Les albums

296 albums triés par Date : du plus récent au moins récent
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Classique - Paru le 19 janvier 2018 | Glossa

Hi-Res Livret
Dans "Clorinda e Tancredi", un programme élaboré autour des voix privilégiées de la soprano Francesca Lombardi Mazzulli et du ténor Luca Dordolo, Marco Mencoboni et Cantar Lontano nous permettent de savourer l’art avec lequel Monteverdi, dans ses oeuvres profanes de la maturité, mit sa musique au service de la parole avec une intensité novatrice inouïe. Cette série de madrigaux – dans le sens le plus ample de la définition de la forme – culmine dans l’interprétation hautement dramatique du Combattimento di Tancredi e Clorinda (avec Luca Dordolo dans le rôle de Testo). Francesca Lombardi Mazzulli – qui brillait dans les récents Alcina de Francesca Caccini et Silla de Handel, chez Glossa – est stupéfiante dans sa version passionnée du Lamento della ninfa, une oeuvre basée sur un ostinato que l’on retrouve dans le fascinant bonus track, Usurpator tiranno de Giovanni Felice Sances. Citons aussi deux des autres oeuvres choisies par le spécialiste de Monteverdi Marco Mencoboni, Ed è pur dunque vero (des Scherzi musicali) et la Lettera amorosa (du Septième Livre des madrigaux) pour représenter ce « choc de l’innovation ». Dans son texte pour le livret de cette nouvelle manifestation de la passion incessante de Glossa pour le Seicento, Pierre Élie Mamou nous offre une interprétation attachante du Combat entre le stile moderno adopté par Monteverdi et les idéals de la Renaissance auxquels Artusi restait fidèle, qui s’exprime avec tant de puissance dans le véritable Combattimento.© Glossa
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Classique - Paru le 19 janvier 2018 | Glossa

Hi-Res Livret
Dans ce CD d’œuvres tardives de Chopin, Late piano works, Edoardo Torbianelli mêle une fois encore la poésie de son art pianistique à la rigueur de ses recherches musicologiques. Aux côtés de l’experte Jeanne Roudet qui signe l’essai contenu dans le livret, Torbianelli affronte d’un regard innovateur la musique composée par Frédéric Chopin au cours de ses quinze dernières années. Dans la collection de la Schola Cantorum Basiliensis comme chez Glossa, Torbianelli avait déjà signé la production Pian e forte. Aujourd’hui, il choisit un grand piano d’Ignace Pleyel pour enregistrer, à la Fondation Royaumont, des œuvres comme la Polonaise-Fantaisie op. 61, la Sonate en si mineur op. 58 ainsi qu’un choix de Mazurkas et de Nocturnes. Par ce programme, Edoardo Torbianelli rapproche Chopin de ses racines polonaises ; avant son exil, le compositeur était en effet à Varsovie à la veille du Soulèvement de Novembre 1830. Au contraire de Berlioz et de Liszt, selon l’essai de cet album, Chopin évitait de s’inspirer directement de la littérature et – encore une fois, à la différence de Liszt – la technique et le style interprétatif de sa musique pour le piano emprunte certains traits au bel canto, descendant de l’art des castrati du XVIIIe siècle et perpétué au XIXe par des chanteurs italiens que Chopin connut à Paris. De ce fait, ses œuvres sont imprégnées d’une qualité vocale que Torbianelli retrouve dans son interprétation pour nous offrir non seulement une façon nouvelle d’aborder le compositeur mais encore une réflexion magistrale sur son génie. © Glossa
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Musique vocale (profane et sacrée) - Paru le 19 janvier 2018 | Glossa

