Dans chaque genre, les experts de Qobuz rassemblent tous les indispensables. Ces albums qui ont marqué l’histoire de la musique et constituent des dates majeures.

Avec la Discothèque Idéale, vous (re)découvrez des enregistrements mythiques, tout en construisant votre culture musicale.

Les albums

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Funk - Paru le 12 septembre 2014 | Epic - Legacy

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En 1970, face au succès grandissant et à la demande du public, Sly Stone répond par… le silence ! Un silence qui coïncide avec un déménagement de sa Family pour Los Angeles. Les fleurs, l’herbe et la paix font place à la coke, aux flingues et à un esprit caillera d’avant l’heure… Adieu sourires et paillettes ! Bonjour stress et décente aux enfers ! Et bienvenue dans les limbes de There’s A Riot Going On ! Le funk, comme tout l’entertainment de l’époque, ne pouvait évoluer sans la consommation de plus en plus massive de drogues en tous genres. Un chef d’œuvre comme There’s A Riot Going On est l’exemple parfait de l’accouchement dans la douleur... Au printemps 70, Sly Stone jette donc l’encre dans une immense maison de Coldwater Canyon à L.A. et trouve des bureaux à sa Stone Flower Production sur Vine Street. Pour la modique somme de 12.000 dollars par mois, il loue à John Phillips des Mama’s & The Papa’s une immense villa au 783 Bel Air Road. Coke à gogo, concerts annulés à la pelle (26 sur 80 en 1970 et 12 sur 40 en 1971), sa maison de disque, Epic, s’impatiente et attend les improbables bandes d’un nouveau disque. Les fans auront passé 1970 avec un simple Greatest Hits à se mettre sous la dent. Pendant ce temps, Sly le prophète s’enlise. Les rumeurs de voix cassée s’amplifie. Il passerait même ses journées enfermé dans sa nouvelle villa à jouer seul d’interminables lignes de basse. Larry Graham est de plus en plus sur la sellette, lui qui n’a d’ailleurs pas fait le voyage pour Bel Air, préférant rester à Oakland, la banlieue de Sans Francisco. Et puis Sly sombre dans le catalogue des mauvais plans du junk de base, slalomant entre les cadavres de centaines bouteilles d’alcool jonchant le sol de son bunker de Bel Air Road. Un soir, déterminé à toucher les loyers impayés, Phillips débarque avec une escadrille de chicanos armée jusqu’aux dents et une horde de chiens aux crocs luisants ! Dans sa parano grandissante, Sly ne se sépare désormais plus d’un personnage glauque, un certain Hamp « Bubba » Banks, ex-taulard adoubé garde du corps… There’s A Riot Going On est enregistré sur une console 16 pistes installée au premier étage de la maison. Les musiciens défilent. Les groupies (sélectionnées par Bubba) aussi. Sly s’isole. La Family n’a plus de Family que le nom. Leur leader commence d’abord par éloigner Larry, son bassiste cinq étoile, charmeur à la voix de baryton. Celui-ci jouera d’ailleurs toutes ses parties de Riot en overdub sans être présent avec le reste du groupe à Bel Air. Pire, Sly efface des bandes certaines parties de Larry, et joue lui-même la basse comme sur You Caught Me Smilin’. Le batteur Greg Errico subit le même sort : c’est Sly en personne qui contrôle la boite à rythmes Rhythm King de Family Affair. Bref, Errico est le premier à quitter le navire... La folie de Riot est en fait la B.O. d’un Sly qui doute. Un Sly apparemment très minimaliste, baignant dans les overdubs. Avec l’enregistrement de Thank You For Talking To Me Africa, Sly, incapable de chanter, ralentit la bande et s’enregistre marmonnant d’incompréhensibles charabias. Retranché dans son bunker, il accueille entre autres Bobby Womack, témoin de l’apocalypse : une Family blindée à la coke, des filles chargées elles-aussi et prêtes à servir d’amuse-bouche à un Sly Stone en orbite... Comme tous les grands albums maudits, Riot accumule les anecdotes, vraies ou fausses. Des piles et des piles de boites de bandes perdues ou volées, la visite prophétique d’un certain Miles Davis s’amusant aux claviers mais jamais crédité, la villa de Bel Air n’a pas fini de livrer tous ses secrets. La crème de la crème des stars black auraient elles-aussi fait escale au 783 Bel Air Road (Ike Turner, les comiques Richard Pryor et Redd Foxx, etc.). Quelques infos tout de même certifiées : Billy Preston au Fender Rhodes, des boites à rythmes naissantes, Rose et Bobby Womack (qui enregistrera là son génial album solo « Communication »), peu de cuivres et peu de Larry Graham, des guitares martiennes de Freddie et Sly. Mais Epic, voyant sa star partir en vrille, lui coupe les vivres ! La légende veut qu’à l’annonce de la nouvelle, Sly aurait débarqué en pyjama de soie rouge dans un palace de Beverly Hills pour prier Clive Davis, grand timonier d’Epic et de CBS/Columbia, de sortir son chéquier au plus vite… L’entourage de Sly n’en peut plus. Au management, Ken Roberts prend la suite d’un David Kapralik lessivé, et booke le groupe pour trois soirs de septembre 1971 au Madison Square Garden de New York. Un mois plus tard, la bombe There’s A Riot Going On éclate enfin à la face du monde : sombre, drogué, désespéré, le disque impressionne la galerie. Pour le critique Dave Marsh, il s’agit du Festin Nu de Burroughs façon Sly Stone ! Le funk clintonien affublé d’un nez de clown est à des années lumières de la ténébreuse vision proposée ici par Sly. Imaginer qu’un tel ovni aussi paranoïaque a pu naître d’une aventure aussi sombre et décousue est l’un des mystères non résolus de l’histoire du funk. Car c’est bien de funk dont il s’agit ici. De ce funk sale et enfumé, libre comme l’air, indompté comme l’électricité et vénéneux comme l’héro qui tapisse les ghettos américains. Il est amusant de constater qu’à l’autre bout du monde, sur la Côte d’Azur, précisément durant ce même été 71, un autre chef d’œuvre confectionné lui-aussi sous la forte emprise de stupéfiants sortira de l’esprit dérangé du tandem Jagger/Richards : Exile On Main Street. © Le Funk, de James Brown à Prince (Marc Zisman – Librio – Flammarion – 2003)
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Soul/Funk/R&B - Paru le 12 septembre 2014 | Buddah - Legacy

