Catégories :

QIBUZ / Lundi 29 janvier 2018

Confidences, news cocasses, bruits de couloirs, brèves de comptoir et buzz en tous genres : chaque lundi, QIBUZ zoome sur l’actualité musicale. La vérité est toujours bonne à lire, non ?

Qibuz Lundi | 29 janvier 2018
Réagir







Quand Erykah Badu fait führer…

« Tout le monde a un bon côté. Même Adolf Hitler ». En s’exprimant de la sorte, Erykah Badu a affolé ses fans ; et les autres aussi… La reine de la nu soul a affirmé que ses propos ont été « mal interprétés ». Dans une série de tweets, la chanteuse américaine a assuré qu'elle tentait seulement d'envoyer « un message de compassion » et a encouragé les gens à lire l’interview entière dont a été extrait ce passage choc, et non des extraits sortis de leur contexte.

Ses commentaires ont été postés au lendemain de la publication d'une interview accordée à Vulture dans laquelle elle déclare voir « du bon dans tout le monde ». Badu précisé avoir vu « quelque chose de bon dans Hitler ». Lorsqu'on lui demande de clarifier ses mots, elle précise que le dictateur allemand était « un merveilleux peintre » qui a eu « une enfance terrible ». Dans un tweet, elle a ensuite expliqué qu'elle avait volontairement « utilisé les pires exemples possibles pour exagérer une démonstration de compassion ».

Dans ce même entretien est évoquée la séparation entre les artistes et leur art. la chanteuse parle ainsi de l'humoriste Louis C.K., qui a admis s’être masturbé devant plusieurs femmes sans leur consentement. « Je ne veux pas être contrainte par la peur à ne pas penser par moi-même. Je soupèse tout… Je dois vraiment y penser et connaître les faits pour chacune de ces situations avant de porter un jugement, a poursuivi Erykah Badu. J'aime Bill Cosby et j'aime ce qu'il a fait pour le monde. Mais s'il est malade, pourquoi serais-je en colère contre lui ? » Elle a ajouté que « les gens malades font des choses mauvaises, font du mal aux gens ». Cosby a été accusé par des dizaines de femmes de les avoir droguées puis agressées sexuellement…






Bruno Mars et Kendrick Lamar braquent les Grammy !

Difficile d’être surpris par le palmarès des Grammy Awards 2018 dont la cérémonie s’est déroulée à New York dimanche 28 janvier. A eux seuls, Bruno Mars et Kendrick Lamar ont en effet trusté onze récompenses ! Les 13.000 votants de la Recording Academy ont sacré le soulman âgé de 32 ans à six reprises (le record de la soirée !), notamment dans les catégories d'Album de l'année pour 24K Magic, d’Enregistrement de l'année pour le morceau-titre de l'album et de Chanson de l'année pour That's What I Like. Sur scène, Peter Hernandez – le vrai nom de Bruno Mars – a remercié les autres artistes sélectionnés dans la catégorie dont Kendrick Lamar et Jay-Z.

Ce dernier a plutôt passé une mauvaise soirée, avec aucune victoire malgré huit nominations ! A 48 ans, il pourra toujours se consoler avec sa vingtaine de Grammys reçus par le passé… Comme un passage de témoin au sein de la raposphère, c’est évidemment Kendrick Lamar qui a le sourire. Le rappeur californien de Compton est reparti avec cinq statuettes, réalisant son second grand chelem dans les quatre catégories rap et y ajoutant la meilleure vidéo pour Humble… Outre Jay-Z, l'autre grand perdant de la soirée a été le tubesque Despacito, nommé dans trois catégories, et reparti lui aussi de New York totalement bredouille.

