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Classique - Paru le 25 octobre 2019 | Bru Zane

Hi-Res Livret Distinctions Diapason d'or - Le Choix de France Musique - Choc de Classica
« Voici enfin une intégrale des mélodies de Reynaldo Hahn [...] que le Palazzetto Bru Zane a confiées à Tassis Christoyannis et Jeff Cohen. De Hugo à Verlaine, de Willemetz à Daudet, quatre heures exquises. [...] L'impeccable duo se coule avec aisance dans la veine populaire [...]. Le baryton grec, suivant en cela les préceptes de Hahn, mêle au beau chant un sens aigu de "la parole" qui, "chargée de sentiment et de pensée, communique à la mélodie une signification, lui confère une action directe et précise sur l'esprit et sur le cœur" [...]. (Diapason, janvier 2020 / François Laurent)
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Opéra - Paru le 14 février 2020 | Bru Zane

Hi-Res Livret Distinctions 4F de Télérama - 5 étoiles de Classica
Disparu de la scène depuis 1879, ce sémillant Maître Péronilla a été luxueusement remonté en concert au Théâtre des Champs-Elysées au printemps 2019, à l’occasion du bicentenaire de la naissance de Jacques Offenbach. C’est cette production de la Fondation Bru-Zane, en collaboration avec Radio France pour l’enregistrement, qui est ici publiée. Datant des dernières années d’Offenbach, cette grande opérette hispanisante s’inscrit dans la vogue d’espagnolisme qui déferlait alors sur la France depuis Bizet et Chabrier et qui allait se prolonger avec Debussy et Ravel. Avec son rythme endiablé et ses dialogues signés Offenbach aidé de Nuitter et Ferrier (qui font mouche à tout coup), l’ouvrage mélange allègrement les styles et reprend certaines ficelles qui ont fait la gloire du compositeur, mais avec un raffinement nouveau, qui supplante ainsi le seul esprit bouffe. La rareté de cet ouvrage est due en grande partie à un livret un peu alambiqué. Celui-ci confronte – autour d’un mariage forcé – une vingtaine de personnages issus de trois générations différentes. C’est une très belle équipe de chanteurs qui ressuscite cet opéra-bouffe, que domine l’éblouissante Antoinette Dennefeld dans le rôle de Frimouskino, un jeune clerc à la fois juvénile et tendre. Eric Huchet et Véronique Gens sont au diapason de la truculence et de la joie qui se sont emparées de tous les protagonistes de cette production dirigée par Markus Poschner à la tête de l’Orchestre national et du Chœur de Radio France. © François Hudry / Qobuz« [...] Maître Péronilla exige une distribution nombreuse et tout le mérite de cette production est d’avoir réuni une équipe stylistiquement homogène et musicalement superlative, avec quelques familiers très à l’aise dans le genre comique (Véronique Gens, Chantal Santon-Jeffery, Tassis Christoyannis) et d’autres d’égale qualité (Antoinette Dennefeld, Anaïs Constans, Éric Huchet). Les forces de Radio France sont menées avec dynamisme et raffinement par Markus Poschner. Une belle réussite [...]. (Classica, avril 2020 / Jacques Bonnaure)
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Classique - Paru le 28 août 2020 | Bru Zane

Hi-Res Livret
Créé en 1877 après de nombreuses péripéties, dont le sanglant épisode de la guerre de 1870, Le Timbre d’argent a subi l’habituelle désinvolture des directeurs d’opéras à l’égard des compositeurs et la pression constante d’interprètes dont les exigences étaient souvent égales à leur incompétence artistique. Le livret avait dérouté les amateurs de « grand opéra » avec son histoire rappelant le mythe de Pygmalion, le personnage principal, Conrad, tombant amoureux du portrait de Circé-la-magicienne, incarnée par une ballerine et non par une prima donna. On oscille constamment entre le rêve et le cauchemar dans ce livret qui a permis à Saint-Saëns de se lâcher totalement. Tombé dans l’oubli au lendemain d’une version profondément modifiée représentée en 1914 à Bruxelles, Le Timbre d’argent possède pourtant de beaux atouts que cette première mondiale vient nous révéler sous la direction avisée de François-Xavier Roth à la tête d’une distribution en tous points excellente. Le problème se posait donc du choix de la version à ressusciter, tout d’abord sur la scène de l’Opéra-Comique pour les représentations de 2017, puis pour les sessions d’enregistrement qui ont suivi. C’est finalement l’ultime version réalisée par Saint-Saëns pour le Théâtre de la Monnaie de Bruxelles qui a été choisie par le comité scientifique de la Fondation Bru-Zane pour l’abondance de pages musicales qui ont remplacé les dialogues parlés de la version originale. Plus de cent ans après sa dernière production, cet opéra vient nous donner un nouvel éclairage sur un compositeur trop souvent méprisé et que le XXIe siècle s’applique à reconsidérer. © François Hudry/Qobuz
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Classique - Paru le 10 avril 2020 | Bru Zane