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Chaussez des platform boots, rentrez dans un jean pattes d’éph’, sortez la chemise satinée col pelle à tarte et enfilez une perruque coupe afro ! Pour le son, Thomas ‘Tommy’ Stewart et ses requins de studio s’occupent du reste. Sous ce nom de Spirit Of Atlanta se cache donc un vrai faux groupe emmené par ce compositeur, producteur, arrangeur et trompettiste qui travaillait à l’époque avec Gladys Knight & The Pips, Johnnie Taylor, Loletta Holloway et les Stylistics, et qui signe ici avec The Burning Of Atlanta la vraie-fausse B.O. d’un vrai-faux film de blaxploitation, entre Shaft et Superfly… Tout est là : la wah wah funky, les cuivres bouillants, les chœurs surpuissants et les mélodies gorgées de soul. Une pépite de 1973 à écouter sous une boule à facettes de préférence. © CM/Qobuz
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Soul - Paru le 1 janvier 1963 | Polydor

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Conscient de son potentiel scénique, le Godfather of Soul produit de sa poche, et contre l’avis de son label, ce live mythique. Dans l’antre surchauffée de l’Apollo Theater d’Harlem, la furie Brown est à son comble : le bon R&B à papa plastiqué par Jaaaaaaames dégage une violence quasi rock’n’roll, la transe gospel est comme électrocutée et la foule en délire n’a plus qu’à hurler d’un bout à l’autre de ce disque prophétique. Tout son art, passé et futur, est là, et nulle part ailleurs ! © MZ/Qobuz
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Soul - Paru le 1 janvier 1972 | Motown

