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Debussy : les sons de Pelléas

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Playlist : Debussy : les sons de Pelléas

Par Qobuz France

  • 20 pistes - 01h32m

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Debussy : les sons de Pelléas

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#
Titre Artiste Album Durée
1
3. Quelques aspects de "Nous n'irons plus au bois parce qu'il fait un temps insupportable
Zoltán Kocsis Debussy: Suite bergamasque; Pour le piano; Estampes etc 00:04:05

Claude Debussy, Composer - Zoltán Kocsis, Piano, MainArtist, AssociatedPerformer - Christopher Pope, Producer

℗ 1984 Universal International Music B.V.

Claude Debussy, Composer - Instrumental, Author - Serge Baudo, Conductor, Artist - Géza Novák, Artist, Soloist - Czech Philharmonic, Orchestra, Artist - Czech Philharmonic, Serge Baudo, Géza Novák, MainArtist

Supraphon A.s. Supraphon A.s.

3
II. "Le son du cor s'afflige vers les bois"
Marianne Crebassa Secrets (French Songs : Debussy, Ravel, Fauré, Duparc) 00:02:48

Marianne Crebassa, Mezzo-soprano - Fazil Say, Piano - Claude Debussy, Composer

© 2017 Parlophone Records Limited, a Warner Music Group Company ℗ 2017 Parlophone Records Limited, a Warner Music Group Company    

4
Proses lyriques, L. 84: IV. De soirs
Suzanne Danco Récital au Festival de Vichy 1955 00:04:13

Suzanne Danco, soprano - Roger Boutry, piano

2015 Ina Mémoire Vive 2015

5
3 Chansons de Bilitis, CD 97, L. 90: No. 2, La Chevelure
Véronique Gens Nuit d'étoiles (Mélodies françaises de Fauré, Debussy, Poulenc) 00:03:07

Claude Debussy, Composer - Daniel Zalay, Producer, Engineer - Veronique Gens, Soprano Vocals, MainArtist - Roger Vignoles, Piano, MainArtist - Pierre Louys, Poet

© 2000 EMI Records Ltd. A Warner Classics/Erato release, ℗ 2000 Parlophone Records Limited

6
III. Andantino, doucement expressif
Quatuor Hermès Ravel, Dutilleux & Debussy 00:07:23

Quatuor Hermès - Maurice Ravel, Composer

La Prima Volta La Dolce Volta

7
Pelléas et Mélisande, L. 88, Act 1: Prelude
Herbert von Karajan Debussy: Pelléas et Mélisande 00:01:42
8
Pelléas et Mélisande, L. 88, Act 1 Scene 1: "Je ne pourrai plus sortir de cette forêt" (Golaud, Mélisande)
Herbert von Karajan Debussy: Pelléas et Mélisande 00:04:17
9
Pelléas et Mélisande, L. 88, Act 1 Scene 1: "Qu'est-ce qui brille ainsi, au fond de l'eau?" (Golaud, Mélisande)
Herbert von Karajan Debussy: Pelléas et Mélisande 00:04:49
10
Pelléas et Mélisande, L. 88, Act 1 Scene 1: Interlude
Herbert von Karajan Debussy: Pelléas et Mélisande 00:02:33
11
Pelléas et Mélisande, L. 88, Act 1 Scene 2: "Voici ce qu'il écrit à son frère Pelléas; un soir, je l'ai trouvée" (Geneviève)
Herbert von Karajan Debussy: Pelléas et Mélisande 00:03:16
12
Pelléas et Mélisande, L. 88, Act 1 Scene 2: "Je n'en dis rien" (Arkel, Geneviève)
Herbert von Karajan Debussy: Pelléas et Mélisande 00:03:46
13
Pelléas et Mélisande, L. 88, Act 1 Scene 2: "Grand-père, j'ai reçu en même temps que la lettre de mon frère" (Pelléas, Arkel, Geneviève)
Herbert von Karajan Debussy: Pelléas et Mélisande 00:01:37
14
Pelléas et Mélisande, L. 88, Act 1 Scene 2: Interlude
Herbert von Karajan Debussy: Pelléas et Mélisande 00:02:01
15
Pelléas et Mélisande, L. 88, Act 1 Scene 3: "Il fait sombre dans les jardins" (Mélisande, Geneviève, Pelléas)
Herbert von Karajan Debussy: Pelléas et Mélisande 00:02:38
16
Pelléas et Mélisande, L. 88, Act 1 Scene 3: "Hoé! Hisse hoé! Hoé! Hoé!" (Chorus, Mélisande, Pelléas, Geneviève)
Herbert von Karajan Debussy: Pelléas et Mélisande 00:04:10

