Les albums

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Rock - Paru le 7 décembre 2018 | Polydor Records

Hi-Res Livret
Si l'on remontait le temps et qu'on expliquait au Eric Clapton de 19 ans, celui qui venait de quitter les Yardbirds parce que leur For Your Love sonnait trop pop, qu'un jour il enregistrerait un album de Noël, il ne le croirait pas une seconde et menacerait de vous assommer à coups de guitare. C'est sûr, le Clapton de 73 ans est un autre homme. Non seulement il a surmonté bien des épreuves, mais il semble aujourd'hui serein et apaisé, goûtant enfin les joies d'une vie de famille aussi heureuse que possible. Avec de vraies fêtes autour de la cheminée, donc. Il ne faut pas aller plus loin pour comprendre qu'il a plus le droit que n'importe qui de proposer sa version des classiques White Christmas, Silent Night, ou Away in a Manger (Once in Royal David’s City), d'y ajouter des titres plus rares, comme Sentimental Moments (immortalisé en 1955 par Joan Bennett), Lonesome Christmas (de Lowell Fulson et repris depuis par B.B. King ou Joe Bonamassa) ou ce Have Yourself a Merry Little Christmas interprété par Judy Garland ou Frank Sinatra, mais qui figurait aussi sur l'album de Noël des Jackson 5 (quand le petit Michael avait 12 ans). Même Chrissie Hynde l'a chantée avec les Pretenders, c'est dire…  Eric Clapton a même composé sa chanson de Noël, For Love on Christmas Day, qui est loin d'être ridicule dans ce style particulier. Elle se fond dans le décor "sapin et guirlandes" d'autant mieux que l'ensemble a été immanquablement "claptonisé", avec une haute dose de blues du meilleur goût. La seule exception, qui en étonnera plus d'un, reste ce Jingle Bells version EDM que le musicien a dédié à Avicii, dont la disparition l'a d'autant plus touché qu'il a fait le parallèle avec ses jeunes années autodestructrices. Cadeau supplémentaire, c'est Clapton lui-même qui a dessiné le joyeux père Noël de la pochette (un autoportrait ?). Vous savez quoi mettre dans quelques petits souliers… © Jean-Pierre Sabouret/Qobuz
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Rock - Paru le 1 juin 2018 | Polydor Records

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Il fut un temps pas si lointain, ces deux hommes ne passaient pas leurs vacances ensemble et, sortis de leurs « obligations » au sein des Who, encore moins des journées en studio sur le projet de l’un l’autre. De l’eau a coulé sous les ponts depuis et on ne sera pas surpris en 2018 de voir Roger Daltrey accompagné par Pete Townshend sur son neuvième album solo. La dernière fois qu’il avait daigné donner un coup de main, c’était pour McVicar en 1980. Par la suite, non seulement il n’avait pas participé à Under a Raging Moon, chanson sur l’album du même nom inspirée par le regretté Keith Moon, mais il avait même interdit à John Entwistle d’y jouer de la basse sous peine de représailles. Mais peut-être que ce dernier a pris la mouche en écoutant le réjouissant Going Back Home enregistré en 2014 par le chanteur en compagnie de Wilko Johnson. Précisons que, passé le succès de ses deux premiers albums qui avaient même fait craindre pour l’avenir des Who au milieu des années 70, Daltrey est loin de s’être impliqué avec autant de sérieux et d’inspiration dans sa carrière solo que Townshend dans la sienne. Son incapacité avouée à composer lui a fait faire des choix souvent surprenants et plus d’une fois désolants. Et on ne fait pas référence à sa reprise, plutôt honorable, du Cargo d’Axel Bauer. Ici, il a fait des efforts d’écriture et ses Certified Rose et Always Heading Home montrent qu’il possède une rare maîtrise de l’idiome soul. Même avec Townshend en renfort, As Long As I Have You ne ressemble guère à un album des Who déguisé, comme presque tout ce qu’a enregistré Daltrey en dehors du groupe, à l’exception de ce How Far de Stephen Stills. Même un titre plutôt costaud comme You Haven’t Done Nothing, hit de Stevie Wonder en 1974, n’aurait pas sa place sur Quadrophenia, Who’s Next ou même Endless Wire… Et qui se plaindra de son goût prononcé pour les ballades suaves à l’écoute de son interprétation tout en retenue du Into My Arms de Nick Cave ? Cet album, qui mise plus sur le savoir-faire que l’inventivité, ne risque pas d’éclipser le cinquantenaire des Who, mais il ne lui fera pas honte non plus. © Jean-Pierre Sabouret/Qobuz
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Alternatif et Indé - Paru le 7 juillet 2017 | Polydor Records