La soirée a été ponctuée de nombreux pics anti-Trump. Mauvais traitements de la communauté afro-américaine et des migrants, harcèlement sexuel et égalité entre hommes et femmes : rien n’a manqué à l’appel lors des discours de remerciement comme dans les prestations live parfois plus qu’explicites…

Le palmarès des principaux Grammys est le suivant : Enregistrement de l'année : 24K Magic de Bruno Mars. Album de l'année : 24K Magic de Bruno Mars. Morceau de l'année : That’s What I Like de Bruno Mars. Révélation de l'année : Alessia Cara. Meilleur album urbain : Starboy de The Weeknd. Meilleur album alternatif : Sleep Well Beats de The National. Meilleur album pop : Divide d’Ed Sheeran. Meilleur album rap : DAMN. de Kendrick Lamar. Meilleure performance rap : HUMBLE. de Kendrick Lamar. Meilleure perfomance pop : Shape Of You d’Ed Sheehan. Meilleure performance rock : You Want It Darker de Leonard Cohen. Meilleur clip vidéo : HUMBLE. de Kendrick Lamar. Meilleur album rock : A Deeper Understanding de The War On Drugs. Meilleur album de musique du monde : Shaka Zulu Revisited: 30th Anniversary Celebration de Ladysmith Black Mambazo. Meilleur album de musique électronique/dance : 3-D The Catalogue de Kraftwerk.

A côté de ces artistes très médiatisés, de nombreux autres prix ont été attribués, dans tous les genres et dans toutes catégories. Sont ainsi repartis de New York avec une récompense sous le bras : LCD Soundsystem, Mastodon, Foo Fighters, Childish Gambino, Chris Stapleton, John McLaughlin, Cécile McLorin Salvant, le big band de Christian McBride, Shakira, Alabama Shakes, Jason Isbell, les Rolling Stones, Taj Mahal et Keb’ Mo’, Aimee Mann, Lisa Loeb, Arturo O’Farrill, Randy Newman, Patricia Kopatchinskaja, Daniil Trifonov ou bien encore Barbara Hannigan.

Ecoutez notre playlist des gagnants de Grammys 2018







West Side Story ravalé par Steven Spielberg

Steven Spielberg envisage de tourner un remake de West Side Story. C’est la première fois que le cinéaste américain se lance dans un film musical. Pour revisiter l’œuvre de Leonard Bernstein, transposée au cinéma en 1961 par Robert Wise et chorégraphiée par Jerome Robbins, Spielberg se concentre actuellement sur le casting de sa production. La directrice de casting Cindy Tolan a twitté l’affiche de l’appel à candidatures. Elle stipule que les candidats doivent être âgés de 15 à 25 ans et précise rechercher des personnes d’origine hispanique pour les rôles majeurs de Maria, Anita et Bernardo. Tout le monde peut s’y présenter, pas besoin d’être acteurs. Dans la version de 1961, Maria, qui est Porto-Ricaine, était jouée par l’actrice blanche Natalie Wood et Bernardo, également Porto-Ricain, par George Chakiris, d’origine grecque. Anita était interprétée par la Porto-Ricaine Rita Moreno…

Le film de Steven Spielberg sera basé sur l’adaptation de Tony Kushner, qui a notamment écrit la pièce Angels In America, immense succès théâtral adapté à la télévision par la chaîne HBO. Il a déjà collaboré à deux films du réalisateur aux trois Oscars : Lincoln et Munich. Quand on voit combien ont rapporté La Belle et la Bête, La La Land et The Greatest Showman, tous trois parmi les dix meilleures recettes de l’histoire pour des films musicaux en Amérique du Nord, on comprend mieux l’intérêt soudain de Spielberg pour ce genre cinématographique…






Aretha, le biopic !

Elle a elle-même désigné l’heureuse élue ! Aretha Franklin a en effet choisi Jennifer Hudson pour jouer son rôle dans un biopic actuellement en production. C’est le célèbre producteur Clive Davis qui a annoncé la nouvelle lors de la soirée des pré-Grammys, le 27 janvier. La comédienne oscarisée en 2007 pour sa prestation dans le film Dreamgirls est même montée sur scène pour entonner Think et Respect.

Si ce film consacré à la vie de la plus célèbre des chanteuses soul est, depuis 2011, une énième arlésienne dont Hollywood a le secret, il semble cette fois bien engagé pour voir le jour. Financé par la MGM, il sera produit par Scott Berstein et Harvey Mason Jr.






La malle aux trésors sans fond de Neil Young

Dans sa newsletter Neil Young Archives Times-Contrarian, Neil Young a annoncé la sortie « imminente » de deux albums live, issues de ses archives personnelles.

