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Grâce au travail réalisé en amont avec les studios d'enregistrement, et en collaboration avec des labels de plus en plus nombreux, indépendants et majors (Plus Loin Music, Bee Jaz, Ambronay Editions, Zig Zag Territoires, ECM, Mirare, Aeolus, Ondine, Winter & Winter, Laborie etc.), Qobuz propose de plus en plus de nouveautés et une sélection croissante de son fond de catalogue en qualité Hi-Res 24 bits. Ces albums reproduisent à l'identique le son fourni par le studio en sortie de console, et offrent un confort d'écoute inégalé, supérieur à celui des CD (généralement \"réduits\" pour le mastering en 44,1 kHz / 16 bits). Les fichiers \"Qobuz Hi-Res\" sont sans DRM et sont 100% compatibles Mac et PC. Loin de la démarche du tout-MP3 qui s'est développée ces dernières années au détriment de la qualité sonore, Qobuz renoue ainsi avec l'exigence sonore pour faire bénéficier les mélomanes tout à la fois du confort de la musique en ligne et de l'exigence audiophile.

Note Les albums vendus par Qobuz en qualité Hi-Res 24 bits nous sont fournis par les labels directement. Ils ne sont pas ré-encodés depuis des SACD et nous garantissons leur provenance directe. Nous nous interdisons, pour faire grossir plus vite cette offre, les tripatouillages suspects.

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Rock - Paru le 30 août 2019 | RCA Records Label

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Comme tous les albums de Tool depuis Ænima, Fear Inoculum est inclassable. Il faudra probablement réviser les impressions d'aujourd’hui tant les chroniques, qui se sont multipliées à propos de 10,000 Days, l’album précédent, se sont avérées contradictoires depuis sa commercialisation au printemps 2006. En revanche, ce qui est certain, c’est que Tool déchaîne les passions. Le monde se divise entre ceux qui réclament son intégration au rock progressif et ceux qui estiment qu’il est à associer au rock alternatif ; ceux qui sont convaincus qu’il est encore aujourd’hui un groupe de metal (ou alt metal) et ceux qui crient haut et fort qu’il a trahi la cause depuis bien longtemps…Disons-le tout net, cette fois, deux ou trois écoutes suffiront pour mettre tous les camps d’accord sur une chose... leur désaccord. Fear Inoculum est tout sauf un retour aux racines ni une version revue et corrigée de l’une ou l’autre des productions tooliennes. En tenant compte des virgules ou intermèdes sonores chers au groupe, les musiciens se sont donné une marge d’expression qui va du plus simple (délicat arpège de guitare, légère nappe de percussions, ligne de chant murmurée ailleurs ou encore envolées de guitare toutes en harmonies subtiles…) au plus élaboré (des successions de rythmiques complexes, des variations de tempo multiples, avalanches de riffs, vocaux acrobatiques…). Seule évidence : ce qui prime avant tout pour Maynard James Keenan, Justin Chancellor, Dany Carey et Adam Jones, c’est la charge émotionnelle et non le pur déballage technique.Tool n’est certainement pas le premier groupe à avoir tenté le mariage de la carpe et du lapin, mais avec Fear Inoculum, tout porte à croire qu’il y est parvenu, avec une production qui est à la fois très expérimentale et très abordable. Il se rapproche donc nettement plus du dernier A Perfect Circle, Eat The Elephant, que de Puscifer, pour n’évoquer que les frasques de Keenan. Sinon, l’album aura tout pour trouver grâce aux oreilles des fans de Cure, de R.E.M, de Peter Gabriel, de David Bowie, de Pink Floyd, d’Iron Maiden, de King Crimson, de Prong, de Ministry, de Nine Inch Nails, de Porcupine Tree et d’un paquet d’autres, quel que soit leur champ d’action. © Jean-Pierre Sabouret/Qobuz
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Pop/Rock - Paru le 24 mai 2019 | A&M - Interscope Records

