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Alternatif et Indé - Paru le 3 mai 2019 | Columbia

Hi-Res
En un peu plus d’une décennie, Vampire Weekend a pris son temps. Après l’éponyme Vampire Weekend (2008), Contra (2010) et Modern Vampires of the City (2013), la bande d’Ezra Koenig sort enfin d’un gros silence de six années ponctuées par le départ du très influent Rostam Batmanglij, qui a sorti en solo l’excellent Half-Light en 2017… Dernier album studio en date, Modern Vampires of the City était une sacrée évolution dans la vie du combo new-yorkais. Les touches ethniques très Talking Heads avaient disparu au profit d’une pop plus léchée, tant dans ses mélodies et ses harmonies que dans ses sons. Désormais cerveau quasi solitaire du groupe, Koenig, qui a quitté NY pour LA, confirme avec Father of the Bride sa boulimie stylistique. Son fil conducteur reste évidemment très pop mais chacune des 18 chansons offre un paysage différent. Il y a de tout dans ce disque copieux. Du Beatles, Beach Boys, Fleetwood Mac, Supertramp, Paul Simon, Wilco, Grateful Dead et mille autres influences. Même côté invités, Vampire Weekend fait dans le 360° avec, entre autres, la pedal steel et la guitare impressionniste de Greg Leisz, la voix de Danielle Haim d’HAIM, la guitare de Dave Longstreth des Dirty Projectors, Steve Lacy de The Internet et même Rostam, rentré au bercail sur deux titres. Au point qu’au fil des écoutes, on se demande si Ezra Koenig ne signe pas ici son “double blanc” (le plus éclectique des disques des Beatles) à lui tout seul… © Marc Zisman/Qobuz
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Pop/Rock - Paru le 12 avril 2019 | Blue Note Records

Hi-Res
Les étiquettes n’ont jamais été son truc… Jazz, pop, country, folk, world, Norah Jones a toujours joué la musique qu’elle avait en elle pour mieux en flouter les frontières. Et que ses partenaires soient des légendes du jazz comme Wayne Shorter, de la soul comme Ray Charles, de la country comme Willie Nelson, du rap comme Q-Tip ou du rock’n’roll comme Keith Richards, l’Américaine s’est inlassablement appliquée à être avant tout elle-même. Une voix sereine et joliment nonchalante capable d’habiter ses propres thèmes comme de revisiter n’importe quelle chanson… Trois ans après l’ambitieux Day Breaks, ce bref Begin Again (28 minutes, 7 titres) n’est pas un énième brouillage de pistes mais plutôt un nouvel autoportrait alternant entre pop assumée (My Heart Is Full), soul habitée (It Was You) et jazz uptempo (Begin Again). Histoire de rester entre gens de goût, Jeff Tweedy de Wilco s’est déplacé pour le magnifique A Song With No Name et Wintertime. On se laisse guider par la maîtresse de maison, entourée comme toujours par la crème des musiciens (la batterie de velours de Brian Blade, quelle merveille !), dans un no man’s land un peu jazzy, un peu folk, un peu pop, un peu soul. Et c’est toujours aussi agréable… © Clotilde Maréchal/Qobuz
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Soul - Paru le 10 mai 2019 | Jagjaguwar