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Épaulé par Robert Margouleff et Malcolm Cecil, deux ingénieurs du son indissociables de son fructueux âge d'or, Stevie Wonder explorera les capacités de tous les synthétiseurs alors en vogue (Moog, Arp, Clavinet) et les diverses techniques d’enregistrement, d’overdub et de re-recording. Multi-instrumentiste exceptionnel aussi à l’aise au piano qu’à la batterie ou à l’harmonica, il est impressionné par le concept musical et idéologique de la Family de Sly Stone et ne cesse de se passer en boucle What’s Going On de Marvin Gaye, l’album sorti en mai 1971 et qui a fait entrer Motown dans l’âge adulte. Avec Music of My Mind qui paraît le 3 mars 1972, Stevie offre lui aussi sa vision musicale et idéologique d’une époque où l’Amérique s’enlise au Vietnam et voit les ghettos pulluler dans les grandes métropoles. Surtout, il contrôle l’intégralité de son nouveau disque dont il est quasiment l’unique interprète. Sans être un album-concept, Music of My Mind a été pensé comme une entité. Un roman à plusieurs chapitres et non une collection de singles. Pour la première fois, Stevie s'empare de thématiques adultes allant du politique au social en passant par le spirituel. Une maturité qu’il couple à des expérimentations technologiques liées à sa rencontre avec Margouleff et Cecil. Les critiques comme le public loueront cette mutation mais l’album, pourtant génial, ne rencontrera qu’un succès mitigé… © Marc Zisman/Qobuz
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R&B - Paru le 15 mars 1974 | UNI - MOTOWN

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Soul - Paru le 1 janvier 1973 | Motown

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A 23 ans, tout l’art de Stevie Wonder est dans ses novatrices Innervisions qui paraissent le 3 août 1973 : ses combats, ses phobies, ses passions… Jouant de tous les instruments (même si quelques invités comme Jeff Beck, Ray Parker Jr., David Sanborn et Buzz Feiten ont fait le déplacement), et avec une palette de thèmes évoquant drogue, ghetto, spiritualité, politique, racisme et évidemment l’amour avec un grand A, le génie du Michigan accomplit sa fusion ultime de la soul, du rhythm'n'blues, du funk et de la pop. Les sons de ses synthés, inédits pour l’époque, se mêlent à cette soul spirituelle et toujours assise sur des mélodies démentielles. L’Amérique trouve avec Innervisions la bande-son idéale de ses heures les plus tourmentées, à l’image de Living for The City où Stevie évoque les galères d’un jeune Noir du Mississippi monté à New York pour un travail qu’il n’obtiendra jamais avant de finir derrière les barreaux (pour rendre sa composition de 7 minutes encore plus réaliste, il intègre des enregistrements de rue, des bruits de sirène, des dialogues d’arrestation). Ou avec He's Misstra Know-It-All, une charge à peine masquée contre le président en place, Richard Nixon. Comme un parfait complément au What’s Going On de Marvin Gaye sorti deux ans plus tôt : adieu les bluettes, place à l’american dream brisé ! Mais cet instantané est très personnel pour Stevie Wonder qui fait graver en braille sur la pochette d’origine d’Innervisions : “Voici ma musique. C'est tout ce que j'ai à vous dire et ce que je ressens. Sachez que votre amour aide le mien à rester fort.” © Marc Zisman/Qobuz
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Soul/Funk/R&B - Paru le 29 avril 2014 | Epic

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Culte et ressuscité ! Ce premier album éponyme impose le charisme de Nona Hendryx, blouson de cuir sur les épaules, couteau affuté en main et moue rageuse. Mais en cette année 1977, sa maison de disque ne sait guère dans quelle case faire entrer celle qui alterne entre rock’n’roll quasi hard, funk furieux et soul agitée ! Aussi, cette cousine de Jimi Hendrix et tiers du trio Labelle ne réussira jamais à percer en solo malgré tous les points forts de ce disque à redécouvrir d’urgence si l'on aime les tigresses comme Betty Davis ou Chaka Khan. © CM/Qobuz
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Soul - Paru le 1 janvier 2014 | Motown