Hi-Res Livret
La musique mystérieuse du madrigaliste Cipriano de Rore a souffert et souffre encore de cette volonté de simplification et de clarification inhérente à notre époque. Loin de sacrifier aux usages du temps, le nouveau disque de Björn Schmelzer et Graindelavoix, toujours hors des sentiers battus, célèbre ce mystère comme étant une source d’illumination ! Dans les projets phonographiques de Graindelavoix pour Glossa, les documents graphiques du livret, ainsi que les textes de Schmelzer époustouflants de culture, font partie intégrante de l’interprétation. Il s’agit ici de reproductions d’Albrecht Dürer et de Hans Mielich, de statues de Melpomène et de Méduse, de la Nuit de Michel-Ange et de l’énigmatique Tazza Farnese que l’auteur connecte avec brio. Ce portrait de l’artiste en chien affamé, imaginé par Schmelzer, intériorise la « fureur divine » de l’artiste renaissant et annonce une oeuvre et une interprétation de haut niveau ! Cipriano de Rore, né à Ronse – près d’Anvers, la ville de Schmelzer – travailla dans toute l’Europe au XVIe siècle et notamment à Ferrare. Marguerite de Parme, fille naturelle de Charles Quint et gouvernante des Pays-Bas, fut probablement sa protectrice à vie. Musicien crucial pour l’évolution du madrigal, Rore ne cessa de modeler son style : le programme de Graindelavoix s’étend de la musique sur l’Orlando furioso de l’Arioste jusqu’aux madrigaux tardifs et plus radicaux. Le disque comprend aussi un pièce à plusieurs voix sur la Plainte de Didon, provenant de l’Énéide de Virgile. © Glossa
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Musique de chambre - Paru le 19 janvier 2018 | Glossa

Hi-Res Livret
Le Baroque napolitain, précisément celui de la première moitié du XVIIIe siècle, fut une époque vibrante et vitale pour la musique instrumentale, comme le démontrent Josetxu Obregón et La Ritirata dans ce nouvel enregistrement de six concertos de ce temps et de ce lieu. L’école napolitaine – qui doit tant à Francesco Provenzale – fleurit grâce aux Francesco Mancini, Nicola Porpora, Nicola Fiorenza, Giovanni Battista Pergolesi et Alessandro Scarlatti, tous réunis dans le cadre de ce nouveau projet édité par Glossa. Les quatre grands conservatoires de la ville formèrent un creuset immensément productif et innovateur, pour les étudiants autant que pour leurs maîtres. Les compositeurs représentés dans cet enregistrement étudièrent et travaillèrent dans ces conservatoires ou à la Chapelle Royale de Naples. Le concerto napolitain avait une structure différente de celle de son homologue vénitien ou vivaldien ; il reflétait aussi l’esprit de compétition féroce qui régnait parmi les solistes, désireux de prouver leur virtuosité. Comme nous avons pu le constater dans un précédent album Glossa, Il Spiritillo Brando, les membres de La Ritirata sont les héritiers idéals de leurs prédécesseurs napolitains, du point de vue du style comme de la technique. Les solistes réunis par Obregón sont des stars du panorama musical espagnol actuel : le violoniste Hiro Kurosaki (dans un concerto de Fiorenza), Tamar Lalo qui joue de la flûte douce (Scarlatti et Mancini), Ignacio Prego et Daniel Oyarzabal au clavecin (Pergolesi) et, bien sûr, Obregón dans les concerts pour violoncelle de Fiorenza et de Porpora.© Glossa
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Classique - Paru le 19 janvier 2018 | Glossa

Livret
Avec ce nouvel album Affetti amorosi, Damien Guillon nous offre un éblouissant bouquet de pièces vocales de Girolamo Frescobaldi, glanées dans ses deux livres d’Arie musicali. Ces arias datant de 1615-1630, alors que Frescobaldi, déjà établi à Rome, était devenu un compositeur culte, permettent une grande liberté expressive dans l’interprétation. Dans cet enregistrement volontairement abondant en contrastes puisqu’il chante l’amour humain autant que divin, le contre-ténor Damien Guillon s’entoure des autres talents vocaux du Banquet Céleste: la soprano Céline Scheen, le ténor Thomas Hobbs et la basse Benoît Arnould. Ce nouvel enregistrement Glossa inclut deux des sonnets spirituels les plus pérennes et émouvants de Frescobaldi, Maddalena alla croce et Ohimè che fur, en plus de Vanne, o carta amorosa, c’est-à-dire, la "lettre amoureuse", l’une des formes vocales les plus aimées du premier Baroque. Les voix sont ici accompagnées par le luth, la harpe, le violoncelle et le clavecin, joués par les membres les plus récurrents du Banquet Céleste. Dans un texte évocateur accompagnant le livret, Pierre Élie Mamou rappelle les caractéristiques vitales de ces musiques du Baroque adolescent qui se cherchent ou se fuient – « ces contraires qui émeuvent grandement notre âme », disait Monteverdi – dans l’étreinte et l’abandon, dans le temps qui passe et le temps qui reste. © Glossa
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Classique - Paru le 6 octobre 2017 | Glossa