Hi-Res Livret Distinctions Diapason d'or
Avec un dynamisme jamais démenti depuis sa création, le Centre de musique romantique française installé au Palazzetto Bru Zane de Venise continue ses publications d’œuvres françaises inconnues. Cette nouvelle exhumation nous vient de Budapest avec les forces du Purcell Choir et de l’Orfeo Orchestra, sous la direction de György Vashegyi. Il a été réalisé dans une salle de concerts aux dimensions de cathédrale dotée d’une acoustique exceptionnelle, qui donne un sentiment d’espace bienvenu à cette découverte. Si les protagonistes de cet opéra nous sont bien connus – Phèdre, Hippolyte, Thésée et Œnone –, le compositeur l’est beaucoup moins. Méprisé avec hauteur par Berlioz soixante ans après cette création, Jean-Baptiste Moyne (dit Lemoyne) remporta pourtant un véritable triomphe en 1786 avec son opéra Phèdre chanté à l’Opéra (Académie royale de musique) par les meilleurs chanteurs de son temps. Comparé alors aux chefs-d’œuvre de Gluck, cet opéra méritait de sortir de l’ombre grâce à des qualités mélodiques et théâtrales indéniables. Né en Dordogne, Lemoyne avait étudié à Berlin avant de devenir second maître de musique de Frédéric le Grand, roi de Prusse et protecteur des arts. De retour en France, il dut se battre contre des cabales bien parisiennes, pris en tenaille entre les gluckistes et les piccinistes, dont la fameuse querelle n’était pas encore éteinte. Phèdre fut un des grands succès de la fin de l’Ancien Régime au point de survivre jusqu’au début du XIXe siècle puis de tomber dans l’oubli jusqu’au début du nôtre. À la tête d’un des rares ensembles hongrois consacrés à la musique ancienne sur instruments d’époque, le fougueux et francophile György Vashegyi fait vivre à merveille toute l’intensité dramatique de cette partition avec un excellent quatuor de solistes internationaux. Une recréation qui met toutes les chances de son côté pour une résurrection réussie. © François Hudry/Qobuz
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Classique - Paru le 23 août 2019 | Bru Zane

Hi-Res Livret Distinctions 5 de Diapason - 4F de Télérama
Goethe et Faust ont touché l’Europe entière, la France découvrant l’ouvrage dans la traduction de Gérard de Nerval. Gounod s’attelle au travail d’adaptation musicale vers 1850. Sa partition mêle étroitement les dimensions religieuse et fantastique, offrant des ressorts dramatiques spectaculaires.Les représentations commencent au Théâtre-Lyrique en 1859 et infligent à la partition de nombreuses modifications. Ainsi va le monde du théâtre et de l’opéra en ce temps-là : l’œuvre n’est pas un monument intouchable. On réécrit, on coupe au gré de la réception de l’œuvre. En particulier, les scènes parlées sont remplacées par des récitatifs, affaiblissant la charge humoristique de ce Faust français, et on ajoute un ballet pour permettre à l’œuvre d’entrer au répertoire de l’Opéra de Paris, comme l’exigent les codes du genre sur cette scène. Dans la fosse, l’équipe des Talens Lyriques redonne vie à la première mouture de la partition, soutenue par le Centre de musique romantique française, alias Palazzetto Bru Zane. Hélas, le dernier acte, « purgé d’un bon nombre d’horreurs » comme s’en réjouit la presse à la reprise de l’œuvre en 1859, n’a pu retrouver ses contours originels, définitivement perdus. Mais on entend de nombreux numéros inédits : le trio de Siebel, Wagner et Faust (À l’étude, ô mon maître), l’air de Méphistophélès (Maître Scarabée) qui remplace le fameux Veau d’or, la romance de Siebel (Versez vos chagrins dans mon âme), le chœur des Sorcières Un, deux et trois et sept mélodrames symphoniques dont l’orchestration incomplète ou manquante a été restituée pour l’occasion.Ces passages témoignent de la variété des épisodes du long poème de Goethe, à la fois humoristique, métaphysique et mythologique. Gounod y met en avant la trame amoureuse tissée autour de la pieuse Marguerite, incarnée ici par une Véronique Gens sublime… et pas si naïve. À entendre le Faust magnifique que campe Benjamin Bernheim, on comprend pourquoi Marguerite a succombé à ses charmes. Jean-Sébastien Bou ne dépare pas dans ce paysage vocal, ni le Chœur de la Radio flamande. La diction parfaite de tous ces musiciens est à ravir.Christophe Rousset a mis l’énergie du théâtre baroque au service d’une partition qui tire tout le profit d’une approche historique. Enrichie des pages écartées par l’institution du XIXe siècle, l’œuvre, qui tient du grand opéra autant que de l’opéra-comique, retrouve son intégrité bigarrée. L’alternance des scènes parlées et chantées active ponctuellement une veine légère, voire franchement comique. Cet enregistrement dépasse donc la nécessité archéologique et nous comble sur tous les plans. © Elsa Siffert/Qobuz
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Classique - Paru le 23 octobre 2020 | Bru Zane

