Votre panier est vide

Catégories :

Artistes similaires

Les albums

3022 albums triés par Meilleures ventes
HI-RES25,49 €
CD17,99 €

Classique - Paru le 7 avril 2015 | Deutsche Grammophon (DG)

Hi-Res Livret Distinctions Discothèque Idéale Qobuz
Ces enregistrements de légende ont été réalisés en 1960, au plus fort de la Guerre Froide, à la faveur d'une tournée de l’Orchestre Philharmonique de Leningrad à Londres. Tchaïkovski n'a jamais été plus noir et plus morbide que sous la férule d'acier d'Evgeni Mravinski. Si cet illustre compositeur vous irrite par sa prétendue guimauve, il faut écouter d'urgence la vision cataclysmique du grand chef russe. Ce Tchaïkovski là vous prend et ne vous lâche plus, vous donnant même la chair de poule (premier mouvement de la Pathétique). Tchaïkovski devient le frère de Sibelius et le précurseur du dernier Mahler. Avec Mravinski, il a trouvé sa meilleure incarnation. © François Hudry
HI-RES15,49 €
CD10,99 €

Classique - Paru le 22 décembre 2014 | Decca Music Group Ltd.

Hi-Res Livret Distinctions Discothèque Idéale Qobuz
Il s’agit bien ici du ballet complet Casse-noisette de Tchaïkovski, et pas de l’habituelle Suite que l’on entend fréquemment en concert. C’est qu’Antal Doráti (1906 – 1988) ne fut pas étranger au monde du ballet, puisqu’il dirigea les Ballets russes de Monte-Carlo de 1933 à 1941, puis du American Ballet Theatre pendant quelques années : c’est dire qu’il savait de quoi il parlait lorsqu’il abordait de telles partitions chorégraphiques, auxquelles il donnait toute leur vigueur dramatique tout autant que la richesse orchestrale. Le présent enregistrement de Casse-noisette fut réalisé en juillet 1962 avec le London Symphony Orchestra, celui de la Sérénade pour cordes qui complète l’album en juin 1958 avec le Philharmonia Hungarica dont Doráti fut Président honoraire dés sa fondation deux ans auparavant. On rappellera que cet orchestre fut créé en Allemagne par des musiciens hongrois ayant fui l’invasion soviétique de la Hongrie, et qu’il servit presque d’outil de propagande anti-soviétique jusqu’à la chute du Rideau de fer ; mais en 2001, l’idée de propagande n’étant plus à l’ordre du jour, les subsides du gouvernement allemand furent coupés et l’orchestre fut tout bonnement supprimé après quarante-cinq ans de bons et loyaux services. Quant à ces deux enregistrements, ils furent réalisés avec un matériel à la pointe de la technologie, la célèbre Mercury Living Presence, pour une sonorité magique de couleurs, de présence et de profondeur. Signalons également – pour Casse-noisette – qu’il s’agit du deuxième des trois enregistrements que Doráti laissa de ce ballet intégral : tous les trois demeurent des indispensables absolus de la discographie. © SM/Qobuz
HI-RES17,49 €
CD12,49 €

Symphonies - Paru le 10 mai 2019 | Berlin Philharmonic Orchestra

Hi-Res Livret Distinctions Gramophone Editor's Choice
À l’heure où Kirill Petrenko s’apprête à prendre les rênes du Philharmonique de Berlin (12 août 2019), voilà qu’est publié, sous le label de l’orchestre, son tout premier enregistrement à la tête de la prestigieuse phalange berlinoise. Comme tous les Russes, Petrenko avoue sa profonde affinité spirituelle avec Tchaïkovski, ajoutant que son « sang coule simplement plus vite » lorsqu’il dirige ou entend sa musique. Il était donc parfaitement légitime que ce premier enregistrement soit consacré à l’illustre compositeur. Véritable testament musical (Tchaïkovski est mort quelques jours après avoir dirigé sa création), la Symphonie « Pathétique » a fait couler beaucoup d’encre, depuis Nina Berberova à Dominique Fernandez en passant par Klaus Mann et son fameux roman Symphonie Pathétique, paru en 1935 et traduit dans plusieurs langues depuis. Largement autobiographique, cette extraordinaire symphonie au programme tenu secret par son auteur parle en fait des démons intérieurs de Tchaïkovski et de ses conflits entre sa vie publique et ses élans émotifs personnels qu’une société rigide n’était pas en mesure d’accepter. Jamais peut-être depuis Mravinski, on n’avait entendu une interprétation d’une ardeur si violente, si dévastatrice et si brûlante de l’ultime chef-d’œuvre du compositeur russe. Réticent à enregistrer « juste pour produire un disque après l’autre », Petrenko se souvient avec émotion de ces deux concerts de mars 2017 à la Philharmonie de Berlin, des moments exceptionnels dont l’intensité était « presque insupportable ». C’est vrai qu’on y entend hurler les violons, vrombir les contrebasses, sangloter les cuivres et vibrer les peaux des timbales et de la grosse caisse avec une force expressive noire et morbide rarement atteinte. Devant une telle vision qui semble lézarder le ciel, on ne peut qu’attendre avec impatience le travail de ce chef singulier à la tête des Berliner Philharmoniker. © François Hudry/Qobuz
HI-RES21,49 €
CD14,99 €