Hi-Res Livret
Filippo Mineccia et Raffaele Pe – deux des contre-ténors actuels les plus éblouissants – se rencontrent dans A due alti pour nous proposer un récital enivrant de duettos baroques. L’écoute du disque nous révèle, entre autres, que Handel n’était pas le seul à composer des chefs-d’œuvre pour ce genre qui contenait tout le baroque, ses drames et ses charmes, dans l’intimité d’une miniature. La qualité de ces merveilles se reflète dans l’intérêt croissant du marché discographique (et du public !) pour les autres compositeurs présents dans cet album : Steffani, Bononcini, Caresana et Marcello. L’engouement, à partir de 1680, des cercles aristocratiques pour ces duettos était tel que même les princesses voulant augmenter leur brillance en commandaient ! L’enthousiasme était à son comble surtout en Italie et dans les territoires allemands, où des compositeurs d’opéra comme les rivaux londoniens, Handel et Bononcini, succombèrent à ce genre avec la même passion que certains virulents détracteurs de l’opéra, Benedetto Marcello entre autres. Quelqu’en soit le compositeur, il y réconciliait la sensualité méditerranéenne des lignes vocales avec le goût pour le contrepoint propre à l’Europe du Nord. Avec les voix de Pe et Mineccia, se mêlant ou s’opposant selon les nécessités dramatiques des œuvres, Claudo Cavina imprègne ces musiques de sa sensibilité innée puis façonnée par une expérience exceptionnelle au sein et à la tête de La Venexiana. Stefano Russomanno s’immerge dans l’histoire du duetto vocal et nous offre un essai fascinant pour le livret qui accompagne le chant onctueux des deux contre-ténors. © Glossa
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Classique - Paru le 6 octobre 2017 | Glossa

Hi-Res Livret
Durant un siècle et demi – sous le règne de Louis XIV, Louis XV et Louis XVI – le château de Versailles, ses salles de musique et ses jardins, fut le lieu privilégié où se déroula une séquence extraordinaire de représentations théâtrales, musicales et chorégraphiques. Un "Opéra pour trois rois", dirigé par György Vashegyi, reflète l'héritage de ce temps dans un spectacle opératique qui incorpore des musiques de Lully à Gluck commandées – et parfois même, interprétées – par des rois, leurs reines et leurs amant(e)s ! À côté des pièces célèbres – comme « Tristes apprêts » de Castor et Pollux ou « Forêts paisibles » des Indes galantes, opéra et opéra-ballet de Rameau – ce double album contient des oeuvres magnifiques injustement oubliées (Le Retour du printemps d'Antoine Dauvergne, Les Caractères de la Folie de Bernard de Bury ou Le Pouvoir de l’Amour de Pancrace Royer) qui attendaient cette occasion pour sortir de l'ombre. Ce programme est complété par des extraits d'opéras de Mondonville, de Destouches, de Leclair, de Francoeur et de Rebel. L'un des attraits de ce double album réside dans la qualité de l'interprétation des solistes remarquables, Chantal Santon-Jeffery, Emöke Barath et Thomas Dolié chantant chacun le rôle d'une figure allégorique, et des ensembles dirigés par Vashegyi, le Purcell Choir et l'Orfeo Orchestra. Dans son essai accompagnant le livret, Benoît Dratwicki évoque les différentes atmosphères de cette fête lyrique imaginaire qui réjouissait la résidence des rois de France par des musiques sombres ou brillantes avec leurs arias, duos, symphonies et orages divers. © Glossa
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Opéra - Paru le 1 septembre 2017 | Glossa