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« Voici ma vie en chansons. Qu'elles soient reconstruites, rapiécées ou même ornées d'un nouveau cadre, elles restent très actuelles », peut-on lire dans le descriptif de ce disque qui est, par conséquent, davantage qu’une simple compilation des tubes de Sting (en solo ou avec Police). C’est en particulier la rythmique que le chanteur a voulu travailler dans cet album, afin de faire oublier l’aspect « daté » (dixit Sting lui-même) de certains morceaux. Plus percutantes qu’à l’origine, les batteries de Demolition Man, If You Love Somebody Set Them Free, Desert Rose, et même Englishman in New York surprendront plus d’un auditeur. Concernant ce célèbre hommage à l’icône gay Quentin Crisp, on retrouvera tout de même les pizzicati et le solo de sax soprano qui faisaient tout le sel de cette chanson sortie en 1988.  Quant aux autres ballades, c’est davantage au niveau des textures et des prouesses vocales du chanteur que la réinvention est la plus flagrante. Moins pure mais plus charpentée qu’auparavant, la voix de Sting apporte une nouvelle dimension à Fields of Gold et Fragile, deux chansons qui prouvent par ailleurs que le talent de mélodiste de l'Anglais n’a pas pris une ride. Même remarque pour les morceaux tirés de la période Police, en particulier Message in a Bottle et Walking on the Moon, ainsi que l’incontournable Roxanne (présentée ici dans une version live). © Nicolas Magenham/Qobuz    
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Rock - Paru le 26 septembre 1969 | UMC (Universal Music Catalogue)

Hi-Res
Le testament. Le chapitre final. Abbey Road, qui paraît en septembre 1969, est bien le dernier véritable épisode discographique de la saga Beatles – Let It Be, qui sortira en mai 1970 ayant été enregistré antérieurement. Un adieu qui magnifie l'art de la composition, la maîtrise mélodique et les équilibres harmoniques malgré les dissensions entre John, Paul, George et Ringo. Une fois encore la palette est large, qu’il s’agisse de ballades bouleversantes ou de titres nettement plus percussifs (Come Together). Abbey Road rappelle aussi que derrière le tutélaire tandem Lennon/McCartney, George Harrison (Here Comes the Sun et Something) et Ringo Starr (Octopus's Garden) ne sont pas là pour faire de la figuration…Pour ses 50 ans, Abbey Road bénéficie du traitement Super Deluxe Edition. Une version 2019 portée par un nouveau mix signé Giles Martin (le fils du producteur George Martin, le « cinquième » Beatles) qui, dans sa version Hi-Res 24 bits 96.0 kHz, offre une ampleur sonore inédite. Cette réédition est évidemment accompagnée d’une vingtaine de démos et de prises alternatives, idéales pour détailler le processus de création des chansons. Sur Sun King par exemple, il est fascinant de comparer l’évolution de l’instrumentation choisie pour la prise proposée dans les bonus avec celle de la version finale. Les fans hardcore du groupe apprécieront… Ce chef-d’œuvre, comme son succès (c’est l’album des Beatles le plus vendu dès sa sortie, plus de 30 millions d’exemplaires !), n’empêchera pourtant pas les Fab Four de mettre fin à leur union. Un divorce officialisé en avril 1970. Et dire que le plus influent des groupes de toute l’histoire du rock’n’roll n’aura finalement passé que sept petites années en studio… © Marc Zisman/Qobuz
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Rock - Paru le 26 avril 2019 | JJ Cale

Hi-Res Distinctions 4F de Télérama
Le blues pépouze, à la cool, c’était lui. Avec son alliage atypique mêlant rock, folk, country, blues et jazz, J.J. Cale fut l’un des ermites les plus influents du rock’n’roll. Vénéré par Clapton, l'auteur du tubesque Cocaïne, qui passait la plupart de son temps dans un mobile-home, reste surtout l'incarnation du style laid back. Pour ses fans, Stay Around est un don du ciel. Ce disque posthume d’avril 2019 réunit quinze inédits mixés et produits par Cale lui-même et compilés par sa veuve, Christine Lakeland, et son vieux complice et manager Mike Kappus. « Je voulais trouver des trucs jamais entendus pour maximiser le ‘facteur Cale’, précise Lakeland… En utilisant autant que possible ce qui sortait des oreilles et des doigts de John ainsi que ses choix, donc je me suis contenté des mix qu’il avait faits. Vous pouvez rendre les choses tellement stériles qu’à la fin, vous enlevez le côté humain. Mais John a laissé une grande partie de cette sensation humaine. Il a laissé énormément de place à l'interprétation. » Evidemment, toutes ces pépites – de la chanson nue (Oh My My) à celle plus étoffée (Chasing You) – ne changent strictement rien à ce que l’on savait et aimait chez ce pape du cool. La qualité de ce Stay Around, qui ne sonne jamais comme une compile de rogatons, prouve que le bonhomme prenait chaque seconde de son art au sérieux. Et comme toujours avec lui, on sort de cet album posthume avec la sensation d’avoir vécu une expérience humaine et chaleureuse à 2 000 %. Un moment sincère et prenant, connecté à l’âme et aux tripes. © Marc Zisman/Qobuz
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Rock - Paru le 14 juin 2019 | Columbia

