Du 8 au 18 octobre, William Christie dirigera Armide de Jean-Baptiste Lully, tragédie en musique en cinq actes et un prologue de 1686. Armide fut le dernier opéra écrit par le poète Philippe Quinault et mis en musique par Lully. Au sommet de leur art tous les deux, ils signent un ouvrage que l’on considéra comme leur plus grand chef d’œuvre. Rameau fut le premier à le dire et Armide fut régulièrement joué sur la scène française tout au long du XVIIIè siècle.

Lorsque, le 16 janvier 1987, le rideau se referma sur la première représentation d'Atys, les 1331 spectateurs de l'Opéra Comique eurent le sentiment de découvrir un monde nouveau. De Lully, l'histoire de la musique nous avait jusqu'alors souvent donné l'image d'un compositeur médiocre, empesé, pompeux, plus habile à se mouvoir dans les méandres des intrigues de cour que dans l'art de la composition. En une seule soirée, dans l'esprit de nombreux mélomanes, son statut venait de se métamorphoser. Il était désormais reconnu comme l'inventeur de l'opéra français. On ne pourrait plus, désormais, se passer de ses opéras.

William Christie fut le grand artisan de cette réhabilitation. Plus tard, après trois séries de reprises d'Atys, un cycle Lully fut organisé ici-même. Puis vinrent, début 2008, le Cadmus et Hermione de l'Opéra Comique et le Thésée du Théâtre des Champs-Élysées. Salles pleines. Public enthousiaste.

Mais depuis Atys, mis à part un Thésée réalisé dans le cadre de l'Académie d'Ambronay et un montage présenté ici-même sous le titre Les divertissements de Versailles, Christie n'avait plus dirigé d'opéra de Lully. Il y revient aujourd'hui avec l'un de plus beaux ouvrages du compositeur et de son librettiste Philippe Quinault : Armide. Le Canadien Robert Carsen en assurera la mise en scène, animant une distribution emmenée par Stéphanie d'Oustrac, Paul Agnew, Nathan Berg, Laurent Naouri et Anders Dahlin.

Le site officiel du Théâtre des Champs Elysées

Le site officiel des Arts florissants de Williams Christie