Classique - Paru le 18 octobre 2019 | Deutsche Grammophon (DG)

Hi-Res Livret Distinctions 5 de Diapason
Ne vous y trompez pas, ce visage juvénile est celui d’un violoniste de 18 ans avec la tête bien pleine et une technique aguerrie. Avant son Concerto de Tchaïkovski, son disque Bach, paru lui aussi chez Deutsche Grammophon, l’avait déjà prouvé. Chaque fois, Daniel Lozakovich s’entoure de formation de renom : l’Orchestre de chambre de la radio bavaroise dans Bach, le Russian National Philharmonic de Vladimir Spivakov – un très grand violoniste qui dirigea son premier récital en 2010 – ici dans Tchaïkovski. Le morceau de bravoure qu’est ce concerto est servi par un musicien à la sonorité ample et brillante, capable d’une virtuosité exacerbée et d’une mélancolie très tendre. Aux côtés de Spivakov, qui a lui-même enregistré cette partition, il est comme à la maison. Sa prise de son engagée cherche la plénitude du lyrisme sans renoncer à mordre les cordes. Il faut dire que le jeune soliste a parfait ses gammes auprès d’Eduard Wulfson à Karlsruhe. Cet élève des immenses Henryk Szeryng, Nathan Milstein et Yehudi Menuhin (rien que ça) aura transmis à son jeune disciple les qualités violonistiques de l’école russe. La curiosité gourmande de ce jeune artiste a fait le reste. Ainsi, la deuxième partie de son programme présente des pages où la mélancolie devenue musique fait du bien, comme dans l’air de Lensky d’Eugène Onéguine, un opéra que le violoniste adore et connaît par cœur. Son interprétation se nourrit de celles de Fritz Wunderlich ou d’Ivan Kozlovsky. Indéniablement, le violon de Daniel Lozakovich chante ! © Elsa Siffert/Qobuz
HI-RES16,99 €
CD14,49 €

Symphonies - Paru le 27 octobre 2017 | Sony Classical

Hi-Res Livret Distinctions Gramophone Record of the Month - Diapason d'or / Arte - Choc de Classica - 5 Sterne Fono Forum Klassik
Un album, une symphonie : on se croirait revenu au temps du Long Play, à l’époque des Mravinsky, Doráti, Markevitch, Karajan et de nombreux autres interprètes ayant marqué la discographie de la dernière symphonie de Piotr Ilitch Tchaikovski. La couverture semble aussi le confirmer, elle rappelle d’anciennes couvertures RCA des années cinquante et soixante. Sony Classical, soutenant à fond le chef gréco-russe dans ses volontés artistiques, n’hésite pas à publier un album d’environ quarante-cinq minutes – ils avaient fait mieux avec le précédent Sacre du printemps (2015), qui avait reçu les lauriers de la presse. Ici, Teodor Currentzis poursuit donc son exploration du monde tchaïkovskien, avec la Pathétique, en accusant les contrastes dynamiques, par des moyens parfois naturels ou parfois plus techniques (Adagio lamentoso), pratiquant ainsi des méthodes plus spécifiques aux productions pop. Il exploite le caractère volontiers sombre de l’œuvre, et avant même l’énergie rythmique, cherche à créer des atmosphères qui ne sont pas loin d’être le plus souvent morbides. Pour les discophiles, cette parution est une belle occasion de réviser sa discographie, et pour tous les autres ardents utilisateurs de Qobuz une opportunité de redécouvrir ce véritable emblème du répertoire orchestral. © TG/Qobuz« Le chef grec Teodor Currentzis donne une lecture puissante mais détaillée de la Pathétique. La quintessence du drame.» (Classica, février 2018 / Philippe Venturini)
HI-RES28,99 €
CD20,99 €

Classique - Paru le 8 avril 2016 | Decca Music Group Ltd.