Hi-Res
Quelques mois avant de souffler ses 70 bougies, le Boss sort un album en total décalage avec ses propres clichés. Un disque qui ne ressemble à rien de ce qu’il avait enregistré jusqu’ici. Bye bye le E Street Band, son efficace groupe d’armoires à glace qui fait se lever des stades entiers, et hello cordes, cuivres et chœurs ! Avec Western Stars, Bruce Springsteen se transforme surtout en Glen Campbell du troisième millénaire. On pense souvent au chanteur disparu en 2017 qui tendit le pont le plus solide entre pop, country et soul, voix aussi iconique que celle de Sinatra et Elvis, brillant sur les tubesques Gentle on My Mind, By the Time I Get to Phoenix, Wichita Lineman, Galveston et autre Rhinestone Cowboy…Comme son défunt aîné, Springsteen se détache volontairement du temps présent et joue davantage la carte intemporelle de l’innocence et de la nonchalance plutôt que celle de la résistance et de la défiance. A cette ambiance parfois aux frontières du kitsch, qui fleure bon la Californie fin 60's/début 70's (le Boss a dû se passer en boucle Jimmy Webb, Harry Nilsson et Burt Bacharach), s’ajoute une atmosphère cinématographique due à la production de soie et de velours de Ron Aniello, déjà à l’œuvre sur Wrecking Ball (2012) et High Hopes (2014). Rien donc de purement rock’n’roll dans ce luxueux album à prendre dans son intégralité. Drapé dans la mélancolie, Western Stars s’appréhende comme un roman ou un film, non comme une simple compilation de 13 titres. Un film qu’on se repasse en boucle pour mieux en sonder la beauté comme les secrets. © Marc Zisman/Qobuz
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Rock - Paru le 22 novembre 2019 | Columbia - Legacy

Hi-Res
D’outre-tombe, Leonard Cohen nous revient avec Thanks for the Dance, trois ans après le crépusculaire You Want It Darker. Dedans, il y avait ces paroles dont la résolution gelait la peau (« I’m ready my Lord ») et dont la voix à la profondeur noire hérissait les poils, tout en résonnant sur des chœurs mêlés d’orgue. La nuit l’emporta une poignée de jours plus tard, le 7 novembre 2016. Mais le chanteur avait déjà dessiné son ambition pour l'au-delà : un album posthume. Pour accomplir ses dernières volontés, il a choisi son fils Adam, déjà à la production dans ce que tous pensaient être l'ultime œuvre du maître. « Je connais bien le lexique sonore de mon père et nous avions déjà beaucoup discuté des arrangements lors des sessions de You Want It Darker. »Rassemblant les neuf textes sciemment mis de côté par son père, nus ou avec guitare, Adam Cohen a fait appel aux fidèles pour les habiller. « Malgré tout, je suis passé par une phase de doute. J’ai alors décidé de faire appel à tous ces artistes talentueux qui se retrouvent sur le disque, à commencer par Javier Mas, le guitariste espagnol qui accompagnait mon père sur scène. » Feist, Beck à la guitare, Daniel Lanois, Damien Rice ou Patrick Watson officient aussi. Pièce testamentaire parfaitement alignée, l’opus déroule dans un décor sobre – guitare, mandoline, piano, chœurs – des beautés bouleversantes. The Hills et sa montée en puissance, la lumière perçante des percussions de The Night of Santiago, la fulgurance de The Goal ou l’humble invitation à la contemplation de Listen to the Hummingbird (« Listen to the Hummingbird, don't listen to me ») en clôture. Mais c'est avant tout la voix grave du Canadien qui sert de matière première, convoquant ses thèmes de prédilections : la solitude, la disparition, l'humilité, la judéité. Après le rideau tombé de You Want It Darker, les remerciements. Magistral. © Charlotte Saintoin/Qobuz
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Alternatif et Indé - Paru le 21 février 2020 | Deutsche Grammophon (DG)