Berliner Philharmoniker - Claudio Abbado, Conductor - Claude Debussy, Composer - Christopher Alder, Recording Producer - Klaus Hiemann, Balance Engineer - Jürgen Bulgrin, Engineer - Dagmar Birwe, Sound Editor

℗ 2001 Deutsche Grammophon GmbH, Berlin

18
Acte II: Scène I. Une fontaine dans le parc
Claudio Abbado Debussy: Prélude à l'après-midi d'un faune, 3 Nocturnes 00:09:10

Berliner Philharmoniker - Claudio Abbado, Conductor - Claude Debussy, Composer - Christopher Alder, Recording Producer - Klaus Hiemann, Balance Engineer - Jürgen Bulgrin, Engineer - Dagmar Birwe, Sound Editor

℗ 2001 Deutsche Grammophon GmbH, Berlin

19
Acte III: Scène II. Les souterrains du château - Acte IV: Un appartement dans le château
Claudio Abbado Debussy: Prélude à l'après-midi d'un faune, 3 Nocturnes 00:07:30

Berliner Philharmoniker - Claudio Abbado, Conductor - Claude Debussy, Composer - Christopher Alder, Recording Producer - Klaus Hiemann, Balance Engineer - Jürgen Bulgrin, Engineer - Dagmar Birwe, Sound Editor

℗ 2001 Deutsche Grammophon GmbH, Berlin

20
Acte V: Une chambre dans le château
Claudio Abbado Debussy: Prélude à l'après-midi d'un faune, 3 Nocturnes 00:05:08

Berliner Philharmoniker - Claudio Abbado, Conductor - Claude Debussy, Composer - Christopher Alder, Recording Producer - Klaus Hiemann, Balance Engineer - Jürgen Bulgrin, Engineer - Dagmar Birwe, Sound Editor

℗ 2001 Deutsche Grammophon GmbH, Berlin

À propos

Pour notre playlist accompagnant l'épisode 1 de notre Grand Angle dédié à la genèse de Pelléas et Mélisande de Claude Debussy, nous avons sélectionné quelques pièces contemporaines de l'époque où fut composée la plus grande partie de cet opéra fondateur du XXe siècle (été 1893 - 17 août 1895), comme les Chansons de Bilitis, les Images oubliées pour piano, le Prélude à l'après-midi d'un faune ou encore le Quatuor à cordes. L'écoute de Pelléas et Mélisande se fera en plusieurs fois, et pour commencer bien sûr, le premier acte, dans la légendaire et discutée version de Herbert von Karajan chez EMI Classics, enregistrée en 1978 : l'incarnation de José van Dam y est étonnante de puissance dramatique, la direction du chef autrichien (qui vouait un culte à cette oeuvre, l'enregistrer fut pendant longtemps l'un de ses grands rêves) d’un raffinement inouï, même s’il oriente naturellement vers Parsifal de Wagner (en réalité, ce n’est pas aussi simple). Pour terminer, on vous propose la suite d’orchestre d’après Pelléas et Mélisande élaborée par Erich Leinsdorf, une réussite exemplaire qui compile avec maestria tous les moments d’orchestre les plus significatifs de la partition, et l’enregistrement, sur le vif, de Claudio Abbado à Berlin en révèle toute la sombre poésie. © Qobuz

Dans la peau de Debussy : la genèse tourmentée de Pelléas et Mélisande 

Par Max von Theis

Entre l'été 1893 et le 17 août 1895, Claude Debussy écrit son unique opéra Pelléas et Mélisande, qu'il n'orchestrera pourtant qu’en 1902, une fois les représentations enfin annoncées. Chronique en trois feuilletons des avancées et ratés de la création de cette œuvre, qui, par son anticonformisme, allait déconcerter puis conquérir le public, faisant la gloire d’un compositeur jusque-là désargenté. Episode 1.