Hi-Res Distinctions Pitchfork: Best New Music - Qobuzissime
A quoi je sers vraiment ? Que faire de l’héritage de ceux qui m’ont influencé ? Et que laisserai-je derrière moi ? Ces belles questions métaphysiques, Jamila Woods se les est posées au moment d’attaquer son deuxième album logiquement baptisé Legacy! Legacy!. Un disque Qobuzissime ! Trois ans après Heavn, la soul sister de Chicago aligne douze chansons portant toutes le nom d’un artiste l’ayant marquée. Musiciens, peintres, écrivains, activistes, poètes, tout y passe ! Et les heureux élus sont Betty Davis, Zora Neale Hurston, Nikki Giovanni, Sonia Sanchez, Frida Kahlo, Eartha Kitt, Miles Davis, Muddy Waters, Jean-Michel Basquiat, Sun Ra, Octavia Butler et James Baldwin. Rien de lourdingue ou de didactique ici car la jeune Afro-Américaine attachée à sa Chicago natale ne fait jamais d’hommages frontaux mais plutôt des « à la manière de » assez subtils. Elle conserve surtout son style propre. Celui d’une poétesse les jours pairs (elle est directrice artistique du YCA, un centre dédié aux jeunes poètes), musiciennes les jours impairs et prof les jours fériés ! Et en digne héritière d’Erykah Badu et Lauryn Hill, elle enrobe tous ses mots d’un groove ultraraffiné, aux cambrures nu soul modernisées. Côté featurings, Jamila Woods favorise l’économie locale et solidaire en conviant des amis venant essentiellement de l’underground de la Windy City : le trompettiste Nico Segal, les MC's Saba et Nitty Scott, theMIND, Jasminfire… À l’arrivée, la protégée de Chance The Rapper aura mêlé en 49 minutes, avec intelligence et classe, l’engagement et l’entertainment, le combat et le groove. Parfait. © Marc Zisman/Qobuz
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Pop - Paru le 26 avril 2019 | RCA Records Label

Hi-Res
Dans la quatrième chanson de son huitième album, Pink évoque le grenier (« attic ») dans lequel elle met sous clé tout ce qu’elle garde secret. Mais s’il y a une chose que l’interprète de Family Portrait souhaite montrer au grand jour, c’est bien son amour pour la musique, quels que soient les genres. Entre la couleur soul et rétro de Hustle et celle, clairement électronique, de Can We Pretend, en passant par la ballade sentimentale Love Me Anyway, Pink montre une nouvelle fois qu’elle est la reine du grand écart stylistique. Pour ce dernier titre, elle est accompagnée du chanteur country Chris Stapleton, tandis que pour Can We Pretend, elle est entourée du trio electro Cash Cash, (dont le titre Take Me Home avait fait sensation en 2013). Parmi les (nombreux) autres featurings de l’album, citons Wrabel sur 90 Days, Khalid sur Hurts 2B Human, ou encore Beck sur We Could Have It All. Car Pink aime non seulement la musique au sens large du terme, mais elle apprécie aussi les confrères qui pourront l’aider à mettre en œuvre ce tableau sonore bigarré – à l’image de la pochette multicolore de cet album. © Nicolas Magenham/Qobuz
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Alternatif et Indé - Paru le 10 mai 2019 | Dangervisit

Plus solide qu’un mariage, Archive fête en 2019 ses 25 années d’existence. Si le groupe, symbole de cette période “post-trip hop” à la fin des 90’s, où rock, hip-hop et électro entraient en concubinage, a souvent changé de voix, son cœur, le duo Danny Griffiths/Darius Keeler, a battu de manière constante. “C’est remarquable, estime Griffiths, et je pense que c’est parce que Darius et moi avons la même conception de ce que nous voulons expérimenter émotionnellement.” Cette émotion, une sorte de mélancolie addictive provoquée par cette superposition de guitares stoned, de batteries lourdes et de voix célestes, a permis à Archive de se constituer une base de fans inaliénables, qui vont se sentir comme un ado sous sa couette à l’écoute de ses 42 titres disséminés sur ce coffret. On y retrouve tous les classiques du groupe anglais, avec en guise d’incipit les 16 minutes d’Again, avec Craig Walker, Londinium featuring Roya Arab, mais aussi les tubes Fuck U ou You Make Me Feel avec Holly Martin. Chacun des 12 albums studio d’Archive est cité dans cette rétrospective, qui comprend également huit morceaux inédits, dont Remains of Nothing, avec les stoner rockers de Southampton, Band Of Skulls, et Lightning Love avec Steve Mason du combo écossais Beta Band. Un coffret à vite inclure dans la discothèque idéale. © Smaël Bouaici/Qobuz
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Rap - Paru le 12 avril 2019 | Universal Music Division Barclay

Hi-Res
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Alternatif et Indé - Paru le 26 avril 2019 | BMG Rights Management (UK) Limited

