Musiques du monde

Résultats 1 à 20 sur un total de 94
11,99 €
7,99 €

Afrique - Paru le 15 septembre 2017 | World Circuit

Hi-Res Livret Distinctions Songlines Five-star review
Depuis 40 ans, le Kronos Quartet fondé par le violoniste David Harrington explore les limites des musiques savantes occidentales et de leurs possibles rapprochements avec des traditions de tous horizons. Ici il s’accorde avec un trio de virtuoses Maliens descendants de grandes familles de griots. La puissante chanteuse Hawa Kassé Mady Diabaté est la fille du très respecté Kassé Mady Diabaté, au luth Ngoni basse, Mamadou Kouyaté est le fils du maître de cet instrument Bassekou Kouyaté, enfin Fodé Lassana Diabaté est l’un des joueurs de balafons les plus recherchés au monde. Ce travail avec la formation chambriste de San Francisco a démarré en 2013 sous l’impulsion de l’Agha Khan Music Initiative qui a rapproché ces deux pôles. D’abord, en retrait et respectueuses, les interventions du Kronos Quartet portent peu à peu cette réunion vers un espace musical inédit où chaque monde semble mettre l’autre en avant et œuvrer à établir un horizon inédit. © BM/Qobuz
16,49 €
10,99 €

Afrique - Paru le 10 février 2017 | Wedge

Hi-Res Distinctions 4F de Télérama
Tinariwen est un peu le maître-étalon du blues touareg. Et chaque nouvel album le rappelle un peu plus. Le huitième, intitulé Elwan, est composé de douze titres évoquant l’Adrar des Ifoghas, leur désert chéri devenu zone de conflit. Au fil des chansons se dessine un pays désormais disparu qui a rendu l’exil nécessaire. Enregistré en Californie et au sud du Maroc, Elwan (qui signifie les éléphants) est une métaphore pour décrire ceux qui ont tout détruit sur leur passage. Tout ! La bienveillance, le respect et les traditions, laissant désormais place à un sentiment de tristesse et de désolation… Tinariwen fait aussi dialoguer deux générations car si les guitaristes Ibrahim, Abdallah et Hassane sont toujours bien là, les jeunes Eyadou (basse), El Aga (guitare), Sarid (percus) et Sadam viennent insuffler un vent de fraicheur. Le tout forme un puissant mélange, fort de guitares américaines complétant les guitares shumars pour un résultat funky et puissant pour lequel le gang touareg a convié quelques pointures du rock indé américain : Kurt Vile, Matt Sweeney et Mark Lanegan ! © MD/Qobuz
13,49 €
8,99 €

Jazz - Paru le 20 janvier 2017 | Accords Croisés

Hi-Res Livret Distinctions Indispensable JAZZ NEWS
Les chemins de traverse, les itinéraires bis, les terres vierges… Quel que soit le sobriquet donné à cet album, Yacine Boulares, Vincent Segal et Nasheet Waits signent ici une œuvre hors-norme mais surtout magnifique. Trois fortes personnalités réunies autour du stambeli, ce rite de possession musico-thérapeutique implanté en Tunisie par des populations venues d'Afrique subsaharienne et qui mêle musique, danses et chants durant lequel certains participants entrent en transe et incarnent des entités surnaturelles… Le saxophoniste franco-tunisien, le violoncelliste français et le batteur new-yorkais Nasheet Waits relient les continents et les sons, les rythmes et les mélodies, pour faire de ce Abu Sadiya un superbe alliage entre jazz, musique improvisée, Afrique sub-saharienne, Afrique du Nord et rythmes du stambeli. Avec cette création originale, le trio explore et sublime ce mythe fondateur à l’origine de la naissance d’une musique traditionnelle tunisienne parfois réprimée, et rendent un hommage touchant à ce patrimoine musical. On ne peut que se laisser porter par ce voyage tant spirituel que mélodique. Un grand disque. © MD/Qobuz
13,49 €
8,99 €