Hi-Res Livret
Sébastien d’Hérin et son ensemble Les Nouveaux Caractères ont souhaité redonner à The Fairy Queen, ce magistral semi-opéra (un genre bien anglais, assez proche de la comédie-ballet française d’alors) de 1692, toute sa variété et son exubérance, son impériale stature aussi, qui devaient alors régner. Car la luxuriance, l’opulence, la générosité, voilà bien tout le génie de Purcell. Dans ces conditions, on peut bien évidemment qualifier cet enregistrement de « baroque », dans le sens premier du mot : irrégulier, inattendu, mais c’est précisément ce lot de surprises et de couleurs que revendique haut et fort d’Hérin. Les instruments d’époque idoines, les cordes en boyaux, deux clavecins et un orgue, quelques hautbois champêtres, un basson, deux trompettes et un serpent, un cornet à bouquin, une viole de gambe, un théorbe, une harpe aussi, de nombreuses flûtes, tous ces instruments sont tenus, comme « à l’époque » – par des instrumentistes polyvalents... On entendra bon nombre de percussions, plus ou moins improvisées – encore une fois, comme c’était alors l’usage – puisque la partition initiale reste assez muette sur bien des détails instrumentaux et que l’on sait qu’il était de mise de faire jouer les instrumentistes disponibles à l’instant. Quoi qu’il en soit, cette lecture des Nouveaux Caractères fait la part belle à la spontanéité, à la vivacité, à la (bonne) surprise autant du côté instrumental que du côté des voix, et la pièce de Shakespeare qui sert vaguement d’argument – Le Songe d’une nuit d’été, même si Purcell n’a pas repris un mot de la pièce en question – s’en trouve génialement illustrée. © SM/Qobuz
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Intégrales d'opéra - Paru le 1 septembre 2017 | Glossa

Hi-Res Livret Distinctions 4 étoiles Classica
Aucun opéra de Haendel n’est aussi énigmatique que Silla. Ce quatrième opéra londonien fut composé en 1713 ; et là s’arrête toute certitude sur le sujet ! L’autographe et les partitions manuscrites sont incomplets et nous n’avons pas d’information sur une quelconque représentation contemporaine. Les premiers spécialistes de Haendel tentèrent de trouver une explication et partagèrent finalement l’avis que Silla avait été écrit pour une représentation privée chez le comte de Burlington qui était alors le mécène du compositeur. Puis, en 1969, la découverte d’un glossaire de juin 1713 établit la date possible d’une première représentation. L’inclusion d’une extravagante dédicace au duc D’Aumont, ambassadeur de France récemment nommé, suggère la possibilité d’une représentation organisée par ou pour le duc. Ce qui pourrait expliquer non seulement l’absence d’une traduction anglaise dans le glossaire, fait unique s’agissant des opéras londoniens de Haendel, mais encore la brièveté relative de l’œuvre. Mais certains problèmes demeurent non résolus. D’Aumont étant une personnalité de la vie londonienne, il semble très peu probable qu’une telle initiative ait pu être ignorée par la presse de Londres ou oubliée par D’Aumont dans ses propres écrits. Silla a-t-il été joué en 1713 ? Le verdict ne doit pas encore être rendu. D’autres questions se posent quand il s’agit de l’opéra proprement dit, en particulier sur le choix du sujet. C’est en effet l’un des rares opéras historiques de Haendel concerné par la fin de la vie de Lucius Cornelius Sulla relatée par Plutarque : s’étant emparé de Rome, ce consul devenu despote absolu assassina ses adversaires avant une retraite aussi soudaine qu’invraisemblable dans sa villa de campagne pour se dédier à ses loisirs. Il est difficile d’imaginer que cette trame puisse convenir à un opéra probablement pensé comme une pièce d’occasion commémorative d’un événement quelconque : les spécialistes se sont démenés pour trouver des réponses et certains tentèrent de découvrir un contexte allégorique. Outre le thème, la qualité et le sens du livret ont aussi fait l’objet de critiques virulentes. Elle s’inspire significativement des cantates italiennes de la jeunesse du compositeur et il est intéressant de souligner que, du point de vue du style, la musique remonte dans une certaine mesure à son opéra historique antérieur, Agrippina. Bien que les absurdités du livret en fassent un candidat peu susceptible de recouvrer une place dans le grand répertoire lyrique, Silla contient suffisamment de beautés musicales. Rappelons aussi qu’Haendel tenait son ouvrage en estime suffisante pour en recycler une part considérable dans son opéra suivant, Amadigi di Gaula. © SM/Qobuz
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Musique de chambre - Paru le 1 septembre 2017 | Glossa