Hi-Res
Retracer la genèse de cet album, c’est avant tout raconter une histoire à la fois triste et belle. Triste car il s’agit du 8e et littéralement dernier album du groupe (dans sa formation initiale du moins). Mais belle car on a le plaisir d’entendre à nouveau la voix Dolores O’Rioridan, décédée brutalement le 15 janvier 2018. C’est grâce à des démos enregistrées quelques semaines avant sa disparition que cette résurrection phonographique a pu avoir lieu : Noel Hogan, guitariste des Cranberries, avait commencé à travailler sur les morceaux en mai 2017, lors d’une tournée, avant d'enregistrer onze démos avec la chanteuse quelques mois après. C’est avec le soutien de la famille O’Rioridan que les membres du groupe se sont replongés dans ces premiers jets, afin d’en tirer des chansons à part entière.  Étrangement, il est souvent question de perte et de fin dans les titres et les paroles de ces morceaux dont la portée émotionnelle est considérable, non seulement à cause de la tragédie qui les entoure, mais aussi parce que les mélodies et les arrangements sont souvent intrinsèquement mélancoliques. Les cordes qui entourent le final d’un morceau comme Lost, ou bien le piano litanique de Catch Me If You Can ne font que renforcer le frisson qui traverse immanquablement l’auditeur à l’écoute de In the End. Mais comme ils l’ont souvent prouvé durant trois décennies, les Irlandais ne perdent jamais de vue un certain espoir et une énergie communicative. Les mélodies lyriques de Got It (avec sa basse conquérante), et de Summer Song sont là pour le prouver. Quant aux ballades Illusion et In the End, elles possèdent certes une couleur crépusculaire, mais il s’agit du coucher de soleil le plus doux et bienveillant qui soit. Avec cet album enregistré à Londres par le producteur Stephen Street (déjà aux manettes de Everybody Else Is Doing It, So Why Can't We? en 1993 et No Need to Argue en 1994),The Cranberries tirent leur révérence avec élégance et pudeur. © Nicolas Magenham/Qobuz
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Rock - Paru le 19 avril 2019 | Polydor Records

Calé entre leur prochain album studio et leur dernier Blue And Lonesome, les Rolling Stones sortent Honk. Retraçant leur carrière depuis 1971, cette énième compilation revient sur leurs grands classiques (Start Me Up, Brown Sugar, Tumbling Dice, Angie, It’s Only Rock’n’Roll (But I Like It), Fool to Cry, Miss You ou Emotional Rescue) mais aussi sur des raretés. Pour ne pas oublier que les anciens tiennent encore la scène, l’opus contient également dix titres live. On y retrouve Dave Grohl (Bitch), Ed Sheeran (Beast of Burden), Brad Paisley (Dead Flowers) ou encore Florence + The Machine (Wild Horses). Un indispensable pour les fans. © Charlotte Saintoin/Qobuz
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Classique - Paru le 29 mars 2019 | Deutsche Grammophon (DG)

Hi-Res Livret
Sous l'intitulé "Piano Book", Lang Lang compile une sélection des plus grands tubes de la musique pour piano depuis Bach. Il débute sa rétrospective par le morceau dans lequel s'immerge tout apprenti débutant à cet instrument, le Prélude en ut majeur du Premier Livre du Clavier bien tempéré (BWV 846/1) de J. S. Bach, page en arpèges intégralement écrits qui permet de travailler sur la régularité des doigts, la précision des articulations, en même temps que l'étagement clair des harmonies. Le pianiste chinois enchaîne naturellement sur un second morceau de choix, la "Lettre à Elise" de Beethoven, pièce qui devient plus intéressante dès lors qu'on la replace dans le corpus entier des Bagatelles - certes pas le sujet ici. Lang Lang ira ensuite chez Mendelssohn (La Fileuse), Chopin (15e Prélude de l'Opus 28), Mozart (l'Allegro initial de la Sonate "Facile" ou les Variations "Ah, vous dirai-je Maman". Du répertoire moins couru aussi, dû à Badarzewska-Baranowska, Czerny ou Clementi. Et quelques classiques chinois, ou traditionnels de tous horizons, dans divers arrangements. Lang Lang semble prendre un plaisir particulier, énorme, dans la musique française, et plus particulièrement celle de Debussy où il profite des retards, marque les basses, et veut chanter à gorge déployée (Doctor Gradus ad Parnassum). A chacun de savoir si cela est de son goût. © Qobuz
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Alternatif et Indé - Paru le 19 avril 2019 | RCA Records Label