Hi-Res Livret
« Pour écrire ça, il faut être un poète », confie Massenet à Reynaldo Hahn en lisant la partition de L'Île du rêve. Composé alors que le jeune homme n'a pas encore dix-huit ans, ce « lever de rideau » possède déjà les qualités des grandes oeuvres de l'époque. S'y révèlent les talents de coloriste d'un Bizet, les élans passionnés d'un Massenet et même l'originalité prosodique du premier Debussy. L'intrigue narre les amours d'un officier français pour une jeune Polynésienne qu'il devra abandonner. Ce sujet - également mis en musique par Puccini (Madame Butterfly) et Delibes (Lakmé) - est envisagé d'une manière quasi symboliste : au romantisme de la musique s'oppose un traitement contemplatif et introspectif de la narration. C'est là que brille particulièrement Reynaldo Hahn : dès les premières mesures (Hymne à Bora-Bora), dans les diverses situations amoureuses entre Loti et Mahénu (notamment le duo « Restons encore les paupières mi-closes ») et jusque dans le prélude néo-haendélien de l'Acte II. © Bru Zane
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Classique - Paru le 22 mars 2019 | Bru Zane

Hi-Res Livret
« Ouvrage sublime » selon Hector Berlioz, cette Olimpie (selon l’orthographe de l’époque) de Spontini, que son auteur considérait en effet comme sa meilleure oeuvre, n’eût aucun succès lors de sa création parisienne. Écrite d’après une tragédie mineure de Voltaire, elle semblait mort-née et démodée avant même de recevoir les feux de la scène en 1819. L’opéra eut une meilleure fortune deux années plus tard à Berlin dans une adaptation traduite, et largement réécrite, par E.T.A. Hoffmann, qui en modifia la fin tragique pour faire ce qu’on appellerait aujourd’hui un « happy end ». Revenue à l’affiche à Paris en 1826, elle ne connut que peu de représentations au grand dam de Berlioz. Joué sporadiquement en Allemagne, l’ouvrage devait tomber dans l’oubli jusqu’à sa redécouverte dans les années 1950, dans une version italienne présentée à Florence avec La Tebaldi. Olimpie ne figure pas pour autant au répertoire courant des maisons d’opéra. Alternant les effets du grand spectacle à un langage souvent très raffiné, cette Olimpie renferme des pages splendides, et pose de grands problèmes de mise en scène. La partition complète de la création parisienne de 1819 étant introuvable, c’est la dernière mouture de 1826 qui est présentée ici par Jérémie Rohrer dans une nouvelle édition critique, préparée par Federico Agostinelli, qui tient compte à la fois des sources imprimées et du manuscrit autographe de la partition. Le présent album suit cette nouvelle version critique à l’exception de deux coupures pratiquées aux Actes I et III. Réalisé en 2016 juste avant le concert donné au Théâtre des Champs-Elysées à Paris, cet enregistrement de studio très soigné a bénéficié de la splendide acoustique de la Philharmonie de Paris, avec d’excellents solistes emmenés avec toute l’énergie et l’imagination de Jérémie Rohrer. C’est donc une résurrection parfaitement réussie, que l’on doit – une fois de plus – à la Fondation Bru Zane de Venise. © François Hudry/Qobuz
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Classique - Paru le 14 juin 2019 | Bru Zane

Hi-Res Livret Distinctions 5 de Diapason
C’est avec La Périchole de Jacques Offenbach que Marc Minkowski ouvrait la saison 2018-2019 de l’Opéra de Bordeaux dont il est le directeur depuis 2016. Présentée en collaboration avec la Fondation Bru-Zane, cette nouvelle production a été enregistrée lors de trois soirées. Elle est maintenant présentée sur le présent album. Créé dans l’indifférence à Paris en 1868, La Périchole a subi un profond remaniement par son auteur en 1874. Cette seconde mouture, moins grinçante que la précédente, annonce une nouvelle esthétique qui fera triompher Charles Lecocq entre autres. Connaissant parfaitement ces deux versions qu’il a dirigées, Marc Minkowski a réalisé, en quelque sorte, La Périchole de ses rêves pour cette nouvelle production bordelaise en se fondant sur l’efficacité comique de la première version, tout en ajoutant les meilleurs passages de la révision radicale de 1874. Dans la fosse du Grand Théâtre de Bordeaux, il dirige « ses » Musiciens du Louvre avec la verve énergique qu’on lui connaît, mais aussi avec délicatesse et poésie. Quant au plateau, il est tout simplement splendide, des personnages principaux jusqu’aux rôles secondaires tenus avec beaucoup d’esprit. Mentionnons particulièrement le rôle-titre tenu par Aude Extrémo avec un bel abattage comique et une grande tenue vocale, ou encore Julie Pasturaud (Berginella/Frasquinella), Stanislas de Berbeyrac (Piquillo), sans oublier Eric Huchet (Don Miguel) et Marc Mauillon (Don Pedro). On écoutera donc avec plaisir la trace sonore de ce mémorable spectacle, dont la mise en scène a été sévèrement conspuée par une presse unanime. © François Hudry/Qobuz
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Classique - Paru le 8 novembre 2019 | Bru Zane