Afrique - Paru le 31 mars 2017 | World Circuit

Hi-Res Distinctions Songlines Five-star review
En novembre 2016 s’éteignait Ndiouga Dieng, voix du grand Orchestra Baobab. Presqu’un demi-siècle après sa naissance, la formation sénégalaise sort de dix ans de silence pour lui rendre hommage. Avec cet album c’est tout l’art de ce groupe singulier qui refait surface agrémenté de sonorités un brin plus modernes. Le subtil mélange de rythmes afro-cubains et de tradition africaine est ici boosté par la ferveur de musiciens certes aguerris mais loin d’être blasés malgré les années. © CM/Qobuz
18,49 €
13,49 €

Classique - Paru le 2 juin 2017 | Deutsche Grammophon (DG)

Hi-Res Livret
14,99 €
11,99 €

Reggae - Paru le 10 mars 2017 | Wagram Music - Chapter Two Records

Hi-Res Distinctions 4F de Télérama
16,99 €
11,49 €

Flamenco - Paru le 24 février 2017 | Legacy Recordings

Hi-Res Distinctions 4F de Télérama
Retour aux sources ! Avec Memoria de los Sentidos, Vicente Amigo signe un superbe disque de flamenco pur. Ceux qui suivent le guitariste né à Guadalcanal près de Séville il y a tout juste 50 ans savent que ce virtuose a parfois emprunté des chemins assez divers, proche du jazz rock ici ou de la musique celtique là. Mais cette fois, ce digne héritier de Paco de Lucia se lance dans un essai célébrant la tradition de son genre fétiche. Aidé par des cantaores cinq étoiles (El Pele, Miguel Poveda, Potito, Pedro el Granaíno…), Amigo déroule des phrases habitées sans jamais abuser de sa virtuosité technique. Magnifique. © MD/Qobuz
14,99 €
11,99 €

Musiques du monde - Paru le 1 décembre 2017 | tôt Ou tard

Hi-Res
En mai 2009, peu de temps après la sortie de son troisième album, Lhasa, accompagnée de l’équipe qui l’a aidé à accoucher de cette nouvelle collection de perles fines, a donné quelques concerts en préambule d’une tournée prévue six mois plus tard. Joe Grass aux guitares, Sarah Pagé à la harpe, Miles Perkin à la contrebasse et Andrew Barr à la batterie forment avec la chanteuse un bloc organique d’une grande cohérence. Naturellement, une importante place est faîte aux compositions de ce récent Lhasa. Neuf chansons sur quatorze qui sonnent, peu ou prou, comme sur l’enregistrement studio, avec une tendance au ralentissement de tempo, devenu notable sur 1001 Nights, ce qui en renforce l’aspect ténébreux. Le groupe n’a aucun mal à se réapproprier les thèmes plus anciens, apportant un rythme titubant et jazzy à Con Toda Palabra de The Living Road, métamorphosant le célèbre De Cara a la Pared, qui ouvrait La Llorona, par une longue intro abstraite. Appliquant un aspect andin à Par El Fin Del Mundo, via la prédominance d’un charango et de la harpe. Ce qui peut donner une petite idée des projets de la chanteuse qui envisageait alors un hommage aux icones latinos Violeta Parra et Victor Jara. Plutôt inédits dans sa discographie, une magnifique reprise du standard de Sam Cooke A Change Is Gonna Come et la trace des interventions mutines de Lhasa et son rire fusant entre les morceaux. Difficile de réaliser, devant tant de sensibilité pétillante, qu’elle donnait là son ultime concert, avant de disparaître quelques mois plus tard, victime d’un cancer, à seulement 37 ans. © BM/Qobuz
15,39 €
10,99 €

Musiques du monde - Paru le 25 août 2017 | world village

Hi-Res Livret
Lorsqu’un mélange de genres devient tellement original qu’au bout du compte on lui donne le nom de son auteur, c’est que l’affaire est sérieuse. Et d’une certaine manière, Lo’Jo fait du Lo’Jo. Une bonne chose pour cet essentiel groupe originaire d'Angers, fondé en 1982 par Denis Péan et Richard Bourreau. Sa marque de fabrique est si forte qu’elle a même permis des collaborations des plus prestigieuses allant de Tinariwen à Robert Wyatt en passant par Robert Plant ou bien encore Archie Shepp. Avec Fonetiq Flowers que le gang angevin a enregistré aux quatre coins du monde, on retrouve cette poésie sans frontière sculptée à l’électro-acoustique. En 35 ans d’existence, leur délicieux mélange de world, de pop, de chanson française et de bien d’autres sons reste un émerveillement de chaque instant. © CM/Qobuz
14,99 €
9,99 €