Hi-Res
Cet album serait-il le laboratoire d’une future bande originale de film ? Ou bien, selon l’expression consacrée, une « bande originale imaginaire » ? Car pour leur cinquième album, les membres de Cage The Elephant ont fait leur choix sur une approche très cinématographique. Social Cues a été conçu au moment où le leader du groupe, Matt Shultz, était en train de vivre la fin d’une relation sentimentale. C’est donc dans un élan cathartique qu’ont été fabriquées ces chansons, et c’est l’esthétique des films d’horreur de John Carpenter qui fut choisie pour traduire cet amour qui s’émousse. Enregistré à Nashville et Los Angeles, l’album du sextuor américain décrit un paysage intérieur morne, ce qui se reflète dans un petit bijou comme Goodbye, dans lequel une formation classique (en particulier un piano et des cordes) se mêle aux instruments pop rock. L’autre surprise de l’album, c’est le duo avec Beck, Night Running, dans lequel une couleur dub côtoie des guitares rock. Outre Carpenter, Shultz aurait été fortement influencé par Fassbinder au moment de l’écriture de Social Cues. La force émotionnelle des films de ces deux réalisateurs se ressent dans des chansons où une certaine dureté est de mise (Ready to Let Go, House of Glass, Tokyo Smoke, et surtout Broken Boy et sa rythmique délétère…), tandis que Skin and Bones et Love’s the Only Way laissent entrevoir un peu d’espoir au sein de ce tableau mi-horrifique, mi-dépressif. Dans un autre genre d’influence, on notera l’hommage à Ashes to Ashes de David Bowie dans le refrain de la chanson qui a donné son titre à l’album. Pour un jeune homme carbonisé par l’amour, c’était sans doute le clin d’œil idéal… ©Nicolas Magenham/Qobuz  
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Soul/Funk/R&B - Paru le 17 avril 2019 | Columbia

Hi-Res Distinctions Pitchfork: Best New Music
Il fallait que ça reste gravé à jamais. La folle prestation de Queen B lors de ses deux concerts à Coachella en 2018, retracés dans un documentaire de Netflix, se voit, surprise, assorti d’un album live. Sous forme de rétrospective, Beyoncé revient en 40 titres sur 22 ans de carrière. Pas de nouveaux morceaux mais une reprise studio avec Tay Keith, Before I Let Go, titre soul de Frankie Beverly et Maze datant de 1981. Des Destiny’s Child avec Lose My Breath, Say My Name et Soldier, Michelle Williams et Kelly Rowland en prime sur scène, Déjà Vu avec son mari Jay-Z, Get Me Bodied avec sa sœur Solange, Lift Every Voice and Sing, hymne afro-américain entonné par sa fille Blue Ivy, Homecoming rend compte de ce que Coachella a surnommé le « Beychella », tant la performance est entrée dans les annales du festival. C’était le but : 200 personnes sur scène, des moyens colossaux pour un show pharaonique de deux heures mettant en exergue l’empowerment afroféministe, B mérite son trône. « Quand j’ai décidé de faire Coachella, au lieu de sortir ma couronne de fleurs, je trouvais ça plus important d’apporter notre culture. » Au son des second lines des brass bands de La Nouvelle-Orléans, d’une drumline renforcée, de Malcolm X sur Don’t Hurt Yourself et au milieu de multiples clins d’œil à l’histoire afro-américaine, la reine de la pop, grimée en Néfertiti, nous rappelle le poids de sa discographie à l’ère du 3e millénaire. © Charlotte Saintoin/Qobuz
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Bandes originales de films - Paru le 5 octobre 2018 | A Star is Born OST