Hi-Res Livret
Avant tout, reconnaissons à Agnes Obel le bon goût d’avoir intitulé son quatrième opus Myopia plutôt qu’Acouphenia – même si la Danoise exilée à Berlin tente à l’occasion de transposer musicalement cette déformation de l’œil à travers certains traitements sonores plus ou moins sourds. L’exemple le plus frappant a pour titre Roscian, un instrumental à trois temps, habillé d’un piano sépulcral. De manière moins anecdotique, Myopia évoque la démarche aventureuse qui consiste à opérer un déplacement afin de percevoir plus nettement une réalité lointaine que l’on voyait floue au départ. Ce n’est d’ailleurs pas un hasard si l’un des morceaux s’intitule Camera’s Rolling. Métaphoriquement, à travers cet effort de mise au point, Obel met naturellement en valeur l’idée de s’ouvrir au monde et de ne pas se contenter d’un environnement étriqué.À ses yeux, le principal outil de cette ouverture se nomme « expérimentation ». Myopia ressemble à un laboratoire extravagant et éthéré qui a pour principal cobaye la voix de la chanteuse, laquelle est accompagnée d’un piano et de synthés globalement mélancoliques. Certains donnent leurs corps à la science, Agnes Obel donne, quant à elle, sa voix à la musique, en testant un maximum d’effets. Comme les alambics d’un savant fou, ses lignes de chant se croisent et se mélangent audacieusement, mais toujours harmonieusement. Son organe est trituré de multiples manières, au sein de compositions qui se situent quelque part entre Kate Bush et Scott Walker. C’est toute seule dans son studio berlinois qu’Agnes Obel s’est adonnée à cette recherche, même si, tout le long de l’album, quelques cordes jouées par d’autres se greffent à l’ensemble. Qu’ils soient angoissants (Drosera et ses accords répétitifs dignes d’un film de Dario Argento) ou aériens (Won’t You Call Me avec des chœurs ouatés), évocateurs des affres de l’insomnie (Broken Sleep) ou de ceux de la mort (Island of Doom), ses morceaux frappent avant tout par leur extrême élégance. Avec Myopia, Agnes Obel nous tend une longue-vue chromée grâce à laquelle il est possible de voir avec netteté la beauté de ce pour quoi cette femme semble exister : la musique. © Nicolas Magenham/Qobuz
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Alternatif et Indé - Paru le 3 octobre 2019 | Ghosteen Ltd

Hi-Res Distinctions Pitchfork: Best New Music
Au temps jadis, Nick Cave faisait du rock’n’roll avec ses Bad Seeds. Les années ont fait leur travail. L’Australien a trempé sa plume dans d’autres encriers. Et la mort lui a prématurément volé un fils de 15 ans. Depuis, son art est devenu un exutoire mystique atteignant son paroxysme avec Skeleton Tree, l’un de ses plus beaux disques mais aussi l’un des plus complexes à appréhender. La création dans le deuil, pour le deuil et par le deuil a toujours traversé l’histoire de l’humanité. Avec cet album qu’il publia en 2016, Cave devenait, lui aussi, un artisan de plus de ce contexte pesant et tétanisant. Plus aucun rempart n’existait entre l’horreur de ce qu’il vivait – et vit toujours – et les mots et les notes qu’il enregistrait. Du sans fard, épuré, ni indécent, ni racoleur. Trois ans plus tard, le plus habité des crooners rock réussit à concevoir une suite bouleversante à ce Skeleton Tree qu’on pensait insurpassable. Dix-septième copie studio rendue par les Bad Seeds, Ghosteen, dans lequel on n’entre pas comme dans un disque de la Compagnie Créole, est découpé en deux : « Les chansons du premier album sont les enfants. Les chansons du deuxième album sont leurs parents. » En 2017, Cave avait déclaré que le Bad Seeds suivant ne serait pas une réponse à Skeleton Tree mais plutôt « la finalisation artistique d’une trilogie commencée avec Push the Sky Away. » Sur le plan mélodique ou rythmique, les onze pièces de Ghosteen n’ont rien de conventionnel. Les mots et surtout le chant du maître de maison en sont le moteur, le cerveau et les poumons, alimentés par les nappes climatiques des synthés et des boucles conçues par Warren Ellis ; par quelques notes d’un piano hanté ou d’un violon lointain aussi. Nick Cave devient ainsi un frère d’armes de Leonard Cohen et de Scott Walker. De la Nico de Desertshore aussi. Mais l’Australien est surtout seul au monde dans cette œuvre où la douleur devient rêve et les larmes se transforment en rosée du matin. Mêler ainsi désespoir et empathie, tristesse et foi, est une chose assez inédite dans l’histoire de la musique populaire du temps présent. Une sensation parfaitement symbolisée par la pochette de l’album : un dessin aussi beau que kitsch, comme échappé d’un recueil de contes de fées avec animaux fantasmés et végétation multicolore. On sort de l’expérience Ghosteen sans savoir si tout ceci est le paradis ou l’enfer. Ou les deux à la fois ? © Marc Zisman/Qobuz
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Rock - Paru le 22 octobre 2012 | Rhino - Elektra