Hi-Res Livret Distinctions 5 de Diapason
La musique française oubliée refait surface depuis quelques années grâce à l’initiative et aux publications du Palazzetto Bru Zane auquel la France doit une fière chandelle. Sans elle, personne n’aurait pu soupçonner l’existence de compositeurs de talent gravitant autour d’un Berlioz, d’un Debussy ou d’un Ravel. Ce nouveau volume monographique de la collection Portraits comprend de la musique de chambre, chorale et symphonique de Fernand de La Tombelle (1854-1928), compositeur et organiste parisien qui participa à la fondation de la Schola Cantorum de Paris aux côtés de Vincent d’Indy. On lui doit un vaste catalogue épousant tous les genres à l’exception notable de l’opéra. Cet aristocrate cultivé, originaire de la Thiérache par son père et de la Dordogne par sa mère, était un humaniste se passionnant également pour la poésie, le folklore, la photographie et l’astronomie. L’ardent chef de chœur et d’orchestre Hervé Niquet se dévoue sans compter pour de telles exhumations. On lui doit des interprétations pleines de tension dramatique, à la tête de l’excellent Brussels Philharmonic, dans le premier volet de cet album, comprenant la Fantaisie pour piano et orchestre (Hannes Minnaar au piano), lorgnant du côté de Liszt et de Saint-Saëns, et deux suites pour orchestre, Impressions matinales et Livre d’images, dans une veine ouverte par Jules Massenet. Dans le deuxième volume consacré à la musique de chambre, on découvrira une étonnante Sonate pour trois violoncelles (François Salque, Hermine Horiot, Adrien Bellom) où plane le souvenir de Fauré (Andantino) et de Peer Gynt (Lento), le chef-d’œuvre de Grieg qui marqua beaucoup les esprits. Le Quatuor avec piano (I Giardini) et la Sonate pour violoncelle (Emmanuelle Bertrand et Pascal Amoyel) viennent compléter ce portrait auquel viennent s’ajouter des mélodies (Yann Beuron et Jeff Cohen) et des pièces chorales (Flemish Radio Choir). Une pièce à conviction de plus pour témoigner de la richesse et de la diversité de la création française. © François Hudry/Qobuz
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Classique - Paru le 1 juillet 2014 | Bru Zane

Hi-Res Livret
Achevé en 1791, Adrien connaîtra une carrière bien mouvementée avant sa création à l’Opéra de Paris en 1799. Les régimes politiques successifs y virent en effet trop à redire pour autoriser la représentation de l’ouvrage : craignant un scandale, le comité de censure s’attacha notamment à condamner la valeur (a)morale de certains personnages (en particulier celui d’Adrien, tantôt jugé trop faible, tantôt considéré comme outrageusement despotique). Entre la date d’achèvement et celle de la première représentation, Méhul opéra de nombreux changements, dont tous ne sont pas le seul fruit des condamnations de la censure : le jeune compositeur avait affermi son style et acquis – aux côtés de ses collègues (ou concurrents) Lesueur ou Cherubini – un savoir-faire dans le style noble et pathétique qui était la marque de fabrique du Théâtre Favart pendant la période révolutionnaire. Car c’est là que, refusé à l’Opéra, Méhul prit son mal en patience et produisit consécutivement de nombreux chefs-d’œuvre. Adrien, dans sa version remaniée (qui est celle enregistrée ici), commence par une ouverture éclatante empruntée à un ouvrage antérieur, l’opéra Horatius Coclès de 1794. Le public d’aujourd’hui sera peut être un peu troublé par l’ampleur des récitatifs liminaires, la plupart composés dans un style « sec », c’est-à-dire rythmés par de simples accords d’orchestre et non pas de phrases très développées. Mais l’époque est alors à la recherche de voies nouvelles pour moderniser la déclamation théâtrale, en même temps que nombre de critiques et qu’une partie du public s’insurgent contre une écriture musicale qui pousse le chanteur à brailler pour se faire entendre face à l’orchestre. Méhul opte clairement pour un dégagement de la ligne vocale, moins inféodée aux instruments. L’avantage du récit « sec » étant aussi de confier une plus grande liberté aux chanteurs qui peuvent déclamer leur texte avec plus de subtilité. Tour à tour les personnages centraux profiteront de cette liberté pour insister – par des silences ou un rubato « à volonté » – sur des sous-entendus, ou se faire plus ironiques qu’ils ne l’auraient pu autrement. Mais une fois le drame une fois noué, les airs, duos et ensembles approfondissent plus finement la psychologie des personnages, en musique, avec nombreux effets orchestraux tout à fait stupéfiants. Dans sa frénésie, l’écriture instrumentale va bien au-delà de celle des tempêtes de l’époque baroque. Découvrez cet ouvrage rare sans hésiter, ici enregistré avec un plateau de chanteurs appartenant pour la plupart à la jeune relève française, et les excellents Orfeo Orchestra et Purcell choir basés… à Budapest. © SM/Qobuz
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Intégrales d'opéra - Paru le 14 septembre 2018 | Bru Zane