Hi-Res
Après Janet Gaynor en 1937, Judy Garland en 1954 et Barbra Streisand en 1976, voici Lady Gaga dans le rôle-titre de cette success story typiquement américaine. Un peu à la manière d’un conte qui se transmettrait de génération en génération, A Star Is Born refait régulièrement surface dans la culture des Etats-Unis, tournant à chaque fois le projecteur vers une star féminine charismatique. Mais si tous les regards sont braqués sur Lady Gaga – dont c’est ici le premier vrai grand rôle au cinéma – il faut également noter l’implication exceptionnelle de Bradley Cooper dans le projet. Non seulement ce dernier réalise le film et donne la réplique à la chanteuse, mais il est aussi l’auteur, arrangeur et interprète de nombreuses chansons de l’album. A quoi ressemblent les morceaux d'A Star Is Born version 2018 ? A un savant mélange de country et de pop. Pour la partie country, c’est Lukas Nelson (le fils de la légende Willie Nelson) qui est chargé d’apporter son grain de sel dans les chansons de la star sur le déclin incarnée par Cooper, tandis que pour les chansons les plus pop, on a fait appel à DJ White Shadow. Le producteur Mark Ronson et la songwriter Hillary Lindsey font aussi partie du générique de cette BO de grande ampleur, dont la force vient avant tout de la sincérité qui se dégage des chansons. Dans la manière dont elles ont été conçues tout d’abord (dans des conditions live, à la demande de Lady Gaga), mais aussi parce qu’elles reflètent les états d’âme les plus profonds des personnages. Parmi ces 19 tubes potentiels, citons Shallow, I’ll Never Fall in Love, mais aussi la reprise de La Vie en rose, en français (approximatif) dans le texte. Les amateurs de performances vocales et de mélodies poignantes seront ravis. © Nicolas Magenham/Qobuz
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Pop - Paru le 8 mars 2019 | BMG Rights Management (UK) Ltd

Hi-Res
Cinquième album studio de Dido, Still on My Mind a été conçu avec Rollo Armstrong, son frère aîné et complice de toujours (et par ailleurs cofondateur du groupe électronique Faithless). « Tout s’est fait très facilement. Toute la partie vocale a été enregistrée sur mon canapé, et la majeure partie de l’album a été réalisée à mon domicile », explique la célèbre interprète des tubes Thank You et Here With Me. Le temps de 12 chansons, les deux artistes ont tenté de condenser tous les styles musicaux qu’ils aimaient, de la dance 90’s à la dream pop, en passant par le folk et le hip-hop. Pour parfaire ce tableau bigarré, on notera également la présence de chœurs tribaux (Give You Up), ou encore d’un piano mélancolique (Walking By). Quant aux paroles, elles tournent généralement autour du thème de l’amour, qu’il soit solaire (You Don’t Need a God, sur le pouvoir de la musique) ou bien blessé (Give You Up). Cette collection de chansons est dédiée au jeune fils de Dido (Florian Cloud de Bounevialle O’Malley Armstrong de son vrai nom), c’est sans doute pourquoi ce sont les airs qui s’apparentent le plus à des berceuses qui surnagent dans Still on My Mind, en particulier la belle mélodie de Some Kind of Love. Accompagnée d’une simple guitare acoustique, la voix chaleureuse de Dido y fait des merveilles. © Nicolas Magenham/Qobuz
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Alternatif et Indé - Paru le 17 mai 2019 | 4AD