Hi-Res Distinctions Hi-Res Audio
Un orgue ovni, une basse maousse et cette voix chamanique porteuse d’une poésie inédite pour son temps : les Doors resteront comme l’un des groupes les plus à part de l’histoire du rock. Une musique sauvage et nourrie aussi bien de rock’n’roll que de blues, de rhythm’n’blues et même de jazz sur laquelle le charismatique Jim Morrison surfera tel un ange halluciné et hallucinant. Cette intégrale réunit les huit albums studio du groupe: The Doors (1967), Strange Days (1967), Waiting For The Sun (1968), The Soft Parade (1969), Morrison Hotel (1970), L.A. Woman (1971), Other Voices (1971) et Full Circle (1972). Tous les albums ont été remastérisés et sont ici présentés en Qualité Hi-Res 24-Bit. © CM/Qobuz
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Pop/Rock - Paru le 12 avril 2019 | Blue Note Records

Hi-Res
Les étiquettes n’ont jamais été son truc… Jazz, pop, country, folk, world, Norah Jones a toujours joué la musique qu’elle avait en elle pour mieux en flouter les frontières. Et que ses partenaires soient des légendes du jazz comme Wayne Shorter, de la soul comme Ray Charles, de la country comme Willie Nelson, du rap comme Q-Tip ou du rock’n’roll comme Keith Richards, l’Américaine s’est inlassablement appliquée à être avant tout elle-même. Une voix sereine et joliment nonchalante capable d’habiter ses propres thèmes comme de revisiter n’importe quelle chanson… Trois ans après l’ambitieux Day Breaks, ce bref Begin Again (28 minutes, 7 titres) n’est pas un énième brouillage de pistes mais plutôt un nouvel autoportrait alternant entre pop assumée (My Heart Is Full), soul habitée (It Was You) et jazz uptempo (Begin Again). Histoire de rester entre gens de goût, Jeff Tweedy de Wilco s’est déplacé pour le magnifique A Song With No Name et Wintertime. On se laisse guider par la maîtresse de maison, entourée comme toujours par la crème des musiciens (la batterie de velours de Brian Blade, quelle merveille !), dans un no man’s land un peu jazzy, un peu folk, un peu pop, un peu soul. Et c’est toujours aussi agréable… © Clotilde Maréchal/Qobuz
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Rock - Paru le 18 mai 1986 | Real World Productions Ltd.

