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Musique symphonique - Paru le 1 novembre 2000 | Chandos

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Sur le chemin du retour de son quasi-obligatoire voyage initiatique de trois ans en Italie, en France et en Allemagne – la Russie, en ce temps, n’ayant strictement rien à offrir en termes d’éducation musicale solide – Glinka s’arrêta quelques temps à Berlin en 1833 pour suivre l’enseignement d’un élève de Beethoven, Siegfried Dehn. Harmonie, contrepoint, structure, tout intéressait le jeune musicien russe, d’autant que l’enseignement en Italie semble l’avoir laissé sur sa faim, trop axé sans doute sur la mélodie et la voix modèle bel-canto, et pas assez sur la forme. Par ailleurs, Glinka était moins attiré par les futilités italiennes, et sentait déjà en lui-même l’appel d’une véritable musique à la russe. C’est pendant ce séjour berlinois qu’il se lança dans la composition d’une Symphonie « en mi bémol majeur sur deux thèmes russes », une sorte de grand exercice d’écriture dans lequel il versa tout son savoir, mais aussi bien des tournures que l’on reconnaît de nos jours comme faisant partie de la conception musicale à la russe. Ce qui n’empêche pas qu’on y entendra aussi l’évidente inspiration de Mendelssohn, alors une grande star européenne. Glinka laissa sa partition inachevée, et c’est le compositeur soviétique Vissarion Shebaline (1902 – 1963) qui se chargea de la compléter, avec grand talent il faut dire, car jamais n’a-t-on l’impression d’un travail du XXe siècle.