Hi-Res Livret Distinctions Diapason d'or - Choc de Classica
Qui dit Gounod dit Faust, Roméo et Juliette ou Mireille. Dorénavant, il conviendra aussi de dire Le Tribut de Zamora. C’est en effet là l’ultime œuvre scénique du compositeur alors au sommet de sa gloire : on est en 1881, l’œuvre est créée à l’Opéra de Paris avec grand succès, puis… elle disparaît totalement de l’affiche. Il faut avouer que le traitement musical reste ancré « dans le passé » de Gounod, alors qu’autour de lui, Wagner et Verdi occupent largement le terrain, sans parler de Massenet ou Bizet. Et pourtant, cette partition recèle bien des beautés, des thèmes d’une ampleur et d’un lyrisme sans égal, même si elle poursuit le modèle des « numéros » alors que la tendance – surtout allemande, il est vrai, l’Italie attendant encore un brin – est désormais aux œuvres conduites de bout en bout, sans découpage, alors si Gounod avait voulu faire de l’anti-Wagner, il n’aurait pas agi autrement ! Hervé Niquet mène un plateau très international (assez peu français, hélas, sauf pour les petits rôles) à la tête de l’Orchestre et du Chœur de la Radio de Munich. Espérons que cette première discographique saura inciter quelques directeurs de scènes françaises à se saisir de ce Tribut, évidente perle du répertoire français de la fin du XIXe siècle. © SM/Qobuz
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Opéra - Paru le 1 janvier 2013 | Bru Zane

Hi-Res Livret Distinctions Diapason d'or - Diapason découverte - Grand Prix de l'Académie Charles Cros - Choc de Classica - Hi-Res Audio
En 1891, l’insaisissable Jules Massenet désarçonne à nouveau la critique : lui que le succès de Manon (1884) semblait destiner désormais aux demi-teintes de l’opéra-comique renoue avec le grand opéra romantique, dans la veine d’Hérodiade et du Roi de Lahore. Une veine exotique (un Iran fantasmé), des épisodes fantastiques, un amour sublimé par la religion sont autant d’éléments suggestifs qui font du Mage un ouvrage composite et varié, mais avant tout l’apothéose du lyrisme français à l’heure des querelles wagnériennes… Le Palazzetto Bru Zane prolonge l'année Massenet (2012) avec cette publication qui fait suite aux représentations de l'oeuvre à l'Opéra-Théâtre de Saint-Etienne à l'occasion de la 11è biennale Massenet. Une partition qui recèle de véritables trésors, restituée par le Choeur Lyrique & Orchestre Symphonique de Saint-Etienne sous la direction du grand défenseur de la musique française Laurent Campellone, avec un plateau hors-pair : Luca Lombardo (Zarâstra), Catherine Hunold (Anahita), Kate Aldrich (Vardeha), Jean-François Lapointe (Amrou) ... Une redécouverte majeure !
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Opéra - Paru le 11 janvier 2019 | Bru Zane

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Elégance pimpante, imagination débordante, harmonies d’apparence aisée et pourtant si raffinées et complexes, lignes mélodiques mémorables, voilà tout Messager, et Les P’tites Michu de 1898 n’y dérogent pas. Le compositeur et son librettiste se placent dans la lignée des grands opéras-comiques des décennies précédentes, tout en laissant le sujet évoluer dans le monde « de tous les jours » – comme Madame Angot, comme Mam’zelle Nitouche –, proche de la vie et l’esprit des auditeurs, décidés à se divertir en beauté. Ce nouvel enregistrement, signé de la compagnie Les Brigands, réunit un superbe plateau de la grande relève française ; on insiste un soupçon sur « français », car ce genre d’œuvres ne tolère guère des élocutions par trop exotiques, ni dans les nombreux et pétillants dialogues, ni dans les parties chantées où l’action ne s’arrête jamais, de sorte qu’il faut tout comprendre. Grâce soit rendue au Palazzetto Bru Zane d’avoir permis que soit remis à l’honneur ce grand chef-d’œuvre de l’opérette à la française – car il n’a de p’tit que le titre ! –, dont il n’existait jusqu’alors qu’un seul enregistrement intégral, réalisé par l’ORTF en 1953. © SM/Qobuz
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Classique - Paru le 22 janvier 2016 | Bru Zane