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Alternatif et Indé - Paru le 22 novembre 2019 | Parlophone UK

Hi-Res
Depuis la création de Coldplay en 1998, son leader Chris Martin insuffle régulièrement des références à la religion dans ses chansons. Cette tendance semble atteindre son apogée avec Everyday Life, leur huitième album. Dans de nombreux cas, ces élans de spiritualité se caractérisent par une douceur qui se répand sans emphase. C’est par exemple la simplicité d’une chanson guitare/voix/chants d’oiseaux (WOTW/POTP), ou celle d’un gospel interprété par huit chanteurs – et rien d’autre (BrokEn). Dans d’autres morceaux, au contraire, la couleur musicale et le propos sont plus lyriques, comme dans Church, When I Need a Friend, ou encore cet hymne en faveur de la paix, intitulé Arabesque. Notons dans ce dernier les interventions de Stromae (qui chante en français) et du saxophoniste nigérian Omorinmade Anikulapo-Kuti. L’autre « grand » morceau de l’album est sans doute Orphans : sur une rythmique pop-rock planante typique de Coldplay, et accompagné par un grand chœur, Chris Martin chante pour les migrants et autres réfugiés déracinés.    Divisé en deux parties (Sunrise et Sunset), Everyday Life joue sans cesse avec l’idée du yin et du yang, à commencer par cette pochette énigmatique où l’on voit le quatuor posé comme des musiciens de fanfare d’une autre époque, à côté desquels se trouve un certain… Friedrich Nietzsche ! L’image figure à la fois à l’endroit et à l’envers. Tout au long de l’album, Coldplay alterne énergie positive (le doux piano-voix Daddy) et dénonciations offensives des maux de notre époque (Guns, avec sa guitare rock). L’album comprend enfin une chanson au titre et aux paroles atypiques (pour un album mainstream occidental du moins) puisqu’ils sont en arabe. Intitulé بنی آدم (littéralement : « fils d’Adam »), et débutant par une valse mélancolique au piano solo, le morceau s’inspire de Bani Adam, un texte écrit par le poète persan Saadi Shirazi. Les deux premiers vers de ce texte symbolisent d’ailleurs à eux seuls la pensée spirituelle et bienveillante de Chris Martin, en particulier dans cet album : « The children of Adam are the members of one another/Since in their creation they are of one essence ». © Nicolas Magenham/Qobuz
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Pop - Paru le 1 janvier 2010 | Universal Music Group International

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Paru durant l’automne 1974, ce troisième album de Supertramp est en fait le premier de la formation la plus connue du groupe britannique. Ainsi, Rick Davies et Roger Hodgson sont rejoints par Dougie Thomson à la basse, Bob Siebenberg à la batterie et John Helliwell au sax. Porté par son tubesque single Dreamer, Crime Of The Century bénéficie de cette belle consolidation de casting mais ne change pour autant d’orientation stylistique. L’influence de Pink Floyd est toujours aussi présente (Dark Side Of The Moon sort au même moment) mais n’empêche pas le groupe fan aussi de production ultra-léchée d’insuffler davantage d’éléments pop à sa musique. L’ambiance alterne ainsi entre l’atmosphérique et le plus catchy, le rock progressif et le smooth jazz, bref le voyage qu’offre Supertramp avec Crime Of The Century est aussi vaste que le ciel qui orne la pochette du disque mais beaucoup moins carcéral que les mains agrippées aux barreaux le laisseraient croire. Impressionnant. Surtout en qualité HD 24 bits ! © CM/Qobuz
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Alternatif et Indé - Paru le 29 mars 2019 | Darkroom - Interscope Records

Hi-Res
« On n'est pas sérieux quand on a 17 ans. » Mais Billie Eilish a tout d'une fille sérieuse et, surtout, à prendre au sérieux. A 16 ans, elle publiait le très remarqué Don’t Smile at Me, un maxi concocté avec son grand frère comprenant les singles Copycat, Bellyache ou encore Ocean Eyes qu'elle postait sur SoundCloud deux ans plus tôt... soit à 14 ans. La critique découvrait la pop efficace parce que torturée d'une adolescente peroxydée, perdue dans des sweat-shirts XXL. Avec When We All Fall Asleep, Where Do We Go?, son titre étrange et sa pochette flippante, Eilish (et ses cheveux sombres) bascule encore un peu plus du côté obscur. Ce qui frappe d'abord, c'est cette production ultraléchée, toujours assurée par Finneas O'Connell, qui claque après une intro où l'ado rigole de son Invisalign, sorte d'appareil dentaire invisible. Puis Bad Guy balance des beats EDM qui viennent trancher avec la langueur de Xanny. Le reste sera de la même trempe : une alternance de douceur et de violence, mêlé de paroles mûres où celle qui a été diagnostiquée d'un syndrome de la Tourette à 11 ans parle de Xanax et de gentilles filles qui rôtiront en Enfer. Dans ce mélange de pop sombre aux basses trap et aux beats creepy, Eilish excelle. Une vraie révélation. © Charlotte Saintoin/Qobuz
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Alternatif et Indé - Paru le 28 juin 2019 | Nonesuch