Afrique - Paru le 10 novembre 2016 | Mix & Métisse

Hi-Res
Luth malien d’Afrique de l’Ouest cousin de la kora, le kamélé n’goni possède un ambassadeur magnifique et intègre en la personne d’Abou Diarra. Un musicien raffiné qui ne cesse de partager le patrimoine de son arme de prédilection en le faisant vivre, grandir et évoluer dans son temps. Pour son quatrième album à la tonalité blues et réalisé par Nicolas Repac qui apporte une touche très urbaine, Diarra tisse un mélange fascinant entre cette culture ancestrale et des sonorités plus contemporaines. Baptisé du prénom de sa mère, Koya accueille son compatriote virtuose de la kora Toumani Diabaté sur deux titres ainsi que l’harmoniciste Vincent Bucher… Dans sa volonté de mêler les eaux du fleuve Niger et celles du Mississipi et de montrer aussi la diversité de la musique de l’Afrique de l’Ouest, Abou Diarra invente une sorte de blues sans frontière, hautement spirituel, une poésie mandingue colorée. Une musique à la fois touchante et mélancolique enrichie par sa voix habitée. © MZ/Qobuz
14,99 €
9,99 €

Musiques du monde - Paru le 3 novembre 2017 | Music Development Company

Hi-Res Livret
Il est courant dans les milieux culturels de vouloir rassembler des artistes de sensibilités musicales éloignées et de leur aménager un temps de travail commun pour questionner les interactions possibles. Rare est ce type de rencontre qui va au-delà d’un ou deux concerts et quelques souvenirs. Lorsqu’en 2006, Ballaké Sissoko, dompteur MAlien de la kora, Driss El Maloumi envoûteur MArocain du oud et Rajery, dresseur de valiha MAlgache ont mis leurs immenses talents et leurs instruments en commun, leurs cordes ont rapidement fait des étincelles. Au-delà d’une entente musicale exceptionnelle, les 3MA ont développés une amitié qu’ils ont savamment nourrie depuis. Artistes éminemment respectés dans leurs disciplines respectives et aventuriers musicaux insatiables, ils durent batailler avec leurs emplois du temps pour réussir à poursuivre leur histoire commune. Ils ont réussi à faire une belle poignée de concerts, mais Anarouz n’est que leur second album en onze ans. Sa rareté est loin d’être sa seule qualité. Accompagnés sur deux morceaux par le percussionniste Khalid Kouhen, les trois amis parlent d’une Afrique voluptueusement délicate et pacifique. On perçoit ici et là des échos des riches traditions que chacun d’eux représente et l’on retrouve ce langage inédit, qu’ensemble ils ont inventé et qui a muri à travers les années. A chaque instant, le oud, la kora ou la valiha trouvent leur juste place, mettent l’autre en valeur et le stimulent. Cette alliance de virtuosité, de sensibilité et de compréhension musicale offre une œuvre captivante et limpide. Un délice. © BM/Qobuz
7,99 €

Musiques du monde - Paru le 16 juin 2017 | World Circuit

Distinctions Songlines Five-star review
16,49 €
10,99 €

Afrique - Paru le 16 juin 2017 | Transgressive

Hi-Res
Une embardée de ce néo-blues africain très électrique qui doit tant à John Lee Hooker, Jimi Hendrix et Ali Farka Touré qu’à Bombino ou Tinariwen ! Révélé au grand public par Damon Albarn grâce à son projet Africa Express, Songhoy Blues est l’une des plus intéressantes pépites maliennes du moment. On sent ces quatre jeunes musiciens friands d’influences diverses et leur Music In Exile paru en 2015 était le parfait instantané de leur géniale gloutonnerie stylistique. Avec Résistance, on se laisse à nouveau porter et chahuter par cette puissante transe électrique et guitaristiquement soutenue, alternant entre titres furieux et habités et ballades quasi-chamaniques. Une musique engagée (comme le titre du disque le souligne) pour laquelle le gang de Bamako a convié un certain Iggy Pop (Sahara) mais aussi le rappeur londonien Elf Kid (Mali Nord). © MD/Qobuz
21,49 €
14,99 €

