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Classique - Paru le 28 août 2020 | Bru Zane

Hi-Res Livret
Créé en 1877 après de nombreuses péripéties, dont le sanglant épisode de la guerre de 1870, Le Timbre d’argent a subi l’habituelle désinvolture des directeurs d’opéras à l’égard des compositeurs et la pression constante d’interprètes dont les exigences étaient souvent égales à leur incompétence artistique. Le livret avait dérouté les amateurs de « grand opéra » avec son histoire rappelant le mythe de Pygmalion, le personnage principal, Conrad, tombant amoureux du portrait de Circé-la-magicienne, incarnée par une ballerine et non par une prima donna. On oscille constamment entre le rêve et le cauchemar dans ce livret qui a permis à Saint-Saëns de se lâcher totalement. Tombé dans l’oubli au lendemain d’une version profondément modifiée représentée en 1914 à Bruxelles, Le Timbre d’argent possède pourtant de beaux atouts que cette première mondiale vient nous révéler sous la direction avisée de François-Xavier Roth à la tête d’une distribution en tous points excellente. Le problème se posait donc du choix de la version à ressusciter, tout d’abord sur la scène de l’Opéra-Comique pour les représentations de 2017, puis pour les sessions d’enregistrement qui ont suivi. C’est finalement l’ultime version réalisée par Saint-Saëns pour le Théâtre de la Monnaie de Bruxelles qui a été choisie par le comité scientifique de la Fondation Bru-Zane pour l’abondance de pages musicales qui ont remplacé les dialogues parlés de la version originale. Plus de cent ans après sa dernière production, cet opéra vient nous donner un nouvel éclairage sur un compositeur trop souvent méprisé et que le XXIe siècle s’applique à reconsidérer. © François Hudry/Qobuz
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Classique - Paru le 10 avril 2020 | Bru Zane

Hi-Res Livret Distinctions Diapason d'or
Avec un dynamisme jamais démenti depuis sa création, le Centre de musique romantique française installé au Palazzetto Bru Zane de Venise continue ses publications d’œuvres françaises inconnues. Cette nouvelle exhumation nous vient de Budapest avec les forces du Purcell Choir et de l’Orfeo Orchestra, sous la direction de György Vashegyi. Il a été réalisé dans une salle de concerts aux dimensions de cathédrale dotée d’une acoustique exceptionnelle, qui donne un sentiment d’espace bienvenu à cette découverte. Si les protagonistes de cet opéra nous sont bien connus – Phèdre, Hippolyte, Thésée et Œnone –, le compositeur l’est beaucoup moins. Méprisé avec hauteur par Berlioz soixante ans après cette création, Jean-Baptiste Moyne (dit Lemoyne) remporta pourtant un véritable triomphe en 1786 avec son opéra Phèdre chanté à l’Opéra (Académie royale de musique) par les meilleurs chanteurs de son temps. Comparé alors aux chefs-d’œuvre de Gluck, cet opéra méritait de sortir de l’ombre grâce à des qualités mélodiques et théâtrales indéniables. Né en Dordogne, Lemoyne avait étudié à Berlin avant de devenir second maître de musique de Frédéric le Grand, roi de Prusse et protecteur des arts. De retour en France, il dut se battre contre des cabales bien parisiennes, pris en tenaille entre les gluckistes et les piccinistes, dont la fameuse querelle n’était pas encore éteinte. Phèdre fut un des grands succès de la fin de l’Ancien Régime au point de survivre jusqu’au début du XIXe siècle puis de tomber dans l’oubli jusqu’au début du nôtre. À la tête d’un des rares ensembles hongrois consacrés à la musique ancienne sur instruments d’époque, le fougueux et francophile György Vashegyi fait vivre à merveille toute l’intensité dramatique de cette partition avec un excellent quatuor de solistes internationaux. Une recréation qui met toutes les chances de son côté pour une résurrection réussie. © François Hudry/Qobuz
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Opéra - Paru le 14 février 2020 | Bru Zane

Hi-Res Livret Distinctions 4F de Télérama - 5 étoiles de Classica
Disparu de la scène depuis 1879, ce sémillant Maître Péronilla a été luxueusement remonté en concert au Théâtre des Champs-Elysées au printemps 2019, à l’occasion du bicentenaire de la naissance de Jacques Offenbach. C’est cette production de la Fondation Bru-Zane, en collaboration avec Radio France pour l’enregistrement, qui est ici publiée. Datant des dernières années d’Offenbach, cette grande opérette hispanisante s’inscrit dans la vogue d’espagnolisme qui déferlait alors sur la France depuis Bizet et Chabrier et qui allait se prolonger avec Debussy et Ravel. Avec son rythme endiablé et ses dialogues signés Offenbach aidé de Nuitter et Ferrier (qui font mouche à tout coup), l’ouvrage mélange allègrement les styles et reprend certaines ficelles qui ont fait la gloire du compositeur, mais avec un raffinement nouveau, qui supplante ainsi le seul esprit bouffe. La rareté de cet ouvrage est due en grande partie à un livret un peu alambiqué. Celui-ci confronte – autour d’un mariage forcé – une vingtaine de personnages issus de trois générations différentes. C’est une très belle équipe de chanteurs qui ressuscite cet opéra-bouffe, que domine l’éblouissante Antoinette Dennefeld dans le rôle de Frimouskino, un jeune clerc à la fois juvénile et tendre. Eric Huchet et Véronique Gens sont au diapason de la truculence et de la joie qui se sont emparées de tous les protagonistes de cette production dirigée par Markus Poschner à la tête de l’Orchestre national et du Chœur de Radio France. © François Hudry / Qobuz« [...] Maître Péronilla exige une distribution nombreuse et tout le mérite de cette production est d’avoir réuni une équipe stylistiquement homogène et musicalement superlative, avec quelques familiers très à l’aise dans le genre comique (Véronique Gens, Chantal Santon-Jeffery, Tassis Christoyannis) et d’autres d’égale qualité (Antoinette Dennefeld, Anaïs Constans, Éric Huchet). Les forces de Radio France sont menées avec dynamisme et raffinement par Markus Poschner. Une belle réussite [...]. (Classica, avril 2020 / Jacques Bonnaure)