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Presque 20 ans que Dan et Pat rappellent à tous le mode d’emploi du rock’n’roll. Un tous qui les inclut. Une décennie après avoir quitté leur Akron natal de l’Ohio pour Nashville, les Black Keys accouchent de Let’s Rock, sorte de retour à la source d’un rock originel dans les veines duquel le sang blues est en ébullition. C'est donc logiquement que la guitare électrique y est célébrée de la première à la dernière minute. Le titre de l’album ne ment pas… Pour que le couple ait encore des choses à se dire, les infidélités ont été acceptées. Dan Auerbach a monté le label Easy Eye Sound, du nom de son studio de Nashville, sortant son second album solo, Waiting on a Song, et produisant une belle brochette d’albums signés Yola, Shannon & The Clams, Dee White, Sonny Smith, Robert Finley et autres Gibson Brothers. De son côté, Pat Carney a produit et enregistré de la musique avec Calvin Johnson, Michelle Branch, Tobias Jesso Jr., Jessy Wilson, Tennis, Repeat Repeat, Wild Belle, Sad Planets, Turbo Fruits et quelques autres. Et pour Netflix enfin, il a signé la BO de BoJack Horseman. De quoi stimuler leurs retrouvailles. « Cette période m’a permis d’y voir plus clair », précise Auerbach. « Et ça rend ces retrouvailles avec Pat encore plus agréables, juste grâce à cette longue coupure. Ce disque est le testament de cette sensation. »Dans les oreilles, Let’s Rock passe en revue tous les bons gros sons de guitares 70's vénérés par le tandem. Une vaste palette allant de Glenn Schwartz et Joe Walsh du James Gang à Billy Gibbons de ZZ Top, en passant par Stealers Wheel (Sit Around and Miss You ressemble énormément à Stuck in the Middle With You), T. Rex, Link Wray (période Polydor), Blue Öyster Cult et quelques autres. « Je ne voulais pas qu’on réfléchisse trop, ajoute Auerbach. Il fallait qu’on sente de la spontanéité. Je voulais être capable d’enregistrer quelque chose proche de Louie Louie en étant satisfait avec ça. Voilà, je cherchais les Troggs ! » « Moi c’était plutôt Down on the Street des Stooges que je visais », corrige Carney qui insiste sur son amour pour les « bonnes grosses chansons bien débiles ». « Ce sont mes préférées ! Et sur cet album, Dan et moi sommes arrivés à ce que nous voulions atteindre. Je jouais de la guitare électrique depuis un an dans mon studio et, pour la première fois depuis longtemps, lui en jouait aussi beaucoup. Le disque est donc une sorte d’hommage à cet instrument… On a adopté une approche simple et surtout éliminé tout le gras comme on le faisait auparavant. » Reste alors le filet ; l’essentiel en quelque sorte… © Marc Zisman/Qobuz
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Rock - Paru le 29 novembre 2019 | Pink Floyd Music

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Après un retour sur ses Early Years (1965-1972), le Floyd s'attarde sur la période Gilmour, ouverte après le départ de Roger Waters. De l'énorme coffret de 16 disques reste au digital cette compilation. Qu'on se rassure, The Later Years 1987-2019 vaut son pesant d'or puisqu'elle sélectionne sur douze pistes quelques pépites de studio et de live remixés par David Gilmour et Andy Jackson. Qui ont fait date. En l’occurrence, celui de Knebworth, concert de charité où défileront, en 1990, Paul McCartney, Robert Plant et Jimmy Page, Dire Straits, Genesis, Eric Clapton ou encore Tears For Fears, et qui clôturera la tournée d'A Momentary Lapse of Reason (1987), première sortie studio sans Waters et dont les onze minutes de Shine on You Crazy Diamond servent d’ouverture. Autre atour, One Slip du live Delicate Sound of Thunder (1988), a été augmenté de nouveaux enregistrements de batterie de Nick Mason et du clavier de Wright. De Division Bell (1994), on retrouvera l'instrumental Marooned Jam, Lost for Words et une version primaire de High Hopes. Un must have. © Charlotte Saintoin/Qobuz
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Rock - Paru le 27 mars 2020 | Columbia