"...plus j’avance, plus j’ai de noires inquiétudes..."


La composition se poursuit tout au long de l’année 1894. Lettre à Chausson de février 1894 : « Maintenant c’est Arkel qui me tourmente. Celui-là, il est d’outre-tombe, et bientôt cette tendresse désintéressée et prophétique de ceux qui vont bientôt disparaître, et il faut dire tout cela avec do, ré, mi, fa, sol, la, si do !! Quel métier ! » Le 18 février 1894, à Chausson : « Enfin : j’ai fini le 1er acte. » En mai, il faisait entendre en petit comité ledit 1er acte, la scène à la fontaine, et « la scène des cheveux même incomplète », ainsi que le lui rappelle Pierre Louÿs par une lettre du 31 mai. La progression de l’opéra le mettait d’ailleurs en porte-à-faux avec l’éditeur Jacques Durand qui dut encore une fois se brosser pour recevoir en temps et en heure le Quatuor et une supposée Sonate pour piano et violon (pas celle que l’on connaît, beaucoup plus tardive ; seulement un vague projet, une promesse en l’air, et c’est là la seule mention connue de cet ouvrage fantôme) sous prétexte que « J’ai travaillé tous ces derniers temps à Pelléas, ce qui me met fâcheusement en retard avec vous ! » (lettre du 30 juin 1894). En août 1894 (lettre à Louÿs), il s’attaquait à la « scène des souterrains, et au sortir des souterrains la scène des moutons… », tandis qu’à Lerolle, il précisait, le 28 août, qu’il lui était « venu une idée, pour la mort de Mélisande, qui est de mettre un groupe d’orchestre sur la scène, pour avoir en quelque sorte une mort de toute sonorité », projet qui ne vit – heureusement – point le jour. Les doutes, les atermoiements, ne cesseront jamais : à Ysaÿe,  le 22 septembre, il indiquait : « Plus j’avance, plus j’ai de noires inquiétudes, puis cette poursuite vers l’expression rêvée qu’un rien fait s’envoler, et aussi la suppression volontaire de toutes les contingences bavardes qui finissent par m’user comme une pierre sur laquelle on aurait trop fait passer de voitures ! »

"...Je ne révolutionne rien, je ne démolis rien..."


C’est précisément à cette époque que Debussy offre à la planète ébahie le Prélude à l’après-midi d’un faune, créé le 22 décembre 1894. Eh oui… Pelléas et le Prélude sont contemporains, du moins dans leur conception à défaut de l’être dans leur achèvement. Autre ouvrage qui préoccupe Debussy : un projet Cendrelune avec Pierre Louÿs. Pas une seule note semble jamais avoir été écrite, d’autant moins que le compositeur passa son temps à demander à Louÿs de réécrire son plan, son synopsis, son texte, et à critiquer le travail du littérateur dans tous les sens, de sorte qu’en 1898, le fantasme d’une collaboration Louÿs-Debussy (surtout alimenté par Louÿs, en vérité) s’évanouit à jamais. Comme, d’ailleurs, le projet avorté d’une Reine des Aulnes avec Victor Segalen quelques années plus tard. Pelléas prenait toute la place, et après Pelléas, il ne fut plus trop question d’écrire d’autres opéras, du moins de les mener à terme. Le compositeur avait-il tout dit, tout mis, épuisé toute sa veine lyrique dans Pelléas ? Tout brisé, tout mis à zéro dans l’espace lyrique français, y compris pour lui-même ? Car on doit se rendre à l’évidence : à partir de Pelléas, alors que l’Allemagne débordait de Strauss puis de Berg, Weill, Korngold, l’Italie de Puccini, la Russie de Chostakovitch et Prokofiev, la Tchécoslovaquie de Janácek, bientôt l’Angleterre de Britten, les Etats-Unis même avec Menotti et Gershwin, il fallut attendre, allez, 1963 avant qu’enfin, un ouvrage français trouve vraiment une place planétaire durable, Dialogues des carmélites de Poulenc. On pourra toujours avancer tel Milhaud, tel Sauguet, même tel Roussel ou un dernier Massenet, rien entre les deux piliers Debussy-Poulenc ne sortira suffisamment la tête de l’eau. Debussy a vraiment cassé le jouet… « Je ne révolutionne rien, je ne démolis rien. Je vais tranquillement mon chemin, sans faire la moindre propagande pour mes idées, ce qui est le propre des révolutionnaires. », écrivait-il en 1910, sincère ou pas, mais un demi-siècle de têtes lyriques françaises tomberaient avant d’avoir le temps de s’épanouir, devant l’ampleur du tsunami Pelléas.