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Finalement, la musique de Haim s’écoute dans le même état que l’on boit un verre d’eau fraîche. Aucune surprise, mais effet de bien-être garanti. Quatre ans après Days Are Gone, les sœurs Este, Danielle et Alana sortent de leur silence avec un deuxième album qu’elles ont elles-mêmes écrit et produit ! Une manière de déclarer que derrière la grosse machine pop qu’elles symbolisent se cachent de vraies auteurs, de vraies musiciennes, etc. Et force est de constater que chaque recoin, chaque mélodie, chaque solo, chaque chœur et chaque refrain de Something To Tell You a été peaufiné avec le plus grand soin. L’alliage entre pop XXL, soft rock et R&B 90’s fonctionne à la perfection. Haim n’est pas là pour révolutionner la musique de son temps mais pour accoucher du refrain qui tue et de la mélodie qui colle à la peau. Mélodie fredonnable sous la douche comme dans un stade… Une démarche qui fait de ces trois sœurs californiennes de dignes héritières de Fleetwood Mac, l'un de leurs groupes de chevet... © CM/Qobuz
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Alternatif et Indé - Paru le 3 février 2017 | Polydor Records

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Si le succès n’a jamais harassé Elbow de ce côté-ci de la Manche, le groupe de Guy Garvey relève du phénomène sur ses terres britanniques. Une saga qui dure depuis déjà deux décennies, construite sous l’influence de la musique de Radiohead, Talk Talk ou bien encore Peter Gabriel. Les violons romantiques qui portent à bout de bras le premier titre de cette cuvée 2017, Magnificent (She Said), montrent la voie. Car Little Fictions est clairement placé sous les augures de l’amour et rien que l’amour. Une ambiance sans doute liée à la vie personnelle de Garvey, récemment marié avec la comédienne Rachael Stirling. Et les paroles d’une composition comme Trust The Sun ne laissent planer aucun doute quant à l’état d’esprit du chanteur. Mais ce septième album d’Elbow n’est jamais un cri béat ou niaisement amoureux, bien au contraire. Simplement, le grandiloquent fait place à l’intime et les mélodies touchent souvent au sublime pour ne pas dire à la perfection. Au fil des écoutes, les refrains de ces Petites fictions libèrent un peu plus leur puissance. © CM/Qobuz
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Soul - Paru le 15 juillet 2016 | Polydor Records

Hi-Res Distinctions 4F de Télérama - Qobuzissime
Grâce au brillant Home Again qu’il publia en 2012, Michael Kiwanuka est devenu en un claquement de doigts l’une des nouvelles merveilles de la soul contemporaine. De cette soul mâtinée de folk à la Terry Callier et fleurant bon les seventies… A 25 ans seulement, le Britannique était alors déjà comparé à Bill Withers, Otis Redding et Marvin Gaye (on pense à Inner City Blues sur Place I Belong et sur Love & Hate), rien que ça ! Pour son second album intitulé Love & Hate et qui illumine l’été 2016, le Londonien offre une face un brin plus rock sans pour autant renier ses influences. Produit par Danger Mouse, le disque comprend d’ambitieuses compositions (la symphonie Cold Little Heart qui ouvre magistralement l’album dure dix minutes !) et intègre des références inattendues comme celle de David Gilmour de Pink Floyd. Mais c’est aussi dans les refrains imparables que Kiwanuka est brillant. Lorsqu’il scande I’m a black man in a white world sur le morceau éponyme ou qu’il fredonne le motif répétitif et entêtant de la chanson Love & Hate qui donne son titre à l’album. Lorsqu’il déballe les cordes, il les utilise avec parcimonie. Et s’il intègre des chœurs à la saveur gospel, il agit avec une délicatesse identique. Bref, un grand disque de soul music d’une rare richesse qui n’a rien à envier à ses illustres ainés. © MZ/Qobuz
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Pop - Paru le 14 août 2015 | Polydor Records