Hi-Res Livret
HI-RES17,99 €
CD11,99 €

Classique - Paru le 2 août 2011 | PentaTone

Hi-Res Livret Distinctions 5 de Diapason - Hi-Res Audio
Dix ans après leur intégrale chez Deutsche Grammophon, Mikhail Pletnev et l'Orchestre National de Russie poursuivent après les Quatrième et Cinquième leur parcours au sein du corpus symphonique de Tchaïkovski. Voici la 6è, la célèbre Pathétique, qui se distingue ici par sa clarté de textures, son extraordinaire richesse polyphonique et sa diaphane expressivité. Magnifique orchestre (les bois!), capté avec une profondeur de champ et une spatialisation inoubliables. Une version presque mendelssohnienne par sa légèreté!
HI-RES17,99 €
CD11,99 €

Classique - Paru le 5 juin 2012 | PentaTone

Hi-Res Livret Distinctions Diapason d'or
Les six symphonies de Piotr Ilyitch Tchaikovski se distinguent de leurs cousines austro allemandes (Bruckner, Brahms, Schumann, Mendelssohn) par une esthétique proche du poème symphonique, un sens narratif fortement développé, ce qui crée une ambiguïté stylistique notable, et accroît la complexité de leur interprétation. Dans cette nouvelle intégrale PentaTone, Mikhail Pletnev et son Orchestre National de Russie allègent le discours, l'épurent, tout en accusant les contrastes. Une passionnante intégrale!
HI-RES15,99 €
CD11,49 €

Classique - Paru le 13 octobre 2009 | Mariinsky

Hi-Res Livret
HI-RES14,99 €
CD9,99 €

Musique chorale (pour chœur) - Paru le 1 mai 2020 | Ondine

Hi-Res Livret
HI-RES35,96 €
CD23,96 €

Classique - Paru le 19 octobre 2018 | PentaTone

Hi-Res Livret Distinctions Gramophone Editor's Choice
Il faut quand même considérer que Le Lac des cygnes de Tchaïkovski fut le premier grand ballet conçu par un compositeur symphoniste, à une époque où les partitions de ballet restaient réservées à des musiciens de… disons… moindre envergure, comme Léon Minkus, Cesare Pugni, Delibes ou Adam. C’est pourtant Adolphe Adam qui servit en partie de modèle à Tchaïkovski, en particulier dans l’usage de leitmotivs pour les personnages principaux, l’alternance très contrastée des numéros et la richesse des coloris orchestraux. Lors de la création du Lac des cygnes en 1877, l’impeccable architecture dramatique et musicale de la partition fut sinistrement mise à mal par le chorégraphe qui se permit de couper, remanier, redistribuer, de sorte que le pauvre Tchaïkovski n’y reconnut guère son œuvre. La construction en quatre actes, l’équivalent de quatre immenses mouvements d’une partition qui dure quand même deux heures et demie de bout en bout, fut chamboulée pour n’en présenter plus que trois, avec moult coupures de convenance pour adapter l’œuvre aux exigences et caprices de la scène. Jusqu’à nos jours hélas, les ballets du monde entier utilisent des versions traficotées. Mais rassurez-vous, la version que vous entendrez ici est la partition intégrale, telle que conçue par Tchaïkovski ; le contenu et l’ordre d’origine sont respectés à la note près. L’excellent Orchestre académique de l’État de Russie « Evgeni Svetlanov » est placé sous la direction de Vladimir Jurowski. © SM/Qobuz
HI-RES14,49 €
CD9,99 €