"...Pelléas est terminé depuis le 17 août 1895..."


En juillet 1895, il refuse à Lerolle de lui faire entendre le 2e acte lors d’une soirée, car « il y a une petite cuisine qui peut nous intéresser tous deux mais qui comme toutes les choses de laboratoire ne se fait pas en public ».  Raymond Bonheur se voit préciser, par lettre d’août 1895, que « j’avais cru que le second acte de Pelléas ne serait pour moi qu’un jeu d’enfant, et c’est un jeu d’enfer, vraiment la musique n’admet guère tout ce qui ressemble à de la conversation et celui qui trouvera ‘l’interview en musique’ sera digne des plus hautes récompenses ». Et pourtant ! Le 17 août 1895, il écrivait à Henry Lerolle qu’il s’était vu « dans la triste nécessité de finir Pelléas pendant que vous êtes loin de moi » ; et le manuscrit du brouillon qu’il offre à son ami porte précisément la date de juin-juillet 1895. Confirmation est faite à Louÿs : « Pelléas est terminé depuis le 17 août. » L’écrivain pense alors, bien à tort, que lui-même et Debussy pourront enfin se mettre sur Cendrelune. C’est oublier le peu de cas que Debussy faisait de tant de promesses : son catalogue d’inachevés, de promis et de jamais-commencés dépasse largement celui de ses œuvres réellement écrites…

Une fois le particell terminé, autrement dit la partition sur quatre lignes – fictivement une sorte de partition pour piano à quatre mains, même si un particell est avant tout un brouillon définitif et élargi comportant plus ou moins toutes les lignes contrapuntiques instrumentales et nombre d’indications d’orchestration –, Debussy n’avait pas la moindre intention d’attendre le siècle suivant pour faire donner son ouvrage. Dans un article de L’Echo de Paris du 12 octobre 1895, il est indiqué que Pelléas et Mélisande, opéra en quatre actes de M. de Bussy – (sic) il n’est pas encore si célèbre, sans doute – sur la pièce de Maeterlinck « entre en répétition au Théâtre-Libre ». Information reprise dans L’Ouest-Artiste de la semaine suivante : « Le Théâtre-Libre jouera pendant la saison prochaine quatre drames musicaux de nos jeunes compositeurs : Pelléas et Mélisande de M. Debussy, Le Roi Arthus de M. Chausson, Saint Julien l’Hospitalier de M. Erlanger, William Ratcliff de M. Xavier Leroux. » Cocasse mention de Chausson comme un « jeune compositeur » puisqu’il affichait déjà 41 ans, sans compter que son Roi Arthus ne fut créé qu’en 1903 ; Saint Julien d’Erlanger avait déjà été créé en 1894 ; William Ratcliff devait encore attendre dix ans ! Quant au Théâtre-Libre, on se demande où il entendait coincer un orchestre : la salle des Menus-Plaisirs était bien trop petite, la nouvelle salle boulevard de Strasbourg (devenu le Théâtre Antoine en 1897) également, à moins qu’André Antoine, le directeur, n’ait imaginé donner ces quatre opéras pendant les quelque temps où il fut en résidence à l’Odéon avec son Théâtre-Libre, entre 95 et 97 ? Toujours est-il que le Théâtre-Libre ne donna jamais le moindre opéra…

Dans le prochain feuilleton : La partition est terminée, les vrais soucis commencent. Debussy réussira-t-il à faire jouer son opéra aussi rapidement qu'il le croit ?


Pelléas et Mélisande mis en scène par Bob Wilson © Christian Leiber

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