Reggae - Paru le 21 juillet 2017 | Universal Records

Hi-Res
9,99 €

Afrique - Paru le 17 mars 2017 | Glitterbeat Records

Livret Distinctions Songlines Five-star review
Créer dans la douleur, Tamikrest connait ça… Le groupe originaire du nord-est du Mali a toujours slalomé entre guerre, persécution, effondrement politique et exil. Avec ce quatrième album, il célèbre la ville de Kidal. La formation du Sahara trouve ici un nouvel équilibre parfait entre rock et méditation. Enregistré au studio Bogolan de Bamako au Mali avec Mark Mulholland et mixé par David Odlum, ce disque démontre une fois encore la capacité de Tamikrest à se remettre en question en utilisant avec virtuosité tous les pouvoirs magiques des riffs de guitare électrique. Cri de souffrance et hurlement de rébellion, puissance et résistance, Kidal est un hymne rock’n’roll touareg à l’état pur ! © MD/Qobuz
13,49 €
8,99 €

Flamenco - Paru le 3 février 2017 | Les Disques du Festival Permanent

Hi-Res
Née à Lebrija, dans le berceau du flamenco, Inés Bacán appartient à l'une de ces grandes dynasties flamencas où l'on retrouve presque tous les plus célèbres artistes du cante. Descendante du mythique Pinini, elle est la nièce de Fernanda et Bernarda de Utrera, la cousine d’El Lebrijano et de Pedro Peña et, bien sûr, la sœur de Pedro Bacán. C’est ce dernier qui l'avait incitée à monter sur scène et à faire découvrir au public sa maitrise des styles de base du chant flamenco gitan qu'elle n'interprétait jusque-là que dans l'intimité des fêtes familiales. « Dans ma famille si tu ne chantais pas bien ou si tu n'étais pas drôle (graciosa), personne ne te prêtait la moindre attention. Et moi je n'étais pas drôle, dit Inés, qui considère le chant comme une « longue conversation avec soi-même que d'autres peuvent aussi comprendre ». Ce fut une révélation. En duo avec son frère, avec la compagnie du clan gitan des Pinini ou avec le danseur Israél Galván, elle accède aux grandes scènes internationales : l’Opéra de Paris, la cour d'honneur du Palais des Papes à Avignon, la biennale de Séville … Dans ce disque, Inès Bacán s’éloigne du répertoire familial, dans lequel chacun doit s'efforcer de retrouver l'écho des générations passées. Devoir de mémoire qui est en même temps un rite sacré. Accompagnée de Pedro Soler à la guitare, parfois rejointe par le fils de ce dernier, Gaspar Claus au violoncelle, elle chante ici des "palos" (styles) du "levante" qu'elle avait entendus, petite, chantés par sa grand-mère Fernanda. Ainsi la Bambera, le Fandango mais aussi le "taranto" dans sa forme ancienne, les "granaïnas" de la terre de son mari Francisco Vargas ou la "serrana", très peu chantée de nos jours à cause de sa difficulté de tessiture. Le "romance corrido" est une épopée très ancienne qui se chantait dans les fêtes gitanes. Prennent aussi une belle place dans ce répertoire deux compositions de son fils José Vargas, une berceuse (nana) et une évocation chantée "por tientos" des trains de la déportation des gitans par les nazis. Elle termine par le chant profond (jondo) de la seguiriya. La Seguiriya est comme « un cautère qui brûle le cœur, la gorge et les lèvres de ceux qui la disent. Il faut se prévenir du feu et la chanter à une heure précise. » , nous disait Federico García Lorca…
14,99 €
9,99 €