Hi-Res Livret Distinctions 5 de Diapason - 4 étoiles Classica
« À l'instar des femmes peintres, les compositrices furent des audacieuses, d'Ethel Smith à Lili Boulanger en passant par Rebecca Clarke ou Augusta Holmès. Marie Jaëll (1846-1925) ne fait pas exception. Trois CD la mettent aujourd'hui à l'honneur dans un disque foisonnant. [...] Le portrait sera complet lorsque le Palazzetto Bru Zane osera monter son grand opéra, Runéa, mais on se fait ici déjà une idée du temps que l'on a perdu à ne pas connaître sa musique.» (Diapason, mars 2016 / Jean-Charles Hoffelé)« [...] Le Palazzetto Bru Zane, pour cette résurrection, a mis les petits plats dans les grands : six (!) pianistes, tous excellents, parmi lesquels on épinglera un Romain Descharmes particulièrement adroit à faire vrombir les graves du Concerto n° 1, un violoncelliste au jeu irréprochable, deux orchestres (Bruxelles et Lille) au mieux de leur forme, et une soprano, Chantal Santon-Jeffery, qui allie poids des mots et sens de la ligne. La présentation, très fouillée, s'enrichit de textes signés Marie Jaëll elle-même, qui témoignent de toute la profondeur de sa réflexion sur l'art. » (Classica, mars 2016 / Dominique Joucken)Quasi-exacte contemporaine de Fauré, Marie Jaëll (1846–1925) laissa à la postérité non seulement de nombreux ouvrages pédagogiques qui font encore autorité de nos jours, mais aussi une bonne centaine d’œuvres en tout genre, car elle était avait tout compositrice – à une époque où le mot « compositeur » n’existait encore qu’au masculin. Très engagée dès sa jeunesse, aux côtés de son mari le pianiste Alfred Jaell, à la promotion de la musique contemporaine – germanique dans un premier temps : Brahms, Liszt, Wagner, normal, elle étudia d’abord en Allemagne, côtoya Liszt, épousa un Autrichien… – elle se sentit bientôt à l’étroit dans le seul monde de l’exécution, et comprit rapidement qu’elle en avait à dire, elle aussi. On pourra ici entendre une somptueuse sélection de sa musique dans (presque) tous les domaines qu’elle a abordés. Deux Concertos pour piano, le Premier de 1877 dédié à Saint-Saëns, le Second de 1884 dédié à Ernest Reyer ; le somptueux et très aventureux cycle de mélodies avec orchestre La Danse des ours de 1879 dans lequel Jaëll déploie une somptueuse science de l’orchestre qui s’approche autant du futur Debussy que du contemporain Wagner ; le superbement lyrique Concerto pour violoncelle ; des pièces pour piano ; voilà ce que vous pourrez découvrir dans ce triple album bourré de surprises et de chocs, car en vérité, Marie Jaëll mérite mille fois de figurer aux côtés de nombre de compositeurs du dernier tiers du XIXe siècle (elle ne composa plus guère au-delà de 1900), dont beaucoup – et combien plus célèbres – ne lui arrivent pas à la cheville. Espérons que bientôt l’on pourra enfin entendre son opéra Runéa certes inachevé, mais sans aucun doute d’un intérêt majeur. © SM/Qobuz
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Intégrales d'opéra - Paru le 11 mai 2018 | Bru Zane

Hi-Res Livret Distinctions 5 de Diapason - 3F de Télérama - Gramophone Editor's Choice - Choc de Classica
Cette Reine de Chypre de Fromental Halévy n’est sans doute pas l’opéra d’impérial génie injustement négligé que la planète lyrique ébahie attendait depuis cent cinquante ans… Mais il serait bien dommage de s’en priver quand même, surtout lorsque servi par un tel plateau, rassemblant Véronique Gens, Cyrille Dubois et Etienne Dupuis en tête. La partition, d’ailleurs, comporte mille merveilles vocales, des ensembles de grande originalité, mais l’orchestration n'est guère plus aventureuse que celle d’un ouvrage de belcanto italien de la même époque. La richesse mélodique, elle, fut soulignée dans l’article paru dans la Revue et gazette musicale d’avril 1842 : « C'est dans la Reine de Chypre que la nouvelle manière d’Halévy s'est manifestée avec le plus d'éclat et de succès. J’ai eu occasion d’exposer les conditions auxquelles, selon moi, est soumise la production d’un bon opéra, en indiquant les obstacles qui s'opposent à ce que ces conditions soient remplies complètement et en même temps par le poëte et par le compositeur. Quand ces conditions se réalisent, c'est un événement d'une haute importance pour le monde artistique. Or, dans ce cas-ci, toutes les circonstances se sont réunies pour amener la création d'une œuvre qui, même aux yeux de la critique la plus sévère, se distingue par toutes les qualités qui constituent un bon opéra. (…) Le compositeur a mis tout ce que son art a de plus enchanteur dans le duo où ils exhalent les sentiments qui les enivrent. Le fond sombre sur lequel se dessinent ces deux charmantes figures apparaît même à travers ces chants si brillants et si éclatants de bonheur comme un nuage sinistre, et leur communique un caractère particulier d’intérêt mélancolique. Rien n’égale en noblesse et en grâce la magnifique mélodie de la dernière partie de ce duo. » L’article se poursuit ainsi, des plus admiratifs. Le signataire ? Un certain Richard Wagner… Cette nouvelle édition de Volker Tosta de La Reine de Chypre s’appuie sur la réduction pour voix et piano de l’éditeur Maurice Schlesinger, révisée par Wagner et supervisée par Halévy lui-même, ainsi que sur la partition d’orchestre, plus courte, du même éditeur également supervisée par le compositeur, dont les parties manquantes ont été retrouvées dans le manuscrit de la Bibliothèque-Musée de l’Opéra. À partir de passages primitifs (écartés ou non publiés) découverts dans ce manuscrit (dont il manque des pages), alors qu’ils étaient parfaitement interprétables, Tosta a reconstruit une version plus complète, que voici, à partir des différentes variantes existantes. © SM/Qobuz« [...] Si on regrette la disparition de tous les ballets, on salue une interprétation remarquable, portée par la direction précise et généreuse d'Hervé Niquet. [...] Cet enregistrement s'impose comme une très agréable découverte et une importante contribution à la discographie de l'opéra français du XIXe siècle.» (Classica, septembre 2018 / Damien Colas)« [...] L'œuvre abonde en subtilités poétiques [...] Hervé Niquet fait entendre ici un grand tact dans la conduite orchestrale (en particulier dans le rapport des instruments avec les voix). [...] Même si ce drame historique n'a pas la puissance théâtrale de La Juive, on se délecte d'une invention musicale qui, avant le sublime décanté du dernier acte, offre tant de séquences séduisantes [...] » (Diapason, juillet-août 2018 / Jean-Philippe Grosperrin)
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Opéra - Paru le 23 août 2017 | Bru Zane