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Pop - Paru le 1 janvier 2014 | Polydor Records

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Pop - Paru le 1 janvier 2014 | Polydor Records

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Rock - Paru le 28 juillet 2014 | Polydor Records

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Si le nom d’Eric Clapton orne le haut de cette pochette, c’est bien le visage de J.J. Cale qui en occupe toute la surface. Cet Eric Clapton & Friends: The Breeze, An Appreciation Of J.J. Cale ne cache donc pas son jeu et God rend ici hommage à l’une de ses idoles, J.J. Cale… Cale était un style à lui seul. Une sensation. Douceur, tranquillité, pas d’affolement lorsqu’il s’agit d’évoquer la musique de ce songwriter originaire d’Oklahoma City qui joua tout d’abord avec Leon Russell puis Delaney & Bonnie, avant de composer, en 1965, After Midnight qui n'attira l'attention que lorsqu’il fut repris, en 1970, par un certain… Eric Clapton ! Celui-ci chantera d’ailleurs d’autres perles de J.J. Cale, comme Cocaine… En 1972, Cale enregistre enfin son premier album, Naturally, point de départ d’une discographie à cheval sur la country, le blues, le rock et la soul, un univers laid back, décontracté… Eric Clapton & Friends: The Breeze, An Appreciation Of J.J. Cale fête donc le premier anniversaire de la disparition de ce bluesman à part, emporté par une crise cardiaque à 74 ans. Les seize reprises des compositions de J.J. Cale sont signées par un impressionnant casting incluant notamment Tom Petty, Willie Nelson, Mark Knopfler, John Mayer, Derek Trucks, Albert Lee, David Lindley, Christine Lakeland, Greg Leisz, Jim Keltner et bien entendu Clapton. Un bel hommage. © MD/Qobuz
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Pop - Paru le 1 janvier 2014 | Polydor Records

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Elly Jackson aura donc attendu cinq années pour donner une suite à son premier album. Mais la patience des fans de La Roux est récompensée avec ce brillantissime Trouble In Paradise, sorte de perfection pop contemporaine. C’est désormais seule, sans son complice Ben Langmaid, que la jeune Londonienne agit. Elle n’a pas abandonné sa passion pour les années 80, elle en a juste étoffé la palette citant même Tom Tom Club (Kiss And Not Tell) et Grace Jones comme de nouvelles influences importantes. La pop synthétique toujours au cœur de son ADN (on pense à Duran Duran et aux premiers Madonna) est accompagnée ici par des soupçons de funk voire de disco (l’effet Nile Rodgers/Daft Punk ?). Mais Trouble In Paradise est surtout doté de tubesques compositions qui font de La Roux une vraie pop star de son temps. © CM/Qobuz
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Rock - Paru le 8 avril 2013 | Polydor Records

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Alors qu'il fête ses 50 ans de carrière, Eric Clapton a décidé de rendre ici hommage aux artistes qui l'ont influencés. De Leadbelly à J.J. Cale, en passant par Peter Tosh, George Gershwin, Gary Moore et Taj Mahal. Old Sock souligne l'étendue musicale du répertoire du guitariste virtuose, du blues au reggae, en passant par la soul ou le rock'n'roll. Un album également marqué par la présence de J.J. Cale, Steve Winwood, Paul McCartney et Chaka Khan. © CM/Qobuz
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Rock - Paru le 25 mars 2013 | Polydor Records

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Alors qu'il fête ses 50 ans de carrière, Eric Clapton a décidé de rendre ici hommage aux artistes qui l'ont influencés. De Leadbelly à J.J. Cale, en passant par Peter Tosh, George Gershwin, Gary Moore et Taj Mahal. Old Sock souligne l'étendue musicale du répertoire du guitariste virtuose, du blues au reggae, en passant par la soul ou le rock'n'roll. Un album également marqué par la présence de J.J. Cale, Steve Winwood, Paul McCartney et Chaka Khan. © CM/Qobuz