Dub - Paru le 6 octobre 2017 | Big Scoop Records

Hi-Res Livret
11,99 €
7,99 €

Dub - Paru le 27 octobre 2017 | Underdog records

Hi-Res Livret
14,99 €
9,99 €

Musiques du monde - Paru le 9 juin 2017 | GroundUP

Hi-Res Distinctions Songlines Five-star review
La galaxie Snarky Puppy ne cesse de s’étendre. Cette fois, Michael League, bassiste-fondateur du collectif new-yorkais et du label GroundUP, pilote un nouveau projet aux saveurs world. Son nom, Bokanté, signifie « échange » en Créole, langue maternelle de Malika Tirolien qui a grandi dans les Caraïbes, en Guadeloupe. En 2013, sur Family Dinner, League avait invité cette jeune chanteuse guadeloupéenne, québécoise d’adoption. Sa voix mâtinée de soul et de jazz se retrouvent sur I’m Not The One et Sew. Ces deux-là sont à nouveau réunis au sein de Bokanté, entourés d’autres membres de Snarky Puppy, complété par les deux guitaristes du collectif, Chris McQueen et Bob Lanzetti. Un casting dans lequel on trouve aussi le percussionniste Jamey Haddad, le virtuose de la lap-steel Roosvelt Collier et les percussionnistes André Ferrari et Keita Ogawa. Une instrumentation atypique qui croise les sons du désert et du delta du Mississippi, du blues et du kaladja caribéen. Le processus de création de ce projet initié par Michael League – qui a ici troqué sa basse pour une guitare baryton – fut tout sauf conventionnel. La musique a été écrite par League et expérimentées sur scène lorsqu’il était en tournée avec ses autres formations. Il les a ensuite fait parvenir à Malika Tirolien pour qu’elle écrive des paroles. Jusqu’au premier jour d’enregistrement, la plupart des musiciens ne s’étaient jamais rencontrés ! Pourtant, la cohésion s’est vite installée entre les murs des légendaires Dreamland Studios, à New York. A l’arrivée, ces Strange Circles empruntent aussi bien à des sonorités zeppeliniennes qu’aux rythmes de la musique caribéenne dans un mélange d’individualités fascinant, une approche empathique et lyrique. Chantant à la fois en créole et en français, les mots de Tirolien font résonner les luttes auxquelles nous confrontent le monde d’aujourd’hui – racisme, crise des réfugiés, planète à l’agonie, indifférence face à la souffrance humaine – mais aussi la gratitude pour les choses qui nous unissent. A travers tout cela, Bokanté est une image vibrante de ce que l’on peut voir de meilleur dans ce monde : l’unité et l’amour par l’échange.
21,49 €
14,99 €

Musiques du monde - Paru le 6 octobre 2017 | Decca

Hi-Res Livret
Goran Bregović rend ici hommage à la ville qui l’a vu naître. Les trois lettres de son titre sont des missives d’amour et de paix provenant des trois communautés religieuses qui ont fait l’histoire de Sarajevo. Elles sont symbolisées par des intermèdes instrumentaux joués au violon, qui fut l’instrument d’apprentissage du musicien. Le violon classique de Mirjana Neskovic pour la lettre chrétienne, le violon klezmer de Gershon Leizerson pour la lettre juive et le violon oriental de Zied Zouari pour la lettre musulmane offrent des ponctuations recueillies à un programme pour le reste endiablé. Cuivres en avant, rythmes soutenus, le fidèle Orchestre des Mariages et des Enterrements de Goran Bregovic mène grand train. A son bord, des invités hauts en couleurs, eux aussi issus des trois cultures monothéistes, font le spectacle. L’Espagnole Bébé, les Israéliens Asaf Avidan et Riff Cohen, le Français d’origine algérienne Rachid Taha et les Serbo-croates Sifet et Mehmed chantent chacun dans leur langue de naissance. Tous partagent des caractères tranchés, un certain goût pour l’insolence, le rock et la joie de vivre, caractéristiques indissociables de l’univers de Bregović, qui réussit une nouvelle fois à rafraîchir son œuvre tout en restant fidèle à son esprit. © BM/Qobuz