Hi-Res Distinctions 4F de Télérama
Ce huitième album de The National se distingue par de petits grains de sable bienvenus dans la mécanique huilée du groupe américain, à commencer par la présence de nombreuses chanteuses venant apporter leur soutien vocal au leader Matt Berninger dans la plupart des morceaux. On retiendra notamment la performance de Gail Ann Dorsey (bassiste de David Bowie) sur You Had Your So With You, ainsi que celles, particulièrement habitées, de Lisa Hannigan et Mina Tindle sur, respectivement, So Far So Fast et le très émouvant Oblivions. Pourquoi cette présence féminine soudaine au sein d’un groupe exclusivement masculin ? Sans doute parce que l’album est né après que le cinéaste Mike Mills ait proposé à The National d’illustrer en chansons son moyen métrage I am easy to find, qui se trouve être le portrait d’une femme. C’est donc le rapport aux images qui a mis un coup de pied dans la fourmilière de la pop mélancolique du groupe de Brooklyn. On note par ailleurs, ici ou là, quelques références à certains classiques du cinéma, en particulier à Roman Holiday de William Wyler (1953). Mais à part ces quelques nouveautés cinématographico-féminines, les admirateurs de The National retrouveront la mélancolie légendaire du groupe, à la fois dans les textes et la musique. On retiendra notamment la présence de nappes de cordes déchirantes sur tous les morceaux (seule exception : les violons staccato de Where Is Her Head), ainsi qu’un piano introspectif récurrent (en particulier dans le très beau Light Years). Quant à la rythmique si singulière de Bryan Devendorf, elle joue sur les contrastes puisqu’on trouve ici de percutantes saccades (Rylan, The Pull Of You), ou là un toucher sensuel (Hairpin Turns, I Am Easy To Find). © Nicolas Magenham/Qobuz  
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Electro - Paru le 10 mai 2019 | Loma Vista Recordings

Un an après Blood Remix, qui revisitait quelques titres de la révélation canadienne via les beats électroniques de Little Dragon ou Mano Le Tough, Rhye revient à l’organique, et surtout à l’organe de Mike Milosh, désormais seul aux commandes après le départ de producteur danois Robin Hannibal. Sur Spirit, troisième album studio de Rhye après le carton de Woman, en 2012, porté par The Fall et Open, on n’entend quasiment que la voix androgyne du chanteur installé à Los Angeles, dépouillée sur un lit de pianos, de cordes et de boîtes à rythme en sourdine. Mike Milosh brise les cœurs d’entrée avec le single Needed, composé avec Dan Wilson du groupe de rock américain Semisonic, sur lequel on entend le bruit des touches, à la Nils Frahm, sans oublier les featurings avec le prodige du piano islandais Ólafur Arnalds, sur Patience, et Doveman, sur la jolie chanson d’automne Save Me. Avec Spirit, Rhye livre une poignée de titres d’une incroyable légèreté, entre R&B, soul et pop, comme si l’objectif était de faire la moins de bruit possible avec les instruments pour laisser s’envoler cette voix qui agit comme une vraie caresse. © Smaël Bouaici/Qobuz
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Electro - Paru le 26 avril 2019 | Virgin - Mercury

Hi-Res
Huit ans après son dernier album Impermanence, revoilà Agoria en long format. Le producteur, figure historique de la scène électronique française, n’était toutefois pas resté les bras ballants, signant notamment quelques tubes de club étourdissants sur les plus prestigieux labels du moment (Helice en 2014 chez Hotflush, Baptême en 2015 chez Kompakt) dans la lignée techno mélodieuse et hypnotique sur laquelle il a construit son succès. Ce nouvel album arrive sur son nouveau label, Sapiens, monté en 2016, et présente une nouvelle version de la musique du DJ lyonnais, avec un côté plus pop mis en exergue dès le premier titre, le single Embrace avec Phoebe Killdeer, avec ses synthés posés au coin du feu, tandis que Remedy, avec Rami Khalifé et la chanteuse Noemie Cherki, rappelle les sonorités qui ont fait le succès de The Blaze. Mais tout n’est pas électro-pop sur cet album, comme le démontrent Call of the Wild, avec le rappeur américain STS, aperçu aux côtés de RJD2, et A One Second Flash, qui nous ramènent au hip-hop de la Bay Area (Quannum Projects, Shadow…), et You’re Not Alone, et ses synthés krautrock à la Can. Sur ce Drift (dériver en anglais) qui porte bien son nom, Agoria dévoile un côté commercial qu’il assume complètement : après tout, après avoir conquis les dancefloors, pas de raison qu’il ne conquiert pas la FM. © Smaël Bouaici/Qobuz
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Jazz - Paru le 26 avril 2019 | ECM

