconte un sentiment, une vibration, une émotion.

En termes de styles, Bjarki navigue entre ambient, IDM, trip hop, musique concrète et même abstract hip-hop, et fait entendre la nature islandaise comme sur AN6912, la bande-son d’un crépuscule sur un glacier. Lita og Leira est une petite perle de hip-hop mutant, façon DJ Shadow meets Boards of Canada, sans oublier la touchante ballade électronique d’ouverture Blessuð Börnin et le final cosmique d’UXI, un dialogue entre machines vintage qui donne envie d’entendre Bjarki au cinéma. L’année est à peine entamée, mais Happy Earthday est déjà un sérieux candidat au titre d’album de 2019.



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