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Terrassé de chagrin suite à la mort de sa complice Tammi Terrell, emportée par un cancer le 6 mars 1970 à seulement 24 ans, Marvin Gaye se retire du business, sombrant dans une intense dépression. Il se lance dans le football et signe chez les Detroit Lions. En juin de la même année, il revient pourtant à la musique, poussé par la situation sociale et politique. Alors que l'Amérique se bat avec ses propres démons, intérieurs (la ségrégation) et extérieurs (le Vietnam), il publie un chef d'œuvre de soul consciente. Avec sa prose engagée, What's Going On qui parait le 21 mai 1971 sort le label Motown du gentil rêve américain pour le confronter aux réalités de son temps. Mais Marvin Gaye, poète entertainer avant tout, fait groover son serment politique et social comme nul autre. Une magistrale symphonie, savamment dosée, où les cordes hypnotisent le rythme et les chœurs. La pierre angulaire de la musique noire américaine qui ne fut pourtant guère aisée à poser tant Berry Gordy, le patron de Motown, craignait que cette ouvre très politisée ne casse l'image toujours très (trop ?) positive de son label et de son poulain. Avec What's Going On, Marvin Gaye oblige Gordy à regarder en face le conflit vietnamien, les tensions interraciales et la dégradation des grandes métropoles américaines. Le succès du disque est pourtant immédiat et impressionnant, What's Going On raflant des tonnes de récompenses. Pour la première fois surtout, un album Motown est conçu différemment, sans le contrôle total de Gordy. Marvin Gaye signe un nouveau contrat avec son label, cette fois d'un million de dollars, le plus important pour un artiste noir à l'époque. Quant à What's Going On, il restera comme l’’un des plus grands albums du XXe siècle. © Marc Zisman/Qobuz
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Soul - Paru le 1 janvier 2014 | Motown

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Cloitré durant deux ans pour accomplir ce grand œuvre (un double album accompagné d’un EP !), Stevie Wonder atteint avec Songs In The Key Of Life qui parait en 1976 un pinacle de fusion entre soul noire et pop blanche. Au cœur d’un genre qu’il a créé à lui seul, le génie déploie sa poésie unique gorgée d’harmonies. Ces chansons renferment sophistication de l’écriture, union des genres qu’ils soient soul, funk, reggae, jazz, rock ou même classique, expérimentations instrumentales et éclectisme des thèmes abordés, légers ou graves. Un arc-en-ciel de saveurs, symphonie de tubes éclectiques, qui servira plus tard à de nombreux rappeurs. © MZ/Qobuz
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Soul - Paru le 1 janvier 2014 | Motown

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Seulement sept mois après Music of My Mind, Stevie Wonder enchaîne avec Talking Book, un quinzième album qui sort le 28 octobre 1972. Il accentue ce qu’il a mis en place sur son précédent enregistrement. Comme un certain Paul McCartney, l’Américain est obsédé par les mélodies. Des constructions qu’il pense avant tout vocalement. Non pas que l’instrumentation soit anecdotique, mais la mélodie doit pouvoir tenir avec la force d’un simple chant. A l’image du tubesque You Are the Sunshine of My Life qui ouvre les hostilités et sur lequel il joute vocalement avec Jim Gilstrap et Lani Groves. Mais sa fascination pour les machines découvertes avec Margouleff et Cecil prend encore plus d’ampleur sur Talking Book. Sur Maybe Your Baby et surtout son chef-d’œuvre Superstition, le TONTO fait sauter les codes du genre. Le TONTO ? Cinq lettres qui cachent un immense orchestre de synthétiseurs conçu par les deux ingénieurs du son. Acronyme de The Original New Timbral Orchestra, le TONTO mélange des Moog, des SEM de chez Oberheim, des ARP 2600, des Clavinet de chez Hohner et d’autres machines fabriquées par Roland et Yamaha. Boostées par ce clavier polyphonique, les compositions de pop sucrée ou de funk percussif font des étincelles inédites. © Marc Zisman/Qobuz
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Soul - Paru le 1 janvier 2014 | Motown

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Avec What's Going On, Marvin Gaye avait plongé la Motown dans l'âge adulte doté d'une conscience. Avec Let's Get It On qui parait deux ans plus tard en 1973, il revient à des considérations nettement plus sensuelles, charnelles et ouvertement sexuelles ! Sa voix sublime d'amant redoutable atteint ici des sommets d'érotisme. Entre un voile de cuivres bouillants et une accolade de violons discrets, sa soul originelle se déhanche dans un groove langoureux qui ne peut que mener l'auditeur dans un kingsize bed aux draps de soie. Magique. © MZ/Qobuz
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Soul - Paru le 1 janvier 2014 | Motown

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Disco - Paru le 30 septembre 2013 | Rhino Atlantic