Hi-Res Livret
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Classique - Paru le 10 mai 2019 | deutsche harmonia mundi

Hi-Res Livret
Fondé en 2015 par le chef d’orchestre et tromboniste suisse Lorenzo Ghirlanda, le Vox Orchester, basé en Allemagne, est constitué d’une vingtaine de jeunes musiciens professionnels provenant de dx pays différents qui ont tous grandi dans l’apprentissage des pratiques instrumentales et des modes de jeux propres à la musique baroque. Le credo de Lorenzo Ghirlanda est d’affirmer que l’écoute – et la pratique – de la musique ancienne revient à découvrir des « musiques nouvelles », car l’ardeur juvénile préserve les interprètes de tout a priori et de toute routine. C’est dans cet esprit que les musiciens du Vox Orchester signent cet album consacré à des musiques écrites par Purcell et Locke pour des pièces de Shakespeare. Si les pièces de ce dernier ont depuis longtemps conquis la terre entière, la musique anglaise est souvent restée confinée aux frontières insulaires. Enregistrées en 2018 dans le bel auditorium de la Radio Télévision Italienne à Lugano, ces musiques de scène sont signées de deux compositeurs anglais précédant la venue d’Haendel à Londres. L’interprétation de Ghirlanda et de ses musiciens tend à démontrer le caractère international de la musique baroque de cette époque, ou plus exactement l’influence italienne qu’un Monteverdi, puis qu’un Corelli, ont pu avoir sur les productions européennes de cette époque. © François Hudry/Qobuz
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Classique - Paru le 3 mai 2019 | Sony Classical

Hi-Res Livret
Le très inventif Francesco Tristano s'amuse dans ces "Histoires de Tokyo". Les multiples références du pianiste luxembourgeois se dévoilent avec un art consommé de l'équilibre, comme rajeunies par la science des collages multi-stylistiques qu'il y déploie. Très contrastés, chacun des titres s'enchaine avec un grand naturel. Si une certaine veine minimaliste voire répétitive s'affirme pleinement, elle ne contre jamais une volonté très nette que les rythmes soient toujours renouvelés, comme dans Insomnia, ou Electric Mirror qui devient un bel hommage à l'oeuvre d'un des Dieux de Francesco Tristano, en l'occurence Johann Sebastian Bach. Le discours plus morcelé de Pakuchi, avec ses nappes superposées et ses légers rythmes de jazz, semble regarder vers des territoires de la création contemporaine moins visités par les artistes du courant "électro". Tout au long de son déroulé, Tokyo Stories rend peu visite - pour notre plus grand bonheur - aux atmosphères planantes et méditatives largement prisées par le courant du piano néo-classico-pop qui nous submerge continuellement. Seul l'élan, le souffle comptent ici. Un album absolument exemplaire, qui affirme définitivement la musicalité protéiforme de Francesco Tristano. © Pierre-Yves Lascar/Qobuz
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Rock - Paru le 17 mai 2019 | Capitol Records

Hi-Res
Pas facile de s’appeler Paul McCartney en 2018… Quiconque se lance dans l’écoute d’Egypt Station sait d’avance qu’à 76 ans passés, l’ex-Beatle a peu de chances de livrer un album, ou ne serait-ce qu’une poignée de chansons, égalant ses chefs-d’œuvre du siècle dernier. D’ailleurs, Sir Paul le sait sans doute lui-même… Ce disque réussit pourtant à viser juste. Et même si sa voix n’a logiquement plus la superbe de son âge d’or, Macca reste un maître de la pop song finement taillée. Lui qui en a écrit des centaines n’a aucune leçon à recevoir mais à l’écoute de Hand In Hand, Do It Now, Dominoes ou Confidante, on retrouve les marqueurs d’un artisanat bien à lui. Niveau production, l’ancien leader des Wings a aussi l’intelligence de ne pas faire du jeunisme déplacé. C’est d’ailleurs le classicisme qui prédomine tout au long de cet Egypt Station qui ravira ses fans irréductibles. © Clotilde Maréchal/Qobuz