Musique de chambre - Paru le 29 novembre 2019 | Signum Classics

Hi-Res Livret
HI-RES17,99 €
CD11,99 €

Classique - Paru le 4 mars 2014 | PentaTone

Hi-Res Livret Distinctions Hi-Res Audio
HI-RES14,49 €
CD9,99 €

Classique - Paru le 20 janvier 2017 | Onyx Classics

Hi-Res Livret Distinctions Gramophone Record of the Month
CD6,99 €

Classique - Paru le 28 octobre 2008 | Naxos

Livret Distinctions Gramophone Award
Manfred, symphonie en 4 tableaux - Le Voïevode / Royal Liverpool Philharmonic Orchestra - Vasily Petrenko, direction
HI-RES44,99 €
CD29,99 €

Opéra - Paru le 4 septembre 2015 | BR-Klassik

Hi-Res Livret Distinctions 5 de Diapason
La Dame de Pique, le grand chef-d’œuvre lyrique de Tchaikovsky, achevé pendant l’ultime maturité en 1890, exige des voix non seulement aguerries à la grande scène, mais aussi un je-ne-sais-quoi d’un peu spécial – une grande rigueur de ligne, un refus de tout effet « à l’italienne », une qualité presque symphonique… – afin de rendre justice au contenu musical autant qu’à la trame dramatique. Pour cet enregistrement réalisé en direct, une version de concert « mise en espace » (donc pas de bruits parasitaires comme dans tant d’enregistrements réalisés sur des scènes d’opéra, ni de trop grandes différence dans certains plans sonores lorsque les chanteurs se déplacent sur le plateau, ni les hélas trop fréquents décalages entre chœur et orchestre), Mariss Jansons a choisi un superbe aréopage de chanteurs exclusivement russophones natifs, et habitués aux exigences de la langue et du style : le ténor Misha Didyk dans le rôle de l’amoureux tourmenté Hermann, Tatiana Serjan dans celui de la tendre Lisa, Larissa Diadkova couronnant le plateau en tant que Comtesse, la troublante détentrice d’un ravageur secret et dont le pauvre Hermann est l’instrument bien involontaire de la mort. Le plus grand Tchaikovsky, celui qui sait explorer les recoins les plus cachés de l’âme humaine… © SM/Qobuz
CD17,99 €

Musique de chambre - Paru le 6 septembre 2019 | CPO

Livret Distinctions 5 de Diapason - Choc de Classica
« Le Quatuor Danel distille avec subtilité le climat mélancolique de ces pièces. [...] Par un savant alliage de raffinement et de morbidité, le quatuor Danel parvient à restituer l’imaginaire torturé du compositeur.» (Classica, mai 2020 / Jérémie Cahen)
HI-RES8,49 €
CD5,99 €