Le premier, Roxy: Tonight’s The Night Live, a été enregistré lors d’une série de concerts donnés au Roxy de Los Angeles en 1973, juste après l’enregistrement de l’album Tonight The Night avec Billy Talbot, Nils Lofgren, Ralph Molina et Ben Keith alias les Santa Monica Flyers.

Le second intitulé Alchemy est un live de Crazy Horse capté lors de la tournée 2012/2013 du groupe. Avec ces deux sorties, Neil Young garde l’intense cadence de la publication de ses trésors cachés…






Du Prince inédit à l’horizon

On connait la passion de Prince pour l’archivage de sa musique. En disparaissant prématurément en avril 2016, la star laissait en plan des heures et des heures de bandes. Dans une interview accordé à Variety, Troy Carter qui travaille pour les héritiers du chanteur a annoncé la sortie prochaine de nombreux enregistrements inédits : « Prince était un type qui vivait pratiquement dans un studio d’enregistrement... Et en commençant à écouter tout le matériel inédit qu'il a entassé, il fallait se concentrer sur les pépites. J’ai entendu des choses renversantes que nous sommes en train de mixer. Donc, oui, il va bien y avoir de la musique inédite de Prince très prochainement. »

Aucune date de sortie n’a pourtant été diffusée et aucun détail précis n’a été indiqué quant à la nature de ces enregistrements. Car même si Universal a signé en juillet dernier un contrat de 31 millions de dollars avec les héritiers de Prince, Warner Bros qui détient toujours de nombreux droits avant 1996 et après 2014 ne laissera sans doute rien sortir sans son accord…






Disparition de Renaud Gagneux

Le 15 mai 1968, Renaud Gagneux avait atteint sa majorité. Il faut dire que la majorité en ce temps-là était fixée à 21 ans et qu'on ne rigolait pas avec le détournement politique de mineurs ! Pour fêter cette étape, il entreprend ce 15 mai d'occuper le Conservatoire national supérieur de musique et de danse de la Ville de Paris, alors dirigé par le respectable mais assez conventionnel Raymond Gallois-Montbrun. Un acte qui marquera la suite de sa carrière de compositeur justement non conventionnel. Gagneux qui vient de mourir, le 24 janvier 2018, à l’âge de 70 ans fut membre du Groupe de Recherche Musicale de l’ORTF puis de l’INA.

Né à Paris le 15 mai 1947, cet ancien élève de Stockhausen à Cologne, de Dutilleux à l’Ecole Normale de musique de Paris, de Messiaen et Jolivet au Conservatoire National Supérieur de Musique de Paris étudie d’abord le piano puis la composition. En 1970, Renaud Gagneux intègre le Groupe d’Etude et de Réalisation Musicale (GERM) de Pierre Mariétan et anime le carillon de l’église Saint-Germain de l’Auxerrois. Deux ans plus tard, ce passionné des minimalistes américains Terry Riley et John Cage entre au Groupe de Recherche Musical de l’ORTF, puis de l’INA, où il travaille sous la direction de Pierre Schaeffer et de Guy Reibel jusqu’en 1976.

Le travail de Gagneux sera plusieurs fois récompensé, notamment par un Grand Prix de la Sacem pour l’ensemble de son œuvre en 1993. Ce grand aficionado du Japon et de l’histoire de Paris laisse derrière lui une œuvre assez dense où la musique électroacoustique croise la musique de chambre, des messes, du théâtre musical, des opéras ou bien encore des concertos.






Netflix zoome sur le rap

Nas, Logic, Rapsody et 2 Chainz sont au générique de la nouvelle série documentaire produite par Netflix et consacrée au hip-hop. Proposé en huit épisodes réalisés par Sacha Jenkins, Rapture sera diffusé à compter du 30 mars. Selon Netflix, il s’agit de zoomer sur la culture hip-hop en se penchant sur la vie des artistes dans leur famille et avec leurs proches, durant leurs séances de travail en studio et lors de leurs tournées.





Vous aimez QIBUZ ? Vous pouvez nous adresser vos tuyaux pas percés, informations, commentaires ! Écrivez-nous à : qibuz@qobuz.com

Pour suivre tout ce qui se passe sur Qobuz, rejoignez-nous sur Facebook !

 Lire aussi

À découvrir autour de l'article

Vos lectures


Inscrivez-vous à nos newsletters