Hi-Res Livret Distinctions 5 de Diapason - Gramophone Editor's Choice
Chaque parution de la collection "Portraits" est consacré à un compositeur français aujourd’hui oublié. Il présente, en associant le talent de nombreux artistes, un panorama musical varié de son œuvre. Le portrait de Félicien David se propose de compléter la discographie déjà disponible par des premiers enregistrements mondiaux d’ouvrages importants du compositeur. Il révèle toutes les facettes de ce chantre de l'exotisme, véritable Delacroix de son art. Félicien David a longtemps été exclu de l'histoire de la musique française, si ce n'est pour la mention du succès fulgurant de son ode-symphonie Le Désert (1844). Co-inventeur — avec Berlioz — de ce genre musical faisant une large place à la déclamation parlée, il est aussi l'un des premiers compositeurs romantiques à voyager longuement en Orient. Symphoniste classique, auteur de quatuors et de trios d'inspiration germanique, il s'est également illustré dans le genre du grand opéra avec Herculanum (1859). On découvrira notamment une partie de son catalogue symphonique, en particulier la Symphonie n°3 et l’ouverture de son opéra-comique La Perle du Brésil, œuvre qui lança véritablement le compositeur dans la carrière lyrique. Mais c’est surtout le Christophe Colomb de 1847, qu'on découvre pour la première fois, qui est à signaler car cette ode-symphonie avec récitant prolonge ambitieusement le succès du Désert, donné au Théâtre-Italien quelques années auparavant. Cet album n’oublie pas, néanmoins, que Félicien David fut aussi un homme de salon apprécié pour sa musique intimiste et en particulier ses mélodies. On pourra ainsi découvrir des extraits des Mélodies orientales pour piano seul, un choix de romances dans le style des années 1840 et les très rares motets de jeunesse pour chœur aux effectifs variés. Le point d’orgue de ce portrait réside dans l’exhumation du Jugement dernier, final prévu pour l’apothéose de l’opéra Herculanum mais finalement retranché avant la création et jamais publié depuis. © Ediciones Singulares« [...] ce « Portrait » assorti d’une brassée de textes éclairants offre une approche aussi complète que complémentaire. Ainsi les sept romances enregistrées ici, qui manquaient au florilège gravé par Tassis Christoyannis, offrent le meilleur — Tristesse de l’Odalisque et Le Jour des morts sur des poèmes de Gautier et Lamartine — le plus mièvre avec Le Ramier ou Eoline, et, aux côtés de l’orientale Egyptienne et du vibrant Cri de Charité, le trivial Rhin Allemand (Musset) aux allures de pas redoublé, coiffé d’un âpre contre-ré de poitrine par Cyrille Dubois dont la rare voix de ténor à la française déploie, par ailleurs, son charme et son éloquence. [...] Même contraste, dans l’éventail de pièces pour piano réveillées par les doigts légers de Jonas Vitaud [...] Christophe Colomb créé en 1847 au Conservatoire, est coulé dans le moule du Désert. Cette ode-symphonie évoque, au fil de ses quatre volets, l’ardeur et les affres du Départ, les mystères de la Nuit des tropiques où les sirènes tentent les matelots avant que les flots ne se déchaînent, La Révolte de l’équipage immobilisé en pleine mer puis l’arrivée pacifique dans Le Nouveau Monde. On retiendra la magie orchestrale des introductions ou de la tempête, ciselées par la direction attentive de François-Xavier Roth [...] et l'entrain de certains chœurs. [...] Pôle d'attraction de ce "Portrait", dont il remplit le premier CD, Christophe Colomb s'incline, en termes d'intérêt soutenu, devant l'Ouverture leste et colorée de La Perle du Brésil ou l'impressionnant Jugement dernier [...] dont il aura été le sommet : la progression implacable de cette marche funèbre inédite est magistralement ménagée par Hervé Niquet. [...] » (Diapason, novembre 2017 / Gérard Condé)
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Intégrales d'opéra - Paru le 12 mai 2017 | Bru Zane