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L’année 1978 est en pleine folie disco et ce deuxième album de Chic va devenir l’une des pierres angulaires du genre. Mais comme Bernard Edwards et Nile Rodgers sont loin d’être des musiciens/producteurs lambda, leur approche est évidemment bien au-dessus de la mêlée. Porté par les tubesques Le Freak et I Want Your Love, C’est Chic est assez proche de son prédécesseur – l’album éponyme Chic – mais cette fois la production est encore plus léchée, plus soignée et plus efficace. Alternant entre slows imparables et compositions groovy comme jamais, voilà un disque qui propose une vision enrichie du disco avec parties instrumentales soignées comme le somptueux solo de guitare sur Savoir Faire. Un indispensable – indémodable – du dancefloor. © CM/Qobuz
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R&B - Paru le 15 juin 1976 | Rhino - Warner Records

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Second album d'Al Jarreau après l'excellentissime We Got By, Glow sort en 1976. Il est coproduit par le tandem Al Schmitt et Tommy LiPuma où l'on retrouve des musiciens comme le guitariste Larry Carlton, Joe Sample et Wilton Felder (tous trois membres du groupe The Crusaders). On peut y apprécier des interprétations très personnelles de Your Song (Elton John) et de Agua De Beber de Vinícius de Moraes et Antônio Carlos Jobim. Un très grand album ! JMP©Qobuz
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Soul - Paru le 24 février 2014 | Ace Records

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R&B - Paru le 1 janvier 2007 | Universal-Island Records Ltd.

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Avec sa disparition tragique et prématurée, finalement peu surprenante au regard du train de vie d’Amy Winehouse, c’est une voix à part de la soul contemporaine qui s’éteint le 23 juillet 2011. Une voix qui ne doit guère être zappée d’un revers de manche ni par cette vie chaotique d’étoile filante faisant la fortune des tabloïds britanniques, ni par les torrents d’alcool et de stupéfiants et encore moins par ces centaines de vidéos trainant sur YouTube de concerts ratés voire pathétiques… Lorsque le phénomène Winehouse explose réellement avec ce deuxième album, le sublime Back To Black bien supérieur à son premier disque Frank, la soul music n’est pas au mieux, offrant déesses R&B creuses et sirupeuses sur productions aseptisées. Ils sont alors peu nombreux à tenter de faire véritablement évoluer l’idiome sculpté par les Aretha Franklin, Ann Peebles, Nina Simone, Tina Turner, Dinah Washington et autres Marlena Shaw. Amy Winehouse offre alors une voix de panthère, de vraies chansons (qu’elle écrit, contrairement à 90% de ses consœurs), une production aux accents vintage (mais jamais passéistes) et un instrumentarium cuivré à souhait. Pour couronner le tout, même l’image est unique : choucroute 50’s, tatouages de bikeuse et attitude gouailleuse! Back To Black a beau avoir trusté le sommet des charts aux quatre coins du monde durant des mois et des mois, il n’en reste pas moins un vrai chef d’œuvre de soul music et de rhythm’n’blues. Quand l’avis critique rencontre l’avis populaire – phénomène assez rare pour être souligné – le plaisir n’est que décuplé… © MZ/Qobuz

Funk - Paru le 23 août 2013 | Epic - Legacy

Distinctions Discothèque Idéale Qobuz - Pitchfork: Best New Reissue
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Avec James Brown et George Clinton, Sly Stone est le troisième membre du triumvirat qui inventa le funk. Totalement azimuté, le musicien texan innovera dans de nombreux domaines à la tête de sa Family, multiraciale avant l’heure. Mélangeant la soul à des éléments pop et rock, les albums de Sly & The Family Stone influenceront toute la planète musicale. Sans Sly Stone, point de Prince ! Ce superbe coffret de 77 titres (dont 18 inédits) présente à la perfection la musique kaléidoscopique d’un génie musical fou et toujours en avance sur son temps. Essentiel. © MD/Qobuz
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Disco - Paru le 20 mai 2013 | Repertoire Records

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Soul - Paru le 29 avril 2013 | Ace Records

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Soul - Paru le 12 avril 2013 | Epic - Legacy

Distinctions Discothèque Idéale Qobuz - Indispensable JAZZ NEWS - Pitchfork: Best New Reissue