Hi-Res Livret Distinctions 5 de Diapason
Avec son nouvel enregistrement dédié aux Fantaisies de Telemann, Paolo Pandolfo continue d’explorer des voies rarement fréquentées par la viole de gambe. Après Kind of Satie, Pandolfo démontre une fois encore sa versatilité – que ce soit dans le cadre du répertoire traditionnel où au-delà. Ici, Pandolfo se plonge dans l’oeuvre innombrable de Georg Philipp Telemann, un compositeur uni par une telle affinité avec la diversité musicale du temps qu’il fut capable d’écrire pour des instruments qu’il ne maîtrisait pas. Comme dans le cas des divers recueils de Fantaisies pour instrument seul qu’il adaptait à la demande du marché d’amateurs florissant à Hambourg. L’une de ces séries de 12 Fantaisies sans accompagnement – pour la viole de gambe – composée vers 1735, que l’on croyait perdue, a été retrouvée très récemment. C’est donc une magnifique occasion pour les gambistes contemporains d’explorer et de revivifier ces oeuvres écrites pour un instrument qui, dans les années 30 du XVIIIe siècle, commençait à décliner. Structurées selon les trois mouvements traditionnels, ces Fantaisies abondent en langages variés, depuis l’écriture contrapontique et les références au style galant jusqu’aux différents reflets des influences françaises et italiennes. Paolo Pandolfo, qui signe un texte incisif dans le livret, a aussi inclus la Sonate en ré majeur (1728) provenant de Der getreue Music-Meister, qui était la seule oeuvre connue de Telemann pour la viole de gambe seule, tandis que le musicologue Peter Wollny aborde, dans son essai, le développement compositionnel de Telemann. © Glossa
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Musique de chambre - Paru le 21 juillet 2017 | Glossa

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Classique - Paru le 7 juillet 2017 | Glossa

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Classique - Paru le 7 juillet 2017 | Glossa

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Musique de chambre - Paru le 7 juillet 2017 | Glossa

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Classique - Paru le 7 juillet 2017 | Glossa

Si les premières influences musicales sur l’œuvre de Giaches [= Jacques] de Wert proviennent de sa Flandre natale – Willaert et de Rore, plus précisément –, sa propre carrière, qui le mena très tôt en Italie qu’il ne quitta plus jamais, a fait de lui un véritable modèle pour Monteverdi, du moins le Monteverdi madrigalesque. Les propres madrigaux de De Wert, au nombre de deux-cent trente, furent édités entre 1558 pour le premier livre, 1595 pour le onzième (paru encore du vivant du compositeur) et même 1608 pour le douzième, posthume, ce qui témoigne de la renommée du compositeur jusqu’outre-tombe. Il faut dire que son écriture madrigalesque mérite plus que largement le détour : il a développé un grand nombre de techniques qui deviendront par la suite les bases même du genre tel que consolidé par les plus grands Italiens puis, au moins une génération plus tard encore, les célèbres Allemands et Français. L’ensemble La Venexiana a sélectionné une douzaine de ces chefs-d’œuvre, parmi les septième, huitième et onzième livres – la grande maturité du compositeur donc – pour nous démontrer d’une part combien ses chanteurs sont de grands madrigalistes, et d’autre part combien De Wert est un évident chaînon manquant entre la fin du Moyen Age et la grande Renaissance, ainsi d’ailleurs qu’entre le genre franco-flamand et le style italien. © SM/Qobuz

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