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Pop - Paru le 13 décembre 2019 | Rhino - Parlophone

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On ne l’espérait plus ! Après la compilation The Later Years : 1987-2019, voici que nous parvient le reste du gigantesque coffret physique dédié à la période David Gilmour, ouverte après le départ de Roger Waters. Rappelons-le, The Later Years emboîte le pas à la rétrospective consacrée aux premières années (1967-1972) de la formation britannique parue en 2016. Remixées par Gilmour et Andy Jackson, on retrouve ainsi l’intégralité d’A Momentary Lapse of Reason (1987), premier album studio du Floyd sans Waters, et du double live Delicate Sound of Thunder (1988). Enfin, et surtout, le quatrième album révèle cinq live dont trois flamboyantes interprétations de la première vie de Pink Floyd. One of These Days de Meddle (1971) à Hanovre en 1994, le psychédélique Astronomy Domine composé par Syd Barrett, pour The Piper at the Gate of Dawn (1967) et joué à Miami la même année, ainsi que Run Like Hell, extrait de The Wall (1979), à Atlanta en 1987. Présents également, sept morceaux inédits de 1994, période Division Bell. Superbe. © Charlotte Saintoin/Qobuz
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Rock - Paru le 15 mai 2001 | RCA Records Label

Hi-Res
Suivant l’adage populaire « pourquoi faire simple quand on peut faire compliqué », Tool a littéralement construit son album suivant un calcul très élaboré. Et il y en aurait encore pour dire que le groupe se répète alors que le contraire est donc mathématiquement prouvé à partir de ce déroutant Lateralus. Leonardo Fibonacci, le mathématicien qui vécut il y a 800 ans, est déjà celui qui vous permet de lire ce nombre au lieu de DCCC (il a imposé les chiffres indo-arabes aux dépens des romains, donc). Mais il a également défini la suite qui porte son nom et que Tool a utilisée pour son troisième album. Le principe est limpide, à l’exception des deux premiers, chaque chiffre puis nombre de la suite est égal à la somme des deux termes qui le précèdent immédiatement.Au-delà des mathématiques, cette suite, étroitement liée au nombre d’or, se retrouve dans la nature et même l’univers, des coquilles d’escargots aux galaxies, en passant par les cyclones, les ananas ou même les ratios utilisés dans l’analyse technique des marchés financiers... Les membres de Tool, qui sont loin d’être des ânes, ont appliqué leur passion pour Fibonacci à la composition, sous l’impulsion du batteur Danny Carey. Mais nul besoin de faire appel à Cédric Villani (grand fan de Fibonacci) pour comprendre la musique ensorceleuse de Tool. Nonobstant leur singulière complexité technique, il suffit de se laisser emporter comme par des vagues par chacun des treize (Fibonacci !) morceaux aussi massifs que nuancés. Chaque écoute vous entraînera toujours plus loin du rivage et de tout ce que vous pensiez connaître. © Jean-Pierre Sabouret/Qobuz
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Cry

Alternatif et Indé - Paru le 25 octobre 2019 | Partisan Records

Hi-Res
Depuis le début, la sensation de bien-être est telle, alors pourquoi changer ? Voix androgyne, guitares éthérées, rythmique en apesanteur et mélodies sensuelles, les bien nommés Cigarettes After Sex auraient tort de changer leur fusil d’épaule. Sans doute pour ça que Cry marche sur les brisées de l’éponyme Cigarettes After Sex de 2017. Avec ce deuxième album, les Texans étirent leur dream pop nonchalante, leur shoegaze onirique, avec une classe décuplée. C’est cinématographique, un brin érotique et envoûtant au possible comme un ralenti évanescent, une courbe musicale langoureuse aux couleurs vintage. Tout au long de Cry, Greg Gonzalez et ses complices Randall Miller, Jacob Tomsky et Josh Marcus réussissent une fois de plus à faire de leur pop chloroformée une musique proche de celle d’Angelo Badalamenti, le compositeur attitré de David Lynch. Comme la vraie fausse BO bien moelleuse de saynètes irréelles. © Marc Zisman/Qobuz