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Musique vocale sacrée - Paru le 24 mai 2016 | Phi

Hi-Res Livret Distinctions 5 de Diapason - Choc de Classica - Choc Classica de l'année
Si Igor Stravinsky est une personnalité incontournable du paysage musical du XXe siècle, il serait réducteur de ne l’envisager qu’à travers le prisme de ses oeuvres les plus connues du grand public, telles Le Sacre du printemps ou encore Pétrouchka. C’est donc toujours avec l’envie de partager avec le public un perpétuel besoin d’exploration que Philippe Herreweghe nous invite à la découverte des dernières oeuvres sérielles du compositeur, « sublimes mais exigeantes ». Threni (1957-58) est son oeuvre dodécaphonique la plus longue, ambitieuse et complexe, et probablement l’un des points culminants de cette dernière période créatrice. Une oeuvre comme les Requiem Canticles (1966) va encore plus loin dans son aboutissement : dernier chef-d’oeuvre du compositeur, il semble à lui seul résumer l’évolution de toute une vie, combinant des éléments issus des différentes périodes stylistiques qui ont jalonnées sa carrière – tout en marquant un sommet dans sa quête de spiritualité, de plus en plus importante dans la vie de Stravinski. C’est plutôt tardivement que Stravinski s’est penché sur la musique sacrée : les ouvrages ici présentés par le Collegium Vocal de Gand furent écrites entre 1957 et 1966. Certes, le compositeur semble éviter la « musique religieuse » pure, n’empruntant aux textes que de manière dérobée. Peu d’allusions à la religion de ses ancêtres, le christianisme orthodoxe – qui, par essence, refuse d’ailleurs l’utilisation d’instruments, la musique d’église étant strictement vocale –, Stravinski préfère emprunter au rite catholique romain, aux sources bibliques ; d’ailleurs, tous les textes de ces œuvres sont en latin. C’est là sa musique la plus « pure », dénuée de tout effet, polyphonique à l’extrême, d’une grande difficulté d’exécution car les harmonies, très dépouillées, s’orientent vers une forte dose de dissonance. Des œuvres d’un abord complexe, déroutantes et pourtant si belles dans leur pureté, que l’on n’entend presque jamais en concert. Le Collegium Vocal de Gand les restitue dans une justesse parfaite et dans toute leur transparence. © SM/Qobuz« Threni [...] est à notre sens l’œuvre capitale de la vieillesse de Stravinsky [qui] lui donnait, devant les micros de Sony en 1959, une âpre grandeur, à l‘inverse de la finition plus égale et minitieuse de l’équipe belge. C’est tout l’art de Philippe Herreweghe que de souligner avec un dépouillement extrême l’unité profonde de l’inspiration. [...] Stravinsky considérait Requiem Canticles pour contralto, basses solistes, chœur mixte et orchestre (sans hautbois ni clarinette) comme son testament artistique. Philippe Herreweghe et les siens en traduisent avec autant de ferveur que de puissance expressive les neuf parties, concises mais sérielles comme Threni, et de façon encore plus complexe, jusqu’à l’étonnant Postludium instrumental, avec ses carillons de rêve du célesta, du vibraphone et des cloches-tubes [...] Un album audacieux.» (Diapason, septembre 2016 / Patrick Szersnovicz)

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