Musique symphonique - Paru le 28 août 2015 | Live from Orchestra Hall

Hi-Res Livret
HI-RES14,49 €
CD9,99 €

Classique - Paru le 10 juin 2016 | Onyx Classics

Hi-Res
Fondé en 1840, l’Orchestre Royal Philharmonique de Liverpool ne bénéficie pas de la même aura que ses homologues londoniens. Dirigé depuis 2006 par le chef russe Vasily Petrenko, le RLPO est le seul orchestre britannique à posséder sa propre salle, le Philharmonic Hall de Liverpool, vaste vaisseau dans le style « paquebot » (Streamline Moderne) qui faisait fureur dans les années 1930 jusqu’à contaminer les objets de la vie courante comme les réveils, les postes de radios, les machines à coudre et autres aspirateurs domestiques. Posséder sa propre salle pour un orchestre, c’est la capacité de pouvoir développer un son spécifique, depuis les répétitions jusqu’au concert en passant par les enregistrements discographiques. C’est la faculté de pouvoir s’écouter et s’épanouir sans devoir sans cesse revoir les équilibres en changeant constamment de salle. C’est cette homogénéité qui frappe d’emblée à l’écoute de cette superbe intégrale, de même qu’une prise son superlative, avec un grain sonore et une spatialisation idéale qui semble donner de l’air entre les notes. Surdoué de la direction d’orchestre, Vasily Petrenko commence sa carrière dans sa ville natale de Saint-Pétersbourg à l’âge de dix-huit ans, après avoir étudié avec Ilya Musin et suivi des masterclasses avec Mariss Jansons, Yuri Temirkanov et Esa-Pekka Salonen. Immédiatement séduit par le jeune chef russe, l’Orchestre Royal Philharmonique de Liverpool le nomme directeur artistique pour une durée de trois ans, un contrat sans cesse renouvelé depuis. Apportant beaucoup de musique russe dans ses bagages, le jeune chef travaille dans l’épaisseur du son et la clarté des lignes. Après un premier disque consacré à la Manfred de Tchaïkovski couvert de succès en 2008, l’orchestre et son chef enregistrent, entre 2014 et 2015, cette magistrale intégrale des six symphonies. Les premières mesures si poétiques de la Symphonie No. 1, « Rêves d’hiver » attirent irrésistiblement l’oreille par la qualité de l’orchestre et l’élégance joyeuse – cela ne va pas quitter toute cette symphonie, qui reste une des plus originales de son auteur. Le « fatum » de la vie personnelle de Tchaïkovski n’a pas encore fait irruption dans ses symphonies, et c’est ici l’esprit panthéiste qui domine, avec une parfaite maîtrise de l’écriture et une orchestration limpide. La Symphonie No. 2, « Petite Russie » est imbibée de thèmes populaires utilisés, surtout dans le Finale, à la manière de Glinka, le père de la musique russe. Sous la direction de Vasily Petrenko, l’Andante marziale n’a rien d’une caricature militaire et respire l’air du grand large tout en préfigurant la musique des grands ballets que l’auteur écrira plus tard. Quant à la Cinquième Symphonie, vaste fresque autobiographie parcourue par un thème unique et obsédant comme « l’idée fixe » de la Symphonie fantastique de Berlioz, elle est conduite avec un sens éperdu du chant et une formidable énergie jusqu’à sa péroraison, donnant à cette symphonie un climat d’une mélancolie intense et une puissance orchestrale qui semble sans limites mais sans être univoquement sombre et morbide. © François Hudry/Qobuz
HI-RES16,49 €
CD10,99 €

Classique - Paru le 19 mai 2017 | naïve classique

Hi-Res Livret Distinctions 5 de Diapason
Bien qu’il soit autrement plus connu par ses opéras, ses symphonies et ses concerts, Tchaikovsky a écrit quelques œuvres pour piano tout à fait essentielles, en particulier le cycle des Saisons Op. 37b, et la Grande sonate Op. 37. À une époque douloureuse de sa vie, ces deux ouvrages illustrent deux aspects radicalement différents de son style ; d’un côté, le tableau presque « à la mode » des Saisons qui trouvent aisément leur place dans les salons, d’un autre côté, le format ambitieux de la grande sonate classique de la tradition de ses prédécesseurs. Le cycle des Saisons, conçu entre décembre 1875 et mai 1876, est une sorte de calendrier musical pour l’année 1876, écrit sur la commande de l’éditeur du mensuel Le Nouvelliste qui voulait publier une pièce caractéristique pour chaque mois de l’année. Quant à la Grande sonate, elle fut composée en 1878, alors que la sonate classique – que les musiciens d’alors considéraient comme trop contraignante – était largement abandonnée à la faveur de pièces plus libres ; Tchaïkovski, lui, s’en tient au format ancien en quatre mouvements. Son écriture pianistique dépasse largement le spectre sonore du piano pour faire surgir des impressions orchestrales, ainsi qu’on peut l’attendre d’un créateur de sa trempe. Dans une lettre à son jeune frère, Tchaïkovski se plaignait des difficultés que lui posait la composition : « Je travaille à une sonate pour piano, et sa composition ne me vient pas facilement. J’ai travaillé sans rien réussir, avec peu de progrès. Je dois constamment me forcer à la tâche, sans beaucoup d’enthousiasme. Je ne comprends pas les raisons de cette situation, et bien que les circonstances me soient très favorables, je ne suis pas dans l’humeur. Je dois sortir de ma tête des idées faibles, et ruminer chaque mesure. Mais je m’y tiens, en espérant que l’inspiration finira par s’imposer à moi. » Tchaïkovski n’est pas vraiment un compositeur pianistique, et la seule œuvre que le pianiste russe Nikolaï Lugansky avait enregistrée jusqu’ici était le Premier Concerto, quand bien même il avait joué plusieurs de ses œuvres pour le Concours Tchaïkovski de 1994. Un retour aux fondamentaux russes, en quelque sorte. © SM/Qobuz