Hi-Res Livret Distinctions Diapason d'or - 4 étoiles Classica
« Joyau d'une troupe bien rodée, Véronique Gens ressuscite la courtisane italienne du XVI siècle dont Saint-Saëns peignait en 1887 les amours tragiques. La dame se meurt secrètement d'amour pour le jeune Sabatino, qui lui préfère la fraîche et vertueuse Angiola. L'accueil est tiède, la critique reprochant à Saint-Saëns le "symphoniste", le "wagnérien", de donner la prééminence à l'orchestre [...] Si le compositeur fignole le pittoresque de sa toile de fond [...], il entend d'abord "éclairer les dessous du drame". Car Saint-Saëns, loin de négliger les voix, tient au caractère de ses personnages, sa correspondance n'en fait pas mystère. [...] les forces de la Radio de Munich, guidées par Ulf Schirmer, s'en tirent bien. [...] la diction et la tenue générale sont admirables. Et le Chœur de la Radio flamande illumine la scène des pèlerins, joyau de la partition [...] » (Diapason, juillet-août 2017 / François Laurent)« [...] Proserpine eut le malheur d'être créée à l'Opéra-Comique deux mois avant l'incendie qui détruisit la salle en 1887. Tout le matériel et les décors disparurent et l'ouvrage ne fut remonté qu'en 1899 mais ne fit pas carrière. La musique est pourtant extrêmement bien composée, d'un certain modernisme, ce qui la fit taxer de "wagnérisme", ce qui est très abusif. [...] Véronique Gens, comme à son habitude, pratique un chant de grande classe, d'un style toujours châtié jusque dans les scènes les plus violentes. La mezzo-soprano Marie-Adeline Henry est une heureuse découverte en Angiola, un rôle plutôt pâle auquel elle confère une présence certaine. [...] Comme dans Cinq Mars de Gounod, publié l'an dernier par le même éditeur, le travail d'Ulf Schirmer est parfait d'équilibre et de délicatesse.» (Classica, juin 2017 / Cristiana Prerio)
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Opéra - Paru le 1 janvier 2013 | Bru Zane

Hi-Res Livret Distinctions Diapason d'or - Révérence de l'Avant-Scène Opéra - 4 étoiles Classica - Hi-Res Audio
Compositeur au style sans cesse renouvelé, Jules Massenet se tourna, à la fin de sa vie, vers des formes d’expression expérimentales qui étonnent encore aujourd’hui. Mêlant un goût prononcé pour le XVIIIe siècle finissant (qu’on rencontre déjà dans Manon et Werther) aux recherches toutes modernes sur le naturalisme opératique, Thérèse (1907) concilie immédiateté du discours dramatique et lyrisme des inflexions sentimentales. La force du sujet – poignant – s’en trouve ainsi décuplée. Une distribution vocale de rêve : Nora Gubisch (Thérèse), Charles Castronovo, Etienne Dupuis, François Lis, avec l'orchestre de l'Opéra de Montepllier sous la baguette d'Alain Altinoglu... Un évènement !
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Classique - Paru le 20 novembre 2015 | Bru Zane

Hi-Res Livret Distinctions Diapason d'or - Gramophone Editor's Choice - Qobuzissime
1886, 1887, 1888 : trois années de suite, Paul Dukas se brûlera les doigts à l’aventure du Prix de Rome, ne réussissant qu’à décrocher un Second prix en 1888 avec la cantate Velléda. L’année suivante, il tentait sa chance avec Sémélé, mais ne reçut pas même un lot de consolation ; les deux cantates sont ici données dans leur intégralité. Ironie de l’Histoire, où l’on voit que bien souvent les doctes académies se trompent lourdement sur le cours des choses. Car qui se souvient encore des Premiers Prix de cette époque, Gedalge ou Erlanger par exemple ? Cet enregistrement nous propose également les chœurs écrits pour le « premier tour » du concours, ainsi que l’ouverture Polyeucte qui correspond, sujet y compris, à ce qu’aurait dû être son envoi Rome s’il avait remporté le prix. Presque une mini-symphonie dans laquelle se trouve déjà le grand Dukas. © SM/Qobuz« Sous la conduite ardente d'Hervé Niquet, cette moisson d'inédits bénéficie de l'engagement de jeunes talents soucieux de la prononciation et du style.» (Diapason, décembre 2015 / Gérard Condé)
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Classique - Paru le 8 septembre 2015 | Bru Zane

Hi-Res Livret Distinctions 4F de Télérama - Choc de Classica
Si Félicien David doit sa notoriété au succès de l'ode-symphonie Le Désert (1844), c'est avec Herculanum (1859) qu'il entre dans le cénacle des compositeurs joués à l'Opéra de Paris. Cet ouvrage ambitieux lui vaudra en partie la Légion d'honneur et lui ouvrira les portes de l'Opéra-Comique et de l'Institut de France. Loin des volutes orientalisantes de ses partitions antérieures, Herculanum s'impose par la solidité de sa facture (vastes scènes au dramatisme soutenu), la diversité de son style, où perce l'influence de Verdi, et la variété de sa vocalité (présence d'un contralto colorature à la manière de Rossini). L'ouvrage sollicite également la veine du fantastique, très prisée depuis La Dame blanche de Boieldieu (1825) et Robert le Diable de Meyerbeer (1831). Mais ici, le surnaturel est mis au service d'un mysticisme ouvertement affirmé : la mise en scène de l'éruption du Vésuve permet à l'auteur d'offrir au public un spectacle grandiose et moral, présentant la décadence du monde antique et faisant la promotion du christianisme. © Qobuz« Une première mondiale au disque et une distribution idéale pour ce grand opéra à la française. [...] La partition, selon le compte-rendu de l'exigeant Berlioz, " contient une foule de belles choses ". [...] Cette équipe chante avec une telle perfection et une telle diction française qu'on rend les armes. Hervé Niquet est à son affaire dans ce type de musique, qu'il ressuscite avec feu, assumant pleinement le côté "péplum" de l'opéra. Félicien David est de retour dans l'histoire de la musique : merci au Palazzetto Bru Zane.» (Classica, décembre 